Négociations avec les rebelles : Fabius répond à IBK

06 Déc 2013 - 14:25
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_117655" align="alignleft" width="200"]Dramane Aliou Koné,  Dramane Aliou Koné,[/caption] Répondant au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, qui a critiqué mercredi à mots couverts la France, accusée de passivité, voire de complicité avec la rébellion, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a répliqué jeudi qu'il appartenait "au président malien d'agir" pour négocier avec les rebelles, précisant que la France n'avait "pas à s'en mêler". C’est désormais le tic au tac entre le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Une fois de plus, le premier a répliqué hier à IBK, qui a critiqué mercredi à mots couverts la France, accusée de passivité voire de complicité avec la rébellion. "La France est intervenue, on peut dire qu'elle a sauvé le Mali", a dit à BFM-TV/RMC le chef de la diplomatie française, en référence à l'opération militaire lancée en janvier 2013 contre les islamistes armés qui occupaient le Nord du pays. "Maintenant, c'est aux Maliens et singulièrement au président (malien) IBK d'agir. La France ne soutient aucun groupe. Il est normal que l'intégrité du territoire soit assurée et la France n'a pas à se mêler de cela", a insisté Laurent Fabius. Cette déclaration survient au lendemain de propos du président, critiquant à mots couverts la France, accusée de passivité, voire de naïveté à l'égard de la rébellion touareg dans le Nord du pays. Présent à Paris pour le sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique qui s'ouvre ce vendredi, le président malien s'en était pris à la "communauté internationale", accusée de l'obliger "à négocier sur notre sol avec des gens qui ont pris des armes contre l'Etat", dans un entretien au quotidien Le Monde. Il faisait référence à la situation de Kidal, dans l'extrême nord-est du pays, qui échappe toujours au contrôle de l'Etat malien. Fief de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Kidal est aujourd'hui une zone de non-droit, en proie à l'anarchie et aux rivalités de groupes armés, en dépit de la présence de quelque 350 soldats français et d'environ 200 militaires de la Minusma, la force de l'ONU au Mali. Y. C.

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Commentaires (20)

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nonalinertie
nonalinertie 13 ans
Un banditisme ordinaire qui se couvre de revendications ethniques, religieuses ou de développement, ne peut être résolu que par des moyens policiers contre les marcheurs manipulés, ou par des moyens militaires contre les narcotrafiquants lourdement armés. Je rappelle que depuis l'ère des empereurs, le Sahara a toujours produit ses bandits armés (razzias) jusqu'au temps moderne (narcotrafics et armes). LA NAÏVETE EST DE FAIRE D’UN BANDIT UN DEVELOPPEUR. LA NAÏVETE EST DE CROIRE QUE LE BANDITISME PEUT DISPARAITRE: IL PEUT SE CALMER PENDANT 5; 10 OU 20 ANS. MAIS, IL RESSUSCITE TOUJOURS, A CHAQUE FOIS QUE L'ETAT CENTRAL FAIBLIT, A CHAQUE FOIS QUE LE SAHARA N'ARRIVE PAS A NOURRIR SES JEUNES. ET IL GROSSIRA TOUJOURS, A CHAQUE FOIS QUE L'ETAT L'ENCOURAGE PAR DES POSTES JUTEUX, DES AMNISTIES, DES INTEGRATIONS, DES REINSERTIONS LARGEMENT ARROSEES. IL S’AGIT SIMPLEMENT D’APPRENDRE DU PASSE, D’EVITER LES ERREURS DU PASSE. EN DEFINITIVE, LA SOLUTION CONTRE TOUS LES BANDITISME/DJIHADISME/TERRORISME QUI SE CACHENT SOUS DES FORMULES DIVERSES EST : SECURITAIRE D’ABORD (IDEALEMENT AVEC TOUS LES ETATS VOISINS VOIRE LOINTAINS), DE LUTTE CONTRE LE CHOMAGE ET DE DEVELOPPEMENT ENSUITE.
nonalinertie
nonalinertie 13 ans
En fait, SERVAL et les TCHADIENS ayant éliminé les forces djihadistes, IBK sait que le faux problème de Kidal n’est pas militaire, il souhaite que ce soit SERVAL ou la MINUSMA qui désarme le MNLA créé par les français. Mais les français refusent de ramasser leurs propres selles qu’ils ont dispersées dans la zone à cause de leur agenda propre. Or, à terme, la criminalité entretenue à Kidal ne joue guère en faveur du MNLA, de la France ou de la MINUSMA. Déjà, avec l’assassinat des journalistes français, le MNLA par son Djéli Maïga, a été obligé de déclarer que ses combattants fantoches ne tiennent pas Kidal. Mais tout ceci prouve s’il en est encore besoin l’impuissance des politiques maliens. Alors, après Gao, New York, Bamako il ne reste que la pression SOUTENUE DANS L’ESPACE ET DANS LE TEMPS, de la société civile intérieure et extérieure, la justice, les partis d'opposition, les journaux,…
Disjoncté Tout Droit
Disjoncté Tout Droit 13 ans
el hadj bourama la balle est dans ton camp. :wink: :wink: :wink: :wink:
kotigui 02
kotigui 02 13 ans
laurent fabius a mit le ballon dans le camp de i b k ,donc il doit reagir...... :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll:
amaratraore
amaratraore 13 ans
bonsoir je demande la de fair attention au problème de nor si non elle avoir des difamation on doit soutenir les rebelles en les laisants fair de n'inporte quoi.
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