Enseignement supérieur et recherche scientifique : Le syndicat veut déterrer la hache de guerre

29 Mars 2013 - 06:54
Mis à jour: 14 ans
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En cette période tumultueuse de notre histoire commune, le peuple malien n’a aujourd’hui besoin que d’accalmie et sur tous les fronts. Cependant, si on n’y prend garde, le monde universitaire risque de s’embrasser. Dans une correspondance en date du 11 mars 2013, signée par le Dr Abdou Mallé, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP), le Comité exécutif national (CEN-SNESUP) a attiré l’attention du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, sur « les conséquences lourdes sur l’accalmie relative dans les facultés et instituts » que risque de provoquer le blocage artificiel de la signature du nouveau protocole sur les accords du 6 mars 2012. [caption id="attachment_136402" align="alignleft" width="244"]Dr Mallé Dr Mallé[/caption] Dans une lettre adressée au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les enseignants  du Supérieur s’indignent de l’immobilisme du gouvernement dans la signature du nouveau protocole sur les accords du 6 mars 2012. Intitulée « demande de signature du nouveau Protocole sur les accords du 6 mars 2012 », cette correspondance a rappelé : « le 14 janvier 2013, le SNESUP a suspendu son mouvement de grève pour permettre au Gouvernement de nettoyer le Nord des occupants indésirables et procéder à la signature du nouveau Protocole sur les accords du 6 mars 2012 ». Avant d’insister : « si nous constatons avec fierté la libération des régions Nord du Mali, il convient cependant de dénoncer un immobilisme total sur la signature du nouveau Protocole sur les accords du 6 mars 2012 ». Le SNESUP dans sa correspondance est formel. Il a attiré l’attention du Gouvernement sur le fait que ce qu’il considère comme « blocage artificiel risque d’avoir des conséquences lourdes sur l’accalmie relative dans les facultés et Instituts après la suspension du mouvement de grève ». Et, mieux le SNESUP exige « le payement immédiat des heures supplémentaires 2011-2012 dues aux Facultés et aux Instituts universitaires ». Et, de menacer : « toute lenteur constatée dans la satisfaction de ces revendications obligera le SNESUP a reconsidéré sa grève qui n’est que suspendue ». Pour conclure, Dr Abdou Malle dira que cette correspondance est une demande adressée au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de bien vouloir organiser immédiatement les travaux de signature du nouveau Protocole sur les accords du 6 mars 2012 sur la base des résultats de la médiation de l’AMUPI, du Haut Conseil Islamique du Mali, des Chefs de quartiers de Bamako, de l’AMS-UNEEM et du RECOTRADE. Rappelons que face à l’occupation de la partie nord du pays et le début de la guerre de libération, les enseignants avaient décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève en janvier dernier. Plus d’un mois après la libération des capitales régionales du nord, auparavant occupées par les bandits armés; les autorités semblent avoir oublié leurs engagements face aux corps professoral de l’enseignement supérieur. Cette suspension intervenue à la mi-janvier risque  d’être annulée si le gouvernement s’entête à prendre leurs préoccupations à la légère. En tout cas, c’est ce qui sort clairement de la correspondance que le SNESUP vient d’adresser au ministre de l’enseignement supérieur. Dans de précédents accords datant du mois de mars 2012, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) réclame le paiement de ses heures supplémentaires, des rappels d’avancement ainsi que la correction des arrêtés d’avancement de 2011 et 2012.  Face à la non-satisfaction de ces doléances le syndicat a appelé à la grève générale qu’il avait suspendue suite a l’attaque de Konna et le début de la guerre de libération du Mali. Aujourd’hui, ils estiment que la période de trêve est révolue. Mécontents de la négligence dont ils font l’objet, les enseignants du supérieur menacent l’accalmie relative dans les facultés et instituts universitaires et grandes écoles. Le gouvernement réagira-t-il rapidement à la requête des syndicats d’enseignants ? L’on ne saurait le dire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que discuter le plutôt possible serait le mieux. Car une autre grève viendrait encore freiner l’élan déjà pris dans les cours au compte de l’année universitaire 2013 et l’accalmie qui règne au sein des différentes facultés et Instituts universitaires. Dansira Dembélé Assane Koné

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Commentaires (17)

User
bobodiuf
bobodiuf 14 ans
Je pense qu'ils ne doivent pas exiger le paiement des heures sup maintenant quand même! Le pays est en guerre, chacun doit apporter sa pierre pour sa libération. Il ne faut pas regarder les autres, donner l'exemple svp mr les enseignants.
DEPITE
DEPITE 14 ans
Isaac Yankhoba NDIAYE Professeurs titulaires Amsatou SOW SIDIBE Professeur titulaire(Directrice IDHP) Babacar GUEYE Professeur titulaire Ndiaw DIOUF Professeur titulaire(Doyen) El hadji MBODJI Professeur titulaire Mamadou BADJI Maître de Conférence agrégé Roch Comlan Gnahoui DAVID Maître de Conférence agrégé Aminata CISSE NIANG Maître de Conférence agrégé Demba SY Maître de Conférence agrégé Ndèye Madjiguène DIAGNE Maître de Conférence agrégé Ibrahima LY Maître de Conférence agrégé Abdoulaye SAKHO Maître de Conférence agrégé Mayatta Ndiaye MBAYE Maître de Conférence agrégé Paul NGOM Maître de Conférence agrégé Moussa SAMB Maître de Conférence agrégé Seydou DIOUF Maître de Conférence agrégé Seydou Nourou TALL Maître de Conférence agrégé(Assesseur) Samba THIAM Maître de Conférence agrégé Dieunedort NZOUABETH Maître de Conférence agrégé Ismaïl Madior FALL Maître de Conférence agrégé(Directeur CREDILA) Alioune SALL Maître de Conférence agrégé
DEPITE
DEPITE 14 ans
Professeur Saidou Nourou TALL Maître de Conférence, Agrégé en droit public Nous avons souhaité cette coopération entre universitaires maliens et sénégalais et dans ce cadre là l’Université Cheick Anta DIOP qui est la doyenne avec en 1957 la première école de droit pour devenir la faculté de Droit et de Sciences Economiques en 1984 et la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques. Cette faculté a des ressources matérielles et à ce niveau la coopération avec une université malienne est souhaitable parce qu’il ne faut pas tout le temps regarder vers l’occident, parce qu’il y a des ressources oisives aussi bien au niveau de l’échange des professeurs qu’au niveau des matériels puis que nous avons un certains nombre de matériels que nous souhaitons partager. Nous sommes dans une logique de donnant – donnant puis que nous même quand nous intervenons là bas nous récoltons quelque chose : l’expérience, l’expérience est bonne à partager, il est bien de s’ouvrir à tous les horizons. Quand nous allons là bas, nous gagnons quelques choses qui approfondirent notre connaissance pédagogique. L’ISPRIC est un Institut d’Excellent c’est pourquoi c’est toujours un plaisir pour nous d’intervenir à l’ISPRIC. Je suis très content quand j’interviens à l’ISPRIC ceci grâce à la générosité de l’Encadrement, le personnel subalterne, vos chauffeurs et de la disponibilité des étudiant qui viennent à temps, qui posent des questions pour comprendre, ce qui m’a permis d’approfondir mes connaissances et comprendre leurs attentes et dans ce cadre là, nous allons renforcer vos capacités dans les mesures du possible, puis que nous sommes aussi une université du sud . Professeur Mayatta NDIAYE MBAYE agrégé de Droit Privé, Maître de conférences à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université Cheick Anta DIOP de Dakar. Nous avons participé à des enseignements au niveau d’ISPRIC Mali et ça s’est bien passé. Nous sommes dans une véritable optique de continuation de cette collaboration qui constitue un travail intéressant aussi bien pour la Faculté des Sciences Juridiques et Politique de l’UCAD que pour l’ISPRIC dans la mesure ou ça permet la mise en place d’un véritable master recherche au niveau du Mali ou l’ouverture de la recherche , d’arriver au Doctorat pourquoi pas à l’Agrégation tout en restant au Mali, si l’on sait que malheureusement le mali ne compte pas d’agrégé aussi bien en Droit privé et public qu’en Sciences politiques. Nous sommes donc devant un travail essentiel pour le mali que le Sénégal puis que les deux Etats ont tout le temps évolué ensemble notamment dans une fédération, il serait donc bon que les sénégalais participent à la mise en place de véritables enseignants supérieurs maliens et c’est donc la raison pour laquelle nous avons participé à la formation en DEA Droit Privé et nous comptons y revenir parce que les étudiants ont le niveau mais le malheur est est que la formation n’existait pas. Puis que cette formation existe, il serait préférable que les enseignants venant de tout horizon s’y intéressent pour la mise en place d’un véritable système de recherche. Je considère bien évidemment que L’ISPRIC a une formation de qualité qui mérite d’être épaulé et d’être encadré pourquoi parce que nous sommes devant une équipe de rigueur qui veut garder les bons et chasser les mauvais. Et donc cette formation à l’ISPRIC, nous allons l’appuyer jusqu’à la fin pour la mise en place de recherche au Mali. Au-delà de cette première formation de DEA Droit Public et Privé de manière générale, l’ISPRIC envisage toujours avec notre collaboration la mise en place de Master beaucoup plus spécifique notamment soit un Master de Droit de l’entreprise et un Master Droit des affaires qui va évidemment participer à la création de véritable spécialiste en affaires notamment de juriste d’affaire pour une meilleur gestion de l’entreprise et une amélioration de l’Economie malienne tout en restant au Mali.
befo ballo
befo ballo 14 ans
Helas beaucoups d'entre nous s'infiltre dans le debat sans savoir de quoi s'agit t-il? Alors quelqu'un peut me dire les conditions de travail d'un prof senegalais ? ou d'1 prof Beninois? ou encore un prof Bukinabes? et les conditions de vie dans ces differents pays? Apres faites une comparaison entre le ratio (condition de travail)/(cout de la vie). Ce ratio vous permettra de mieux comprendre les choses. A t-on coutume de dire qu'a chaque peuple correspondent ces dirigeants. L'enseingnement superieur est a l'image du Mali d'aujourd'hui donc nous tous connaissons les caracteristiques et les vraix maux de notre societe. Mais comprenez que la greve est un droit reconnue par les textes reglementaires en rep. du Mali. :roll:
Fama 14 ans
Pauvre Mali! Dire que nous sommes nombreux ici en France et partout en Europe, doctorants dans tous les domaines, jeunes chercheurs et professeurs...à vouloir contribuer au développement de notre pays qui ne considère même pas notre existence! :evil: Nos collègues sénegalais, béninois et autres sont en permanence soillicités par leur Etat pendant nous maliens, nous n'arrivons pas à trouver un interlocuteur à niveau de notre consulat ou ambassade!Le savoir est la matière prémière d'un pays qui veut avancer. Nos autorités, pourtant souvent formées en occident, oublient ce principe élémentaire dès qu'ils sont au pouvoir. Sans doute affairées par leur propre avenir. La corruption, la corruption, la corruption! :( Que c'est triste pour notre pays!
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