Djibril Bassolé: «L'agression du président Traoré donne une image désastreuse du Mali»

22 Mai 2012 - 10:49
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_68173" align="alignleft" width="350" caption="Djibril Bassolé"][/caption] Dans une interview accordée à RFI mardi 22 mai 2012, le ministre burkinabè des Affaires étrangères revient sur les circonstances de l'agression du président Troaré, et explique les conséquences de cet évènement sur le processus de normalisation en cours. RFI : Le président Dioncounda Traoré agressé, blessé, qu’est-ce que cette image symbolise pour vous ? Djibril Bassolé : Pour moi, c’est un désastre. J’ai été personnellement très, très surpris de la tournure des évènements, surtout moins de 24 heures après que les plus hautes autorités sont parvenues à un accord. RFI : Qui est derrière ces manifestants, selon vous ? D. B. : Je ne saurais le dire. Je pense seulement que les autorités en charge de la sécurité auraient dû prendre l’ensemble des dispositions pour que ce genre d’évènements, évidemment, ne se produise pas. Ce genre d’évènements remet absolument en cause tous les acquis qui allaient dans le sens de la normalisation, et donne une image absolument désastreuse du processus au Mali. RFI : L’accord qui vient d’être conclu dimanche est-il toujours d’actualité ? D. B. : La question mérite d’être posée aux acteurs, parce que ce sont les premiers responsables qui ont initié cet accord. Il a été rédigé dans leurs termes et accepté par eux, signés par tous. Je pense que les acteurs restent toujours engagés, que très vite les Maliens vont se ressaisir pour continuer à coopérer avec la Cédéao et la communauté internationale. RFI : Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, en visite à Abidjan, estime qu’après cette agression, la sortie de crise est en danger et exhorte à envisager désormais d’autres voies. Avez-vous un plan « B » ? D. B. : Nous, en tant que médiation, nous n’avons pas de plan « B ». La médiation continue ou s’arrête. En tout cas, je pense que, non seulement la Cédéao mais l’Union africaine et la communauté internationale à travers le Conseil de sécurité, vont très certainement envisager des mesures pour sortir de la crise. RFI : Le ministre ivoirien des Affaires étrangères avait été très clair, il avait promis des sanctions pour ceux qui n’appliqueraient pas l’accord. Allez-vous prendre des sanctions ? D.B. : J’ai bien peur que oui. J’ai peur que maintenant il n’y ait plus qu’une seule voie, celle des sanctions et de la contrainte. Enfin, je souhaite que tous les acteurs se ressaisissent et que l'on n'en arrive pas à des extrêmes qui pourraient être préjudiciables de toute façon à la paix et à la stabilité. RFI : Est-il encore possible aujourd’hui que Dioncounda Traoré reste à la présidence ? D. B. : C’est le souhait, en tout cas, de la Cédéao. Nous souhaitons que cet incident grave ne soit qu’un incident de parcours et que très vite on puisse le surmonter. Mais si on en venait à aller à des blocages irrémédiables, que les institutions soient empêchées de fonctionner, à ce moment je pense que la communauté internationale et la Cédéao en tireraient toutes les conséquences. RFI : Est-ce que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest va déployer des militaires ? D. B. : Pas encore. Il en est question pour sécuriser, non seulement la transition, mais aussi pour stabiliser les institutions du pays. RFI : Ces évènements ne constituent-ils pas, tout de même, un désaveu pour la Cédéao ? D. B. : On peut être incompris. Bien entendu, il y a des actions qui ne vont pas dans le sens de ce que nous souhaitons. Mais il ne faut pas se décourager, parce que si les difficultés doivent nous arrêter, alors il est à désespérer pour le Mali. RFI : En même temps, dans cette marche, on voit la Cédéao avancer dans un sens et avancer dans l’autre... D.B. : Je ne crois pas que le fait de faire des concessions, ou le fait d’assouplir le discours, soit un signe d’hésitation ou de faiblesse. Si les concessions qui sont faites ont pour but d’apaiser les tensions et de faire obtenir des résultats positifs dans le sens du retour à la normalité, pourquoi pas ? Maintenant, il est évident que les entraves que l’on enregistre vont très certainement nous amener à envisager d’autres mesures beaucoup plus fermes. RFI : La Cédéao a-t-elle  les moyens de sa fermeté ? D. B. : On se donne les moyens de la fermeté lorsqu’il faut être ferme. Lorsqu’il n’y a que par la fermeté que nous pouvons redresser les choses et aider le Mali utilement, on se donnera les moyens de la fermeté.     RFI   /  mardi 22 mai 2012  

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Commentaires (60)

User
traore
traore 14 ans
les malien avais oublie que général moussa traore étais frappe aussi avec une paire de chosur en sortent de la grande mosquée un vendredi a la fin de sont régime
YEO
YEO 14 ans
A KAYA BE FRA ! DIONKAYA KAYA BE FRA ! A FORO BE KARI FOYE TA RO !
Abdoul
Abdoul 14 ans
<strong>Je crois que la solution est de mettre le mali sous tutelle et de ne plus avoir confiance a ces politiciens et militaires. C’est le seul moyen d’eviter un desastre humanitaire.</strong>
kalifa
kalifa 14 ans
AVEC LES MARIKO (oumar ou Bakary) des vauriens, des nuls, des opportunistes. Bakary Mariko a quelle valeur, quelle morale, quelle culture, bande de nuls maudits par vos propres parents
....
.... 14 ans
vous pensez que c'est la faute aux expatriés ou exilés si vous n'arrivez pas à sortir du Mali, pensez vous que parce qu'ils sont à l'exterrieur que vous etes plus Malien qu'eux ou plus concerné et inquiet de la situation actuelle du pays, ils sont des Maliens comme vous et d'ailleur ils sont plus patriotes que vous, car, eux se segnent à 200% pour offrir une meilleure à leurs proches et familles et investire dans leurs pays, une petite question qui est plus patriote entre celui qui se bat comme un lyon pour reussir investire et offrir une meilleure vie à d'autres freres et soeurs et celui qui ne fou rien que boire du thé devant la porte ou aller voler et casser les biens de ses proches? detrompez vous, ceux que vous appellez les exilés expatriés ou je ne sais quoi sont plus soucié plus compréhensible plus renseigné que vous, debourillez vous pour sortir et comprendre un peu la vie, car et tant en fermer sur vous ne vas rien vous servir, vos atitudes à l'egard de vos freres qui ont risqué leurs vies qui prennent en charge beaucoups d'entre vous me laisse croire que vos haines sont gratuites,
Edouc
Edouc 14 ans
C'est une honte pour le Mali mais aussi pour toute l'Afrique. c'est un désastre!!!!Agresser physiquement un homme âgé de 70ans.
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