1er anniversaire de l’accord de paix au Mali : Le verre à moitié plein

28 Juin 2016 - 01:39
Mis à jour: 10 ans
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1er anniversaire de l’accord de paix au Mali : Le verre à moitié plein
accord de paix

20 juin 2015- 20 juin 2016, il y a tout juste un an, jour pour  à Bamako, la coordination des mouvements de l’Azawad signait à son tour le document intitulé ‘’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali’’, en présence du chef de file de la négociation, l’Algérie et les  partenaires. Après la signature du même document par le gouvernement du Mali et la Plateforme. Douze mois après, le Chef de l’Etat pense qu’il y a bien eu des avancées, malgré les attentes de plus en plus étalées.

Le lundi 20 juin 2016 a été  le premier anniversaire de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, célébré en grande pompe à Koulouba par toutes les parties prenantes à l’accord et les partenaires. A la clé, le discours du Président IBK prononcé à cette occasion à la nation. Au moment de la signature de l’accord de paix, l’équipe de la médiation avait salué un nouveau départ pour le pays, pour les régions Nord du Mali secouées par une série de rébellions et une occupation djihadiste. Un an après, selon le président de la République, on ne peut noter que des avancées significatives. Les points notoires Pour IBK, comme acquis, on peut citer l’obtention du cessez-le-feu, la nomination et l’installation des gouverneurs des deux nouvelles régions du Nord (Taoudénit et Ménaka), la signature officielle de la loi instituant les autorités intérimaires, la création des sites de cantonnement,  la remise des listes de combattants éligibles à la réinsertion dans les forces armées et de sécurité et leur prise en charge par l’Etat. Par ailleurs, il faut noter que s’il y’a eu des avancées sur le terrain, la population à la base se dit être abandonnée et réclame de jour comme de nuit le retour de la paix. Toutefois, un problème de confiance existe entre le gouvernement du Mali et les groupes armés signataires de l’accord. Lesquels, groupes armés disent qu’ils n’ont pas confiance au  gouvernement quant à la mise en œuvre de l’accord. Et le gouvernement de son côté d’estimer qu’ils sont de mauvaise foi et ne veulent pas jouer franc jeu. Ce que pensent les réfugiés maliens Quant aux réfugiés vivant au nord du Burkina Faso : « depuis la signature l’accord, rien n’a changé, ils font des réunions, mais nous, on ne voit rien de concret », regrette Hadji Wallet Mohamed qui habite dans le camp de réfugiés de Goudoubo, à 140 km de la frontière malienne qui pense que personne ne peut rentrer au nord du Mali aujourd’hui, il n’y a pas de sécurité, seulement des bandits et des armes. A l’en croire, l’Etat malien promet des choses qui n’ont jamais été réalisées. Les autorités intérimaires comme solution ? Les autorités intérimaires seront mises en place dans les cinq régions du Nord (Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudénit). Les trois parties signataires de l’accord se sont mises d’accord sur les modalités pratiques de la mise en place des autorités intérimaires au nord du Mali : installation prévue du 15 juillet au 25 août et redéploiement des services de l’Etat du 15 juillet au 15 août. Satisfaction pour la MINUSMA « Cette entente constitue une avancée significative dans le processus de paix », a indiqué la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) dans un communiqué. Il faut rappeler que ce point de l’accord relatif aux autorités intérimaires avait empêché la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Bamako. Insécurité dans le Nord Depuis le début de l’année 2016, une recrudescence des attaques contre la MINUSMA et l’Armée malienne est devenue récurrente. D’aucuns mettent en avant une connivence des groupes armés signataires de l’accord avec les jihadistes. Cet état de fait a obligé le gouvernement du Mali à demander auprès des Nations Unies de doter la MINUSMA des moyens efficaces pour lutter contre les terroristes-jihadistes au Nord Mali. Le renforcement des effectifs militaires Pour répondre à la demande de la population et se protéger contre les attaques des terroristes dans le Nord, sur la demande du gouvernement du Mali, le Conseil de sécurité des Nations unies a réclamé une augmentation des effectifs militaires de la Minusma (près de 10.400 éléments) de 2.049 hommes. Cette augmentation non seulement en nombre mais aussi en moyen efficace de lutte, permettra sans doute de changer la donne sur le terrain. Ousmane MORBA

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Commentaires (93)

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L\'ENIGMATIQUE
L\'ENIGMATIQUE 10 ans
Même si des problèmes de confiance existaient entre les acteurs; on peut affirmer que cela est en passe d'être un mauvais souvenir car des personnes comme bilal ag chérif qui ont démontré par leur comportement qu'elles n'étaient pas prêtes pour aller à la paix sont aujourd'hui plus que jamais déterminé à aller à la paix et vont même voir la médiation pour trouver des solutions aux points de blocages. C'est signe d'un nouveau départ dans la quête de la paix.
HUSAYN
HUSAYN 10 ans
Débout chers Maliens soutenons nos forces armées, le gouvernement. Arrêtons les accusations inutiles. Restons un et indivisible, ensemble nous allons combattre tous les ennemis du Mali qui ne veulent pas de la paix dans notre pays. Il est temps de voler de nos propres ailes, personne ne pourra venir sauver notre pays a part nous-même. Il faut que nous soyons des acteurs de paix et que nous contribuons tous à la paix partout où quelques soit la position que nous occupons dans la société. Sans l'engagement de tous il ne sera pas aisé d'avoir la paix.
LE REALISTE
LE REALISTE 10 ans
Plus que jamais la mise en œuvre des accords d’Alger est une priorité car la paix, force est de le constater, reste fragile avec les différentes attaques qui ont lieu de part et d’autres. Des dispositions comme le cantonnement et le désarmement suivi du redéploiement de l’armée sur toute l’étendue du territoire est un gage de retour de la sécurité partant de la stabilité. Il faut donc accélérer les choses au niveau de la mise en œuvre des accords de paix.
L\'ENFANT DE BOUGOUNI
L\'ENFANT DE BOUGOUNI 10 ans
De nombreux sacrifices ont été consentis pour obtenir cet accord de paix donc toutes actions qui peuvent faciliter son application sont la bienvenue. Le président IBK travaille dans ce sens et à besoin du soutien du peuple Aussi faut-il que la CMA s’engage pleinement pour mettre en œuvre l’accord de paix. Chers acteurs politiques faisons de telles sortes que les acquis obtenus à travers ces accords de paix ne soient pas remis en cause. Tous derrière nos autorités pour la paix au pays…
SERGESS L\'INCORRUPTIBLE
SERGESS L\'INCORRUPTIBLE 10 ans
L’accord d’Alger connait des problèmes de part et d’autres mais il y a eu quelques acquis même si ceux-ci ne sont pas à hauteur de souhait. Ce n’est pas la désillusion comme on veut vraiment nous le faire croire car mieux vaut aller lentement et surement que de brûler les étapes et se casser la figure aux premières difficultés. Malgré les problèmes les acteurs ont su toujours se retrouver et garder le cap et cela en plus des actions de ces derniers jours doivent pouvoir constituer des sources d’espoir et d’espoir de mise en œuvre des accords de paix qui nous conduirons à la paix.
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