Après l’intervention du Secrétaire général de l’Onu : Des doutes sur l’intervention militaire au Nord-Mali

30 Nov 2012 - 04:15
Mis à jour: 14 ans
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Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a recommandé du bout des lèvres mercredi que le Conseil de sécurité autorise le déploiement d'une "opération militaire offensive" de l'Union africaine pour combattre les islamistes dans le Nord du Mali, sans proposer que l'ONU en assure le financement. [caption id="attachment_74959" align="alignleft" width="350"] Le secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon[/caption]  Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a recommandé du bout des lèvres mercredi que le Conseil de sécurité autorise le déploiement d'une "opération militaire offensive" de l'Union africaine pour combattre les islamistes dans le Nord du Mali, sans proposer que l'ONU en assure le financement. L'ONU distingue les missions de maintien de la paix, qui consistent à surveiller un cessez-le-feu existant, et les missions d'imposition de la paix comme celle que prépare l'Union africaine et qui autorisent l'usage de la force légale dans des situations de combat. La dernière mission d'imposition de la paix approuvée par le Conseil de sécurité concernait la Somalie au début des années 1990, lors de laquelle 18 soldats américains ont été tués, ce qui a conduit les Etats-Unis à retirer leurs troupes de combat de toutes les opérations de paix sous commandement onusien. Le vocabulaire prudent employé par Ban Ki-moon dans sa recommandation illustre à quel point l'ONU reste méfiante sur ce type de mission. Le secrétaire général de l'ONU a déclaré que le Conseil de sécurité devait s'assurer, avant le lancement de toute offensive, que des objectifs politiques, opérationnels, de formation ou de droits de l'Homme ont été réalisés. Ban juge que le Conseil pourrait "autoriser les pays membres de l'Union africaine à établir l'Afisma pour une période initiale d'un an, comprenant 3300 personnels pour prendre toutes les mesures nécessaires pour aider les autorités maliennes". L'Afisma est l'acronyme proposé par l'ONU pour la force mandatée par l'Union africaine au Mali. "Des questions fondamentales restent sans réponse concernant la manière dont la force sera dirigée, soutenue, entraînée, équipée et financée", a cependant ajouté le secrétaire général. A. DIAKITE Intervention militaire : Le financement loin d’être assuré   Un diplomate du Conseil de sécurité s'est déclaré furieux que Ban s'oppose à une requête de l'UA demandant le financement par l'ONU de l'opération, qui coûterait de 300 à 500 millions de dollars selon des diplomates.   "C'est insultant pour un certain nombre de pays, en particulier certains pays de l'UA", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat. "L'ONU considère la requête de l'UA comme discutable. C'est sans précédent. C'est une question de paix et de sécurité dans la région". Ban a suggéré que le financement des opérations de combat initiales se fasse via des contributions "volontaires ou bilatérales", ce qui, selon des diplomates, signifie que des pays membres de l'Union européenne seraient priés de couvrir les coûts. Le Nord désertique du Mali est tombé ces derniers mois aux mains de la rébellion touareg et de plusieurs groupes islamistes, profitant de la confusion consécutive au coup d'Etat militaire de mars dernier à Bamako. L'émissaire des Nations unies pour le Sahel, l'ancien président du Conseil italien Romano Prodi, a exclu la semaine dernière lors d'une visite au Maroc toute intervention militaire d'une force internationale au Mali avant l'été prochain. A. D.  

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Commentaires (9)

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Joe880
Joe880 14 ans
Je pense que UA ou ONU, il est temps que les maliens envisagent seuls la libération de leur territoire. Cela coûtera ce que ça coûtera en temps, moyens et finances mais les démarches , propos et positions des un et des autres ne présagent rien de positif pour le Mali.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
LES MALIENS DOIVENT TROUVER LE JUSTE ÉQUILIBRE POUR VIVRE ENSEMBLE TOUT EN REFUSANT L'IMPUNITÉ ET EN GARANTISSANT UNE QUIÉTUDE, UNE PAIX, UNE SÉCURITÉ ET UNE UNITÉ DURABLES, AINSI QUE LA RÉCONCILIATION NATIONALE. Bonjour, Merci pour tous les internautes et tous les Maliens qui contribuent à chercher une sortie durable de la crise Malienne. La priorité, comme vous le savez tous, est la libération totale du territoire Malien : la restauration de l'intégrité territoriale et de l'unité. Mais, de quelle façon ? EN METTANT EN ŒUVRE QUELLE (S) SOLUTION (S) ? Faire la guerre contre les groupes MNLA, Ansar Dine et Gandakoye et ensuite négocier (PARCE QU'IL FAUT DE TOUTE FAçON UN JOUR NÉGOCIER) contribuera à la spirale de violence et d’insécurité et risque d’empêcher la réconciliation nationale et la restauration de l’unité. Ce qui rendra difficile la coexistence pacifique entre les différentes communautés, même si elles ont l'habitude de vivre ensemble. Si certains Maliens, n'importe lesquels, n'acceptent pas les conditions et principes qui se trouveront dans le socle unificateur qui doit être proposé par le Mali, ils se plieront à la loi de la majorité (démocratie) ou auront la liberté d'aller ailleurs. Pour le moment, le MNLA et Ansar Dine ont fait savoir qu'ils veulent négocier : Attendons de voir ce qui va se passer. Le Mali, à travers sa commission aux négociations, qui est à créer, doit se préparer pour les négociations en apprêtant son socle unificateur. Avant d'envisager la guerre, aux conséquences imprévisibles sur le Mali, sur la sous-région et sur le monde, les Maliens ont intérêt à se concerter et à négocier pour une sortie durable de la crise et pour trouver le juste équilibre qui leur permettra de vivre ensemble en garantissant une quiétude, une paix, une sécurité et une unité durables. Quoi qu’il en soit la guerre contre le terrorisme se produira un jour et vaut mieux être un front uni (la cohésion nationale du Mali est importante : TOUS CONTRE LES TERRORISTES), renforcé par le contingent CEDEAO/UA/ONU, pour mener à bien cette guerre, qui doit être bien préparée avant d'être déclenchée. Je pense que c’est à la justice de juger pour garantir la non impunité en tenant compte des lois de la république. Autrement, des milices privées naîtront, ce qui va générer le désordre, comme ce qu’ont crée le MNLA et Ansar Dine. LAISSONS LA JUSTICE RÉPUBLICAINE FAIRE SON TRAVAIL ET FAIRE RÉGNER L'ORDRE EN LIAISON AVEC LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ DU MALI. Elle prendra la décision qui s’impose : tuer ceux qu'elle jugera criminels ou leur infliger des sanctions ou les réhabiliter. Les Maliens doivent à travers, les concertations et les négociations, s'entendre pour restaurer l'intégrité territoriale et l'unité du pays. Accepter la tenue de ces dernières peut sauver des vies. Elles doivent, donc, être le passage obligé avant de faire la guerre et, en plus, elles permettent de la préparer psychologiquement. En cas d'échec, la guerre sera incontournable. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC et Gouvernance E-mail: [email protected]
Kassin 14 ans
Crise et respect du droit, les États-Unis exigent, le Mali s'entête et l'Onu se rebiffe Je vais une fois de plus regarder le problème du Mali sous l'angle du droit même si je sais que dans ce pays le respect du droit et de la légalité est passé au second plan aussi bien pour les populations que pour les autorités et cela depuis belle lurette. En 8 mois d'analyse de la situation socio politique, économique, géo stratégique, sécuritaire et institutionnelle de la crise multiforme qui traverse le Mali de manière violente et inouïe, je crois avoir donné à travers plus de cent articles moultes propositions de solutions de sortie de crises toutes basées sur le respect de la légalité constitutionnelle. Et en 8 mois de crise, j'ai été traité de tous les noms d'oiseaux et le plus souvent dépeint comme étant à la solde du régime défunt ou d'un regroupement politique dissident, mais les spéculations et supputations autour de ma modeste personne ne comptent pas à l'heure où le Mali, ce pays que j'espère qu'on aime tous, est dans les profondeurs abyssales d'un tréfonds sans nom. Ce pays a besoin d'une fédération de toutes les énergies de tous ses fils pour relever les défis qui se dressent devant lui car dirigeants et citoyens se sont depuis trop longtemps égarés dans le faux pour espérer atteindre le bonheur absolu sans presque rien faire. La crise actuelle aussi complexe soit telle, est une crise de non respect de nos règles établies dans notre société (règles de gouvernance et de citoyenneté mais aussi règles de conquête du pouvoir). Pour la résoudre il faut qu'on accepte pour une fois de respecter les règles même si ce respect va bousculer nos habitudes, habitudes qui constituent nos tares et qui nous conduisent à nos pertes. En matière de règle, la constitution est la loi fondamentale du pays, et elle doit être acceptée comme telle car c'est tout un peuple qui s'est exprimé par vote pour l'adopter. Actuellement au Mali après la démission d'ATT nous n'avons plus de président en exercice élu au suffrage universel direct, et l'instrument juridique le plus légitime pour définir les modalités de conquête et d'exercice du pouvoir au Mali reste la constitution. Elle prime sur la classe politique et elle prime sur la junte militaire que je désapprouve depuis le 22 mars 2012 puisqu'elle est l'incarnation même du non respect des règles dans la société. Une armée et toutes ses composantes sont faites pour défendre un pays, ce n'est ni une police de la démocratie ni une institution judiciaire. A ce titre les soldats de la garnison de Kati ne peuvent ni être juge ni procureur de la république au moment où nous avons des institutions judiciaires sensées exercer le pouvoir judiciaire en république du Mali. Si celles ci n'exercent pas leur profession comme cela se doit, si justice n'est pas faite dans le pays, c'est aux citoyens de le dénoncer et les pouvoirs exécutif et législatifs (dans un système de poids et contre poids garanti par la constitution) doivent faire en sorte que les juges fassent leur travail. Sinon ces mêmes pouvoirs, législatif (assemblée nationale) et exécutif (président et gouvernement) seront sanctionnés lors des consultations électorales. Les régimes Alpha et ATT ont mal géré le pays (corruption, débâcle de l'école, abandon de l'armée malienne...) mais ils devraient être sanctionnés par les citoyens à travers leurs votes voire par la justice à travers l'ouverture d'informations judiciaires à leur encontre et non par un coup d'état, encore moins par les militaires car ce n'est pas leur rôle, leur rôle se trouve au nord. Pour diriger la transition politique on doit s'en tenir à notre loi fondamentale et non aux conclusions de concertations nationales qui n'auront jamais autant de participants que le nombre de maliens qui ont voté la constitution de 1992. Pour le respect de cette même constitution nous devrons aller aux élections pour donner plus de légitimité au pouvoir exécutif (c'est un secret de polichinelle que le pouvoir de Dioncounda Traoré n'est reconnu par presque la moitié des maliens alors il le tient de la constitution). Mais ces élections en temps d'occupations des régions du nord posent le problème de la participation de nos compatriotes du nord. En même temps pour les libérer du joug des islamistes, nous n'avons pas une armée capable de le faire pour des raisons que chacun connait. Si nos partenaires internationaux qui doivent nous aider à récupérer le nord exigent les élections en échange de leur pleine participation dans la reconquête du nord nous devrons le faire sans hésiter car mieux vaut récupérer le nord avec un président élu par 90% des maliens que ne jamais le récupérer avec un président intérimaire dans une transition de chamailleries. Voilà la solution mère au problème du nord du Mali, mais elle a pourtant été balayée d'un revers de mains par les maliens, dans un sursaut de faux orgueil du genre de cet élu de Gao "Si le Mali
stay strong
stay strong 14 ans
la refondation de cette nation est inévitable. les têtes pensantes de notre pays de ces 20 dernières années, se sont tromper sur l'évolution socio politique du malien type. selon certain statistique près de 8O% de la population malienne ne s'expriment pas ou ont du mal à s'exprimer en francais, qui est la langue des institutions, Et les 20% restant léttrés, essayent de faire marcher la democratie avec les textes incompris par les differentes bases. REFONDONS LA NATION MALIENNE
Taba
Taba 14 ans
Je dis bien: Le 14 Decembre 1960.
Taba
Taba 14 ans
Le principe de l'integrite territoriale La Resolution 1514 (XV) adoptee le 14 Decembre par l'Assemblee Generale des Nations Unies dispose que "Toute tentative visant a detruire partiellement ou totalement l'unite nationale et l'integrite territoriale d'un pays est incompatible avec les buts et les principes des Nations Unies" La Resolution 2625 (XXV)adoptee par l'Assemblee Generale de l'ONU le 24 Octobre 1970 indique que "Le droit des peuples a disposer d'eux-memes ne peut etre interprete comme autorisant ou encourageant une action ,quelle qu'elle soit, qui demembrerait ou menacerait totalement ou partiellement l'integrite territoriale ou l'unite politique de tout Etat souverain et independant." Le refus d'un financement ONU des operations militaires au Mali equivaudrait a permettre le demembrement de l'Etat Malien par le Secretaire General des Nations Unies alors qu'il pourrait prendre les mesures requises qui sont a sa portee pour s'y opposer.
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