Comment la France a rendu le Mali vulnérable pour l’offrir au MNLA

17 Mai 2016 - 15:24
Mis à jour: 10 ans
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Comment la France a rendu le Mali vulnérable pour l’offrir au MNLA
Mali : le business du cantonnement ?
Le 1er anniversaire de la signature de l’accord de paix  et de réconciliation du 15 mai a été célébré en catimini le mercredi dernier dans l’indifférence des mouvements armés. Cette situation, bien prévisible d’ailleurs, nous a amené à revisiter l’histoire de cette rébellion montée de toutes pièces par la France pour faire plier les Autorités de Bamako. C’est un article publié en 2014 par des compatriotes vivants en France sidérés par le comportement de leur « diatigui ». Lisez plutôt. Les rapports entre les présidents ATT et Sarkozy n’ont jamais été saines et ce n’est un secret pour personne. La raison non plus ne fait l’objet d’aucune ombre suite au pacte du diable qu’ATT refusa de valider, bref, entre ces deux, le grand amour n’a jamais été un sport. Le processus de mise à l’amende du Mali trouve son point de départ dans la chute du guide libyen devenu gênant pour les ambitions de Sarkozy de manière singulière mais pour l’Europe de manière plus générale. Il faut rapidement rappeler que Kadhafi œuvrait pour l’indépendance énergétique de l’Afrique et son accession aux moyens satellitaires propres du continent pour mettre fin aux locations abusives de satellites occidentaux qui constituent une grosse manne financière en ces temps de vaches maigres. Aujourd’hui, la dépendance satellitaire de l’Afrique vis-à-vis de l’occident lui coûte plusieurs millions d’euros par an. Comme tous les présidents français, Sarkozy avait besoin de financier occulte sur le continent africain, KADHAFI avait besoin de s’acheter une virginité pour son image suite à l’embargo que son peuple a vécu dans le passé. Présenté ainsi, les intérêts de ces deux pouvaient trouver convergence. Les élections présidentielles françaises auxquelles Sarkozy concourait étaient financées par le clan Kadhafi selon les dires de ces derniers. Cette affirmation est le point de départ du divorce mortel entre Sarkozy et le clan Kadhafi. Ce fut un prétexte pour la France d’envahir la Libye avec la bénédiction d’un certain Bernard Henri Levy expert en exportation de guerre vers les pays qui n’entrent pas dans les plans d’Israël. La France a donc décidé de déstabiliser la Libye pour museler Kadhafi afin qu’il ne révèle pas les preuves de financement de la campagne de Sarkozy. L’objectif était également de mettre fin au projet de satellite 100% africain et à celui d’indépendance énergétique du continent. Voici les origines françaises du mal malien. Il faut savoir que Kadhafi avait une garde formée de miliciens venus d’Afrique noire et financée à coup de millions de dollar. Parmi cette garde, un contingent malien formé de Touaregs et autres communauté nord malienne représentait le Mali avec le consentement des différents présidents maliens. Pour affaiblir le régime de Kadhafi et le rendre vulnérable aux attaques de la France, il a fallu faire un deal avec ces derniers et du deal résulte le processus de mise au chaos militaire du Nord du Mali. Il a été demandé au groupe malien qui assurait la sécurité militaire du guide libyen de se désolidariser de ce dernier et en échange de rentrer au Mali avec l’arsenal de guerre mis à disposition lors de la traversée du désert. L’OTAN et la France ont fermé les yeux sur les colonnes de combattants surarmés qui formaient la légion étrangère lors de leur retour au Mali et pire ce retour fut organisé. Certaines organisations auraient d’ailleurs signalé des cortèges d’armements de plusieurs kilomètres dans le désert en route pour le Mali. D’ailleurs une fois sur le territoire malien, ces ex combattants de Kadhafi n’ont pas tardé à se signaler aux autorités maliennes. Ils ont été reçus à Koulouba par le complaisant président ATT en personne pour discuter de leur part du gâteau malien. Avec la bénédiction de la France, ces gens n’avaient rien à craindre. Le génocide d’Aguelhok a été à peine dénoncé par la France, les conclusions de l’enquête sont toujours attendues d’ailleurs. AQMI, Ansar Dine, Mujao, Al Qaida etc… sont inscrits en bonne place sur la liste des organisations terroristes or le MNLA a fait un mariage de raison avec certaines de ces organisations dont Ansar dine. Malheureusement la France et la communauté internationale n’ont jamais voulu en tenir compte. En Novembre 2012 lors d’une conférence de presse du MNLA à Paris à laquelle RP MEDIAS à participé, Billal Ag Cherif entouré de Mossa Ag ATTAHER et Mamadou Djeri MAIGA confirmaient devant le reste du monde que le MNLA faisait équipe avec Ansar Dine mais aucune condamnation n’a été enregistrée. Dans la foulée du coup d’état de Mars 2012 perpétré par Sanogo et son clan, lorsque le Mali a désigné un président par intérim et qui plus était le dauphin constitutionnel du président malien, la France n’a cessé de le discréditer en communicant à outrance sur son illégitimité. Elle l’a rabâché si fort que l’expression fut reprise par tous les maliens qui suivirent les dires de la France comme les fidèles suivent l’imam. En acceptant ce fait d’illégitimité du président Dioncounda, le Mali basculait doucement mais surement vers le chaos que nous connaissons aujourd’hui. Cette illégitimité permettait deux choses : empêcher le Mali de négocier des accords d’armement pour se renforcer afin de faire face à l’ennemi qui regroupait plusieurs forces obscures ; permettre au MNLA de s’organiser et s’inscrire dans l’inconscient collectif comme étant une entité. Les choses ainsi faites, le MNLA donnait libre cours à ses basses besognes tandis que l’immobilisme caractérisait le Mali puisqu’aucun acte de reconstruction n’était possible. Toutes les tentatives de Dioncounda étaient vouées à l’échec avec la main invisible de la France de Hollande. Sur le plan médiatique, la France offrait et continue d’offrir ses médias d’état et privés aux membres du MNLA pour leurs propagandes, cela afin de préparer l’opinion publique française aux desseins machiavélique que la France avait prévu au Mali par MNLA interposé. Quand l’armée malienne fut en position de repousser le MNLA et de reprendre des positions à Anefis, la mission Serval s’est interposée puis dans la foulée a imposé les accords de Ouagadougou sous la bénédiction du fossoyeur Blaise COMPAORE, alors au pouvoir. Ces accords avaient une fois de plus pour seul objectif de remettre le MNLA en scelle alors qu’il venait de se faire chasser par le Mujao et les anciens amis du MNLA. Non seulement les accords de Ouagadougou permettront de repositionner le MNLA géographiquement mais sur un plan administratif ce mouvement venait de marquer un but important contre le Mali. La France est allé jusqu’à pousser le président malien une fois élu à lever les poursuites contre les membres de ce groupe terroriste. Les élections présidentielles ont servi la cause du MNLA dans le sens où elles furent vendues comme la seule alternative pour être légitime et discuter avec le MNLA. Pour résumer, le Mali doit prouver sa légitimité pour négocier avec une organisation terroriste non légitime. Dans la quête de cette légitimité douteuse réclamée par la France, les élections présidentielles furent précipitées dans les conditions qu’il n’est pas nécessaire de rappeler ici mais qui sont connues. Tous les Maliens ont pensé qu’une fois élu le président malien aurait toute la latitude à peser sur les évènements. Presqu’un an après l’élection de IBK, il tâtonne et fait des retro pédalages au gré des humeurs de la France. Il a voulu que les négociations soient délocalisées de Ouagadougou à Bamako, ce ne sera pas le cas. Il a voulu redéployer l’administration malienne à Kidal par le biais de son Premier ministre, ce fut considéré par la France comme une provocation. Nous ne rêvons pas, la visite d’un Premier ministre dans une localité de son pays vue comme une provocation par la bienfaitrice France est en soit une escroquerie à très grande échelle. Cette visite du Premier ministre MARA à Kidal a été sabotée par la France et la communauté internationale qui aurait dû écarter les terroristes afin de protéger le Premier ministre mais a préféré tenté d’avorter la visite pour contenter le MNLA. L’armée française et les medias français ont servi lors de cette visite les intérêts du MNLA à travers une campagne visant à retourner l’opinion publique malienne contre cette initiative du président et de son gouvernement de faire l’état des lieux de l’administration. Etant donné que les Maliens s’abreuvent de médias français, le message est passé. La presse malienne qui était unanime pour saluer cette initiative a suivi la presse et la diplomatie française dans sa voie de destruction de ce qui reste du Mali. L’attitude de la France au nord du Mali est oubliée au profit de tirs amis sur le gouvernement malien autour de cette visite qui relève simplement du train-train quotidien du boulot d’un premier ministre. Pendant que l’armée française empêche tout épanouissement du Mali dans sa progression au nord, le MNLA gagne du terrain et de la crédibilité. Un des candidats malheureux à la présidentielle de juin et juillet 2013, de passage à Paris, relata des faits ahurissants en Mars 2014 à Paris. C’était à la faveur d’une réunion avec l’Ambassadeur de France, le chef de la mission ONU et les députés maliens. Selon lui, il avait été signifié aux maliens que s’ils voulaient négocier avec le MNLA ils pourraient le faire par contre s’ils tentaient une libération par les armes ils perdraient. Ceci a donc été dit par voie officielle. Qu’est ce qui lie encore la France au Mali ? Pourquoi le président malien « légitime » n’a pas demandé des comptes sur cette déclaration gravissime ? Le seul pays de la terre auquel la communauté internationale a demandé de se battre seul contre une coalition de terroriste est le Mali et c’est dans ces conditions d’affaiblissement total qu’on exige au Mali d’aller à une table de négociation avec des organisations terroristes entretenues au détriment de l’intégrité du Mali. La suite des négociations hors du Mali n’a laissé aucun doute sur les vraies intentions des parrains français : soit l’accord signé sera limité dans le temps s’il est favorable au Mali, soit il ne sera pas respecté par le MNLA qui ne respecte aucun engagement. Voilà comment la France a rendu le Mali vulnérable avant de lui imposer des négociations à Alger. Cet article a été produit en 2014 par des jeunes de la diaspora malienne en France. C’était un an avant la signature de l’accord. Paradoxalement l’an I de l’Accord du 15 mai a été bouclé le mercredi dernier dans le total anonymat pendant les indépendantistes du MNLA ont fêté en fanfaron le 2ème anniversaire de leur déclaration d’indépendance lue par Moussa Ag Attaher un jour du mois d’avril dernier. Comme pour marquer l’histoire. Elijah De Bla  (Source Rebelles Pacifiques MEDIA) NB : le chapeau est de la rédaction

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Commentaires (84)

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Cactussien
Cactussien 10 ans
Vous êtes doués pour raconter des bêtises. Il faut expliquer pourquoi ces rebelles,ont été armés au Mali pour Lybie. Il faut aussi dire qu'ils sont revenus au bercail après l'échec en Lybie. Vous avez armê vos frères pour un combat qui n'était le votre et au finish ils se sont retournés contre vous et vous n'avez pas été capable de protéger l'intégrité territoriale. Serval est bienvenue vous débarrasser de tout ce lot de terroristes. MNLA a bien coopéré à cet effet. Vous avez perdu la guerre il faut négocier et laisser les gens respirer, Vous déversez quotidiennement la haine contre vos sauveurs. Retenez bien que tout stagne à cause de l'accumulation d'ingratitudes et de versatilités. Réfléchir avant de vomir sur maliweb
ibra
ibra 10 ans
Le Cactussien! S'il y a haine, c'est bien de ton camp! Quand on soutien des voyous qui viennent détruire tout, qui empêchent le vrai développement parce que ayant des rêves de fou, soutenus par des colonisateurs du 21è siècle et vous parler de sauver.... oui sauver sa mise de 1957....en instrumentalisant des traitres....
ibra
ibra 10 ans
Mr ne falsifiez pas l'histoire. Les faits sont têtus. La France est un pompier pyromane..pour quelle fin ? Hollande, Sarko et vous... le savez bien! Nous nous réveillerons...et règlerons les comptes aux aptrides narco-djiho-terroistes que vous avez fabriqué.....
Alcoma91
Alcoma91 10 ans
Le Mali est béni tôt ou tard nous allons savoir le vrai problème du nord .
moise181
moise181 10 ans
dans la vie courant si tu as fait tout ce que tu peut faire, tu ne voie rien que tes impossibles sa sera le cas de la france pour le Mali un jours
Guinaourou
Guinaourou 10 ans
C'est ATT qui a affaibli le Mali et l'a servi sur un plateau d'argent à ses amis maffieux(preneurs d'otages et autres réseaux nordistes de blanchiment d'argent(hoteliers et autres magouilleurs)) tout en jouant le populiste devant la France et ses compatriotes maliens crédules à manger leur crotte. Sarkozy n'a fait que lui retourner son jeu et voilà ce qui nous est arrivé: un désastre historique et lui-même(Général d'opérette ATT) a pris la poudre d'escampette pour aller se coucher à Dakar. Allah bonima!
LE MERVEILLEUX IBK
LE MERVEILLEUX IBK 10 ans
Après avoir fait aider à cette installation des djihadistes et après avoir fait peser un embargo fictif contre notre pays qui n’avait aucune justification; le france a posé plusieurs autres actes pas catholiques contre notre pays et continue d’en poser. Elle a démontré sa duplicité en combattant nos forces au profil des rebelles. Elle ne cherche que ses intérêts protégeons les nôtres aussi en protégeant notre pays.
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