Guerre au Mali: ouverture du sommet de la Cédéao et impatience du Tchad
Des soldats tchadiens à l'aéroport de Gao, le 28 janvier 2013.REUTERS/[/caption] Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunissent pendant deux jours à compter de ce mercredi 27 février, à Yamassoukro, en Côte d’Ivoire pour accélérer le déploiement de la force africaine au Mali (Misma) censée remplacer les forces françaises. La Cédéao se heurte cependant à des problèmes financiers et, pour l’instant, ce sont surtout des soldats tchadiens – qui ne font pas partie de la Misma – qui sont en première ligne, aux côtés des Français.
|
Alassane Ouattara
Président en exercice de la Cédéao et chef d’Etat ivoirien.
La concrétisation de ces promesses de fonds constitue une priorité.
|
|
Idriss Deby
Président tchadien
Nous vous attendons dans le nord, à la lisière de la frontière de l’Algérie.
|
|
L’ARMÉE MALIENNE PUNIRA LES COUPABLES D’EXACTIONS |
|
L'armée malienne entend punir les militaires qui seraient accusés d'exactions contre des civils dans le nord du pays. C'est en tout cas ce qui ressort de la décision de l'état-major général des armées du Mali qui a fait revenir à Bamako cinq soldats, deux sous-officiers et trois caporaux de Tombouctou où ils sont soupçonnés de « sévices barbares » sur des commerçants arabes.
Cinq militaires en poste à Tombouctou ont été interpellés ces derniers jours par la gendarmerie de prévôté. L’état-major général a ordonné leur renvoi à Bamako pour être entendus. Ils sont soupçonnés d'être liés à la disparition de cinq commerçants arabes de Tombouctou. « Ces militaires auraient commis des actes barbares sur des citoyens, des commerçants arabes dont on n’a pas de nouvelles, affirme le capitaine Modibo Naman Traoré, officier des affaires publiques de défense et de sécurité des armées du Mali. C’est sur cette base qu’ils ont été interpellés par la gendarmerie ».
Ces cinq militaires encourent la radiation de l'armée et surtout un renvoi devant la justice malienne en cas d'actes criminels. L’armée malienne est bien décidée à être très ferme pour changer la réputation de ses troupes et éviter le pire. « C’est notre volonté, poursuit le capitaine Traoré. Nos soldats ont été sensibilisés et formés au droit des conflits armés et au droit humanitaire. L’état-major général a édicté des directives strictes et ordre est donné à nos troupes de ne pas faire acte de représailles. Il ne faut pas répondre à l’injustice par l’injustice ».
Les autorités maliennes ont également lancé des appels à la vigilance et au calme auprès des populations civiles pour éviter les règlements de compte entre communautés.
|
Quelle est votre réaction ?
Like
0
Je kiff pas
0
Je kiff
0
Drôle
0
Ouah
0
Triste
0
Hmmm
0
-
Kinguiranke
(109)
-
Nfp
(78)
-
Kankan
(58)
-
Sissoko
(27)
-
Citoyen du monde
(22)
Commentaires (1)