Le vice-président de l'UM-RDA, Sandy Haïdara à propos de la sortie de crise : " Nous avons dénoncé la prime à la rébellion, mais c'est ce qui se fait encore"

23 Juil 2015 - 10:31
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1071222" align="alignleft" width="300"]Le vice-président de l'UM-RDA, Sandy Haïdara à propos de la sortie de crise Sandy Haïdara[/caption] Dans un entretien exclusif qu'il nous a accordé, l'ancien député de Tombouctou, non moins vice-président de l'Union malienne du Rassemblement démocratique africain (UM-RDA Faso Jigi), El Hadj Baba Haïdara dit Sandy rompt le silence sur le processus de sortie de crise au Mali. Pour le fils du premier président Mahamane Alassane Haïdara de la première Assemblée nationale du Mali indépendant, les plus hautes autorités et la communauté internationale doivent tout mettre en œuvre pour ne pas accorder de " prime à la rébellion ". Hélas, cela se fait déjà et cela pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour le pays. Ingénieur des travaux publics, Baba Sandy Haïdara n'a pas sa langue dans la poche. Il fait partie des députés qui ont rehaussé le niveau du débat parlementaire lors de la quatrième législature. Vice-président de l'UM-RDA Faso Jigi, allié du pouvoir, l'ex-député se gêne à exprimer des récriminations sur la gestion de la sortie de crise. Mais sur notre insistance, il rompt le silence. " En politique, il faut un minimum de loyauté aux dirigeants. Je ne m'exprime donc pas au nom de l'UM-RDA, mais simplement comme cadre de Tombouctou et ancien député de la cité des 333 saints ", déclare-t-il d'entrée. Avant de faire un bref rappel historique. Après le coup d'Etat, il faisait partie des députés qui ont mené un vigoureux lobbying parlementaire en faveur du Mali. Ce, malgré les menaces et campagnes de diabolisation de l'Hémicycle avec les groupes putschistes comme Yéréwoloton… "Nous sommes allés à la CEDEAO, à Strasbourg et ailleurs avec un message fort : " aider le pays contre les rebelles et surtout rejeter à jamais la prime à la rébellion dans notre pays ". Il faut, a-t-il souligné, éviter à tout prix de rémunérer ceux qui ont mis le Mali dans le désordre. " En tant que président de la cellule de crise de l'Assemblée nationale sur Nord (comportant tous les députés du Nord) Nous nous sommes déplacés pour aller rencontrer le MNLA, jusqu'à Zakkak, entre les mitraillettes… Nous leur avons dit qu'il n'avait aucune légitimité pour demander la division du pays. Que cette rébellion n'aboutira à rien si non à la perte de temps pour le pays. A notre retour, nous avons remis un rapport au président de l'Assemblée nationale, Pr Dioncounda Traoré, qui, du fait de l'urgence de la situation, a sollicité une rencontre du président de la République. ATT nous a reçus le 25 novembre 2011. Je lui avais dit ce jour que ce qui était en train de se passer au nord est très dangereux pour le Mali. Etouffez-le dans l'œuf ! " Et d'ajouter que malheureusement, ATT a été victime du coup d'Etat le plus abject de l'histoire du monde et Sanogo a demandé à l'armée de quitter ses positions au nord… Ce qui a conduit à l'effondrement du pays. Il a réaffirmé que " la prime à la rébellion " est l'une des causes de la recrudescence des crises sécuritaires dans le septentrion. Avant de fustiger les désormais ex-rebelles Ibrahim Ag Mohamed Assaley, Mahamadou Djéri Maïga, Algabass Ag Intalla, qui ont été les auteurs de vols, viols, massacres, pillages dans les régions septentrionales du pays. " Avec la signature de l'Accord, on peut pardonner mais pas oublier et se mettre à les récompenser ". Ce qui pourrait donner des idées à d'autres groupes écartés de ces privilèges. Et Sandy Haïdara de dénoncer que les autorités " déroule aujourd'hui le tapis rouge à ces Maliens qui ont pris des armes contre leur pays occasionnant des pertes de projets, des préjudices évalués à plusieurs milliards de F CFA.  Ils sont accueillis dans les grands hôtels ; alors que ce sont tous des chercheurs de place… " Pour l'ex-député de Tombouctou, il n'est pas souhaitable de nommer ces ex-rebelles au sein du gouvernement. Des noms comme Mohamed Ag Erlaf, Mohamed Sidi Ould Zahabi, Abdoulaye Idrissa Maïga sont des cadres valables ressortissants représentants légitimes du Nord au sein du Gouvernement. Il s'insurge également contre la réinsertion des ex-combattants rebelles dans l'armée nationale. Comment comprendre que des combattants qui se sont donné des grades dans la rébellion puissent  être réintégrés avec ces pompeux galons dans la grande muette du Mali. Il a appelé à la construction d'une armée forte, disciplinée et républicaine. " Sans cela, nous ne pouvons pas préserver la paix dans notre pays ". Et d'ajouter qu'il ne faut pas imposer à l'Etat malien une ultime humiliation. Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (20)

User
bambaizo
bambaizo 11 ans
J'avoue que l'analyse de Mr Haidara est tout simplement la pure vérité que nous vivons présentement.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk Traitre lache
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 11 ans
Remettre les rebelles dans notre armée Nationale, c'est la fragiliser encore, car les bandits sont indisciplinés et n'apporteront rien de bon à cette armée déjà très faible. L'expérience de 1992 n'était pas du tout bénéfique pour l'armée malienne, car ils sont tous répartis avec armes et bagages pour aller reprendre de plus belle une autre rébellion avec les armes de l'armée malienne. Nos enfants dignes et très dignes cherchent à intégrer notre armée Nationale sans succès et c'est des bandits qu'on intègre sans effort dans cette armée et après ils se remettent en rébellion en frappant cette même armée.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk Traitre lache
bar
bar 11 ans
Je suis parfaitement d'accord avec vous ! Ces apatrides vont mourir avec les armes à la main . On ne doit jamais les faire confiance. Selon moi, ils ne doivent ni être dans le gouvernement, ni être intégrés en tant que gradés de l'armée ( si tel sera le cas, ils doivent reprendre à zéro). Et ailleurs, ces gens là doivent être poursuivis et jugés pour leurs actes. Bye.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Les rebelles savent qu'on a un président faible et lache et ils n profite pour lui mettre la pression Ibk ne maîtrise plus rien
Merci Mr Haidara. J'avais pense que tout le Mali "etait tombe sur la tete" avec cette histoire d'accord de paix, mais avec cet avis partage avec les lecteurs, je vois que toute les polititiciens et leurs macro ne sont pas des froussards. J'avais eu a vouer Tieble Drame a toute les gemonies quand il a conduit et signe l'accord de Ouaga, car je pense toujours que tout compromis (accord) avec une rebellion est une prime a la rebellion. Mais avec ce que le President IBK vient de nous donner, " Accord de Paix et de reconciliation au Mali", la prime s'est transformee en tresor. Et tot ou tard, , il y aurait une autre rebellion.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk Traitre lache
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