Mali: Traoré prêt à discuter décentralisation avec le MNLA, pas d’autonomie

16 Mai 2013 - 20:33
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_147325" align="aligncenter" width="620"]Samedi 27 avril 2013. CICB : forum national sur la gestion de la crise du nord du Mali présidé par le président de la république Dioncounda Traoré Samedi 27 avril 2013. CICB : forum national sur la gestion de la crise du nord du Mali présidé par le président de la république Dioncounda Traoré[/caption] Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a affirmé jeudi qu’il était prêt à dialoguer avec les autonomistes touareg du MNLA qui occupent Kidal (nord-est), prônant la mise en oeuvre de la décentralisation tout en excluant une autonomie du Nord du Mali.     « Nous sommes obligés de parler le MNLA, de dialoguer avec eux, parce que ce sont des compatriotes, des Maliens et dès lors que nous parlons d’intégrité territoriale et d’unité nationale, par définition, nous sommes obligés de parler avec tous les Maliens, de dialoguer avec tous les Maliens », a-t-il assuré sur l’antenne d’Euronews.     « Ceux qui sont à Kidal, qui s’intitulent aujourd’hui MNLA – nous sommes conscients que sous le signe MNLA aujourd’hui, il y a bien plus que le MNLA originel, il y a des transfuges d’Ansar Dine – mais pour peu qu’ils renoncent à leurs velléités indépendantistes, qu’ils s’engagent à respecter la laïcité de l’Etat, qu’ils s’engagent également dans le processus électoral, nous sommes prêts à parler avec eux sur toutes les autres questions qui peuvent les intéresser », a-t-il poursuivi.     Interrogé sur la possibilité d’une autonomie d’une partie du Nord du Mali, il s’est montré hostile à cette idée: « Nous n’allons pas jusque là, nous pensons que dans notre processus de décentralisation existent tous les éléments pour régler la question du Nord. Si la décentralisation est mise en oeuvre correctement, tout le monde y trouvera son compte », a promis Dioncounda Traoré.     Alors qu’une conférence de pays donateurs a mobilisé mercredi à Bruxelles environ 3,25 milliards d’euros pour aider le Mali à relancer son économie et ses institutions, Dioncounda Traoré a de nouveau promis de « veiller à ce que chaque euro aille là où il doit aller ».    

Le premier tour de l’élection présidentielle au Mali, réclamé par la communauté internationale, est prévu à partir du 28 juillet, alors que la zone de Kidal est occupée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et que des groupes jihadistes commettent ponctuellement des attentats.

    « Le Mali est confronté à une somme de problèmes extrêmement profonds, et qu’une transition ne peut pas régler. Plus tôt la transition prendra fin, plus tôt les vrais problèmes seront pris en charge. Ce n’est qu’un gouvernement issu d’élections, disposant de plus de légitimité et de temps, qui peut s’occuper du développement du pays », a jugé M. Traoré, qui ne sera pas candidat à l’élection.     L’Etat malien est actuellement dirigé par des autorités de transition nommées à la suite d’un putsch militaire en mars 2012 ayant renversé le régime du président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains des jihadistes.     Le président François Hollande a pris jeudi l’engagement que les Maliens pourront voter « partout », lors de l’élection présidentielle.     L’armée française est intervenue à partir du 11 janvier contre les groupes islamistes armés, qui occupaient le Nord du pays. Le MNLA, rébellion touareg laïque qui a renoncé à sa revendication d’indépendance du Nord malien, avait combattu aux côtés des groupes islamistes contre l’armée malienne en 2012, avant d’être évincé dans la région par ses ex-alliés.  

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Commentaires (64)

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Amadou
Amadou 13 ans
Chere monsieur , si la france s interposer c est de ne pas avoir ,ou etre responsable d un bavure meurtrie entre le mnla et l arme malienne , l integrite territoire du mali n est pas a discuter , on dialogue pas avec les armes , l etat malien a raison ,les 3 regles sont les suivant ( desarmer -dialogue - justice ) tel sont nos maitre mot -- l autonomie au nord mali aggraverai la situation , le probleme est les autre ethnies surtout majoritaire n accepterons pas . Le mnla dans ses discours n a jamais parler de referendum , parcequ ils savent que ce sera solde par une defaite sanglante a 95/100 ..ils disent le mali les a oublies , mais le mali est pauvre , en plus les autres regions sont dans le meme cas , mais il arrive a cree de la richesse , moi je dis au touareg de kidal ses pas avec de l elevage qu on va s ensortir , ou 2 famille qui dis au autre de prendre des armes contre l etat . L histoire nous dira que les tort et soufrance qui on eu l ethnies bellah sera pas enpute au touareg
Sambpu
Sambpu 13 ans
Mon cher Amadou.Vous trouvez serieux pour un état de négocier avec des terroristes contre qui sa propre justice a lancé des mandats d'arrêt internationaux?Dionkounda est un molasse qui n'a pas été choisi par hasard par les médiateurs à la crise malienne.Si nous acceptons d'aller à la table de négociation sous la pression de la France sans une reconquête totale de notre territoire, NOUS ALLONS LE REGRETTER POUR TOUJOURS!Ils vont bientôt nous imposer un visa d'entrée à Kidal.Dionkounda TRAORE doit démissionner pour laisser sa place à un président (civil ou militaire)PLUS FERME!Le mec se laisse manipulé par Hollande et impose à notre peuple de négocier avec des bandits qui sont à l'origine du désordre et qui ont égorgé nos soldats!S'il signe un accord avec ces bandits sans l'aval de notre peuple, le "niama" des leurs victimes lui reservera une surprise plus désagréable encore que celle de son passage à tabac par les populations en colère! :evil: :evil: :evil: :evil:
Amadou
Amadou 13 ans
Arretent mes chere compatriote , dialogue veut pas dire qu ils aura pas de justice pour tous ce qui on fait tort au mali . Rien ne restera inpunie , oui le mnla ,ses des malien , mais chacun d eux doit repondre de ses act commis contre l etat ,la valeur de la republique passe avant tous , ethnies ,ou traditions ou couleurs de peau , chaque citoyen a le droit de greve , manifeste , ou faire meme une greve de la fin , mais on n a aucune cas , le droit de prendre des armes contre l etat , le degat est enorme et le traumatisme restera encore visible , notre union doit etre solidaire face au defit majeur qui nous attend , et nous devont pas deshonore les ferveurs et l enthousiasme du monde entier a notre egard , tous les aident de nos amies africains , le tchad , a nos amies europeens , oui la france , a nos amies americains , vive la paix abat le terrorisme , kankou moussa n a pas attendu le mujao ni alkaida pour aller a mecque
Herr mann
Herr mann 13 ans
Il est vraiment temps que tous les maliens se lèvent pour s'opposer au diktat de Hollande pour la manipulation de l'épouvantail Dioncounda au sujet du Mnla. Ces discours à 45 degré de Dioncounda est un chèque en blanc donné aux zazareveurs et ce sont les maliens qui doivent prendre la relève de la defense de l'intégrité du territoire malien. Quelle bizarrerie des autorités maliennes à dialoguer avec des gens à qui elles ont lancés des mandats d'arrêt.Quelle honte et quel traître ce Dioncoounda du clan ATT.
nonalinertie
nonalinertie 13 ans
''Nous sommes obligés de parler le MNLA, de dialoguer avec eux, parce que ce sont des compatriotes, des Maliens et dès lors que nous parlons d’intégrité territoriale et d’unité nationale, par définition, nous sommes obligés de parler avec tous les Maliens, de dialoguer avec tous les Maliens''. Cela voudrait-il dire que quand on est malien, on peut tout se permettre?
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