Le Premier ministre Moussa Mara : «Nous allons réinsérer les rebelles dans l’armée… pour nous aider à combattre le terrorisme au Mali»

16 Juil 2014 - 00:15
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_360132" align="aligncenter" width="600"]Mali : le gouvernement approuve un prêt de la Banque Export-Import de Chine Le premier ministre Moussa MARA[/caption]     Le 10 juillet passé dans la salle d’audience de la Primature, le Premier ministre Moussa Mara a rencontré les leaders d’associations des jeunes. Au cours de la rencontre, le représentant des leaders, Alioune Gueye, a expliqué au Premier ministre l’inquiétude des jeunes concernant la crise dans laquelle le pays s’enfonce au quotidien. À travers cette rencontre, les jeunes ont voulu savoir tout d’abord la situation actuelle du pays, avant de proposer des suggestions.   C’est après le discours introductif de M. Gueye et quelques interventions des jeunes que le Premier ministre a pris la parole pour expliquer en détail la situation actuelle du pays. Dans leurs interventions, les jeunes ont sollicité l’unité entre les anciens chefs d’Etat, en plus des problèmes comme les violences faites aux femmes et aux enfants, en passant par la question de l’environnement.   Moussa Mara a encore parlé et cette fois-ci pour se contredire   On se rappelle qu’au cours de la présentation de sa Déclaration de politique générale, le Premier ministre avait écarté toute insertion des rebelles et déserteurs dans l’armée en disant que «tous les déserteurs sont radiés ou seront radiés» et qu’aucun rebelle ne sera encore dans l’armée. Ce jeudi matin, Moussa Mara se contredit en ces termes : «Les rebelles seront réinsérés dans l’armée, dans la police, la gendarmerie et la garde nationale».   D’après Mara, «on ne peut pas réinsérer des combattants en leur donnant des projets d’élevage, car ils ne savent que se battre. Donc, il faut les réinsérer dans l’armée afin qu’ils nous aident à combattre le terrorisme dans leur zone». Il ajoute que certains sont aguerris pour combattre dans le nord contre le terrorisme et le trafic de la drogue.   En outre, Moussa Mara a annoncé la création prochaine de la police municipale dans laquelle les rebelles auront une grande place. Mara souhaite un accord avec les rebelles avant la Conférence des amis du Mali annoncée pour le mois de septembre prochain.   Parlant de l’accord de défense entre le Mali et la France, Mara explique que c’est une coopération de défense et non un accord de défense. Et il signale que la coopération de défense entre le Mali et la France existe depuis 1985. Selon le Premier ministre, un accord de défense entre deux pays, c’est lorsque l’un demande à l’autre de venir le sauver. Alors, pouvons-nous dire que Serval n’est pas au Mali pour nous sauver ? Dans les propos du Premier ministre concernant l’accord, il y a une incohérence.   Pourquoi résigner un accord qui existe depuis 1985 ?   Dans son discours, il explique que l’accord sera signé cette semaine, juste pour donner une légitimité à l’opération Serval. Comme si cette opération qui avait été votée à l’Assemblée nationale française était illégale. Fait encore troublant, il lui a simplement fallu le dire pour que l’Opération Serval s’arrête d’exister. À quelle autre opération va-t-on donner une certaine légalité ? Le médecin après la mort ! Visiblement, nos autorités sont prêtes à tout pour avoir un accord avec les bandits armés, même au prix de la région de Kidal, ou de désorganiser notre armée en réinsérant les bandits armés qui ont tué, violé et volé nos pauvres populations au nord. Ces mêmes bandits qui ont égorgé nos préfets à Kidal, les mêmes qui ont humilié nos autorités à Kidal, les mêmes trafiquants de drogue, les mêmes qui ont assassiné bêtement nos militaires à Aguelhok, seront encore dans notre armée pour préparer à nouveau une autre rébellion. Ces bandits seront encore dans les rangs de nos forces de l’ordre sans concours ni formation et avec galons et grades. Ces bandits seront dans l’armée et viendront commander nos pauvres militaires avec des grades fictifs. Encore la souffrance revient aux familles des militaires et préfets égorgés, car les assassins et coupables seront dans nos bases militaires pour commander les dignes fils qui ont jusque-là défendu le pays avec honneur et sagesse.   Le régime actuel n’a pas eu d’autres solutions à la crise que de suivre la décision des bandits armés. Jusqu’ici qu’est-ce qui a changé dans la gestion de la rébellion ? Disons que nos autorités actuelles ont échoué et sont obligées de suivre ce qu’on leur dicte. Pour l’avenir, que Dieu nous en garde !   Yoro MAÏGA  

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Commentaires (117)

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Kalifa Mounkoro
Kalifa Mounkoro 12 ans
Si l'armée Malienne est incapable de défendre l'intégrité territoriale du Mali, inapte pour combattre les terroristes nous serons alors dans l'obligation de tendre la main aux rebelles qui ont massacré nos frères, nos fils au nord une honte pour le peuple Malien.
mynti
mynti 12 ans
Cher journaliste ,sachez qu’en politique il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.Quelqu’un qui ne peut pas changer d’avis selon la réalité sur le terrain n’a rien à faire dans la politique.En effet Mara voulait à ce qu’aucun rebelle ne soit intégré ou réintégré dans l’armée.Comme on a l’habitude de dire que vouloir c’est pouvoir,malheureusement c’est pas toujours le cas. Tout bon malien ne voulait absolument aucun ex rebelle dans l’armée. Surtout quand on sait qu’il y a parmi les rebelles des multiples récidivistes dans la désertion et réintégration dans l’armée. Moussa Mara malgré toutes ses compétences et son intelligence,ne peut pas ramer à contre courant de tout le monde.Il ne peut pas s’opposer à la volonté de la communauté internationale,des partenaires financiers,de la France et des pays voisins.Même la CEDEAO ,UA,UE ET L’ONU veulent que les rebelles soient réintégrés dans l’armée. Cela me semble même logique,si on ne veut plus avoir à combattre des bandits armés
Verite7
Verite7 12 ans
Delogez Mara!
djeden
djeden 12 ans
MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRAAAAAAAAAAAAA!!! 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O
La démission ou le limogeage de Moussa Mara s'impose si le Mali veut s'en sortir.
La démission ou le limogeage de Moussa Mara s'impose si le Mali veut s'en sortir. 12 ans
Il faut se rendre à l'évidence et sortir des clans pour dire la vérité afin de sortir le Mali du chaos aggravé par IBK et Moussa Mara. Qu'on le reconnaisse ou pas, Moussa Mara est disqualifié et constitue une épine à extraire du pied du Mali. On a compté sur Mara pour appliquer une politique de sortie de crise et de redressement qu'IBK n'avait pas. Mais, il est venu détruire même le peu de crédit que le Mali avait au niveau de la communauté internationale. Malgré les nmises en garde de la MINUSMA, de SERVAL et de Soumeylou Boubeye qui connaissent mieux le terrain, il s'est entêté à aller à Kidal dans des conditions périlleuses pour l'armée et nos concitoyens. ça s'est soldé par un désastre et des pertes incalculables. Le Mali en sort humilié, en position de faiblesse et contraint de négocier. Ce n'est pas du courage mais une idiotie suicidaire et assassine. En plus de cette éternelle disgrâce, Moussa Mara a perdu toute cohérence dans son argumentaire et ses démarches vis à vis des maliens et de la communauté internationale dont nous dépendons sur presque tous les plans. Il est devenu un mythomane et un controversé paquet de nerfs comme IBK lui-même qui est incapable de le recadrer. La gestion familiale du pouvoir et les dépenses déraisonnables d'IBK ajoutées à sa cécité intellectuelle et son humeur d'ivrogne vis à vis de l'opposition, de la CEDEAO et de la communauté internationale ont compliqué la situation. Il est indispensable de trouver un 1er ministre compétent et au passé lumineux pour limiter les dégâts. C'est mon humble avis sans parti pris. Toto le véridique
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