Prise d’otages et enlèvement d’étrangers : Les terroristes lancent de nouveaux défis au Mali

23 Nov 2012 - 03:45
Mis à jour: 14 ans
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Avec l’enlèvement d’un ressortissant français à Diéma, le 20 novembre 2012, l’image de notre pays se dégrade encore un peu plus. Il y a urgence à agir et plus vite ce sera, mieux cela vaudra. En plus de l’occupation des 2/3 du territoire sous leur contrôle exclusif, les terroristes prouvent ainsi qu’ils peuvent frapper partout quand ils veulent et comme ils le veulent.   [caption id="attachment_99166" align="alignleft" width="310"] Islamistes du Mujao à Gao au Mali (Reuters)[/caption] Ainsi donc, le Mujao (branche dite dissidente d’Aqmi) peut se permettre des incursions en pleine région de Kayes pour kidnapper des gens ! Depuis janvier 2012, le Mali est un pays en état de guerre. Pourquoi ne pas prendre des mesures conséquentes en vue d'une sécurisation plus efficace du territoire, du moins dans sa partie non occupée ? Pour moins que ça, certains pays n'hésiteraient sûrement pas de décréter l'état d'urgence et appeler à la mobilisation générale. Que font nos stratèges militaires et autres spécialistes des questions de sécurité pour enrayer le fléau ? Autant de questions dont les réponses contribueraient à rassurer davantage les populations et les partenaires de notre pays. S'il est vrai que le risque zéro n'existe nulle part en matière de sécurité, mais le statut du Mali est en train de changer de façon radicale de pays de "destination" (quelle honte) pour des otages enlevés ailleurs, en terrain d'opérations de rapt d’étrangers. Toutes choses qui détériorent encore un peu plus l'image déjà exécrable de ce pays cité en exemple il n’y a pas encore longtemps. Les autorités doivent agir et vite. Sinon, pire situation pourrait arriver, si rien n'est fait.  Faudrait-il attendre la communauté internationale pour assurer la sécurité de ceux qui font le choix de vivre chez nous et avec nous malgré les difficultés actuelles ? Bien sûr que non ! Cela relève de la seule et unique responsabilité du gouvernement de la République à travers les structures en charge de ces questions. L'apport des partenaires vient après que l'Etat eut joué toute sa partition. En plus de l’Etat, les populations, toutes confondues, devraient également s’impliquer dans ce combat pernicieux et très complexe contre le terrorisme et le narcotrafic. En effet, si l’on se réfère à l’enlèvement de ce Français, d’origine portugaise, Gilberto Rodrigues Leal, âgé de 61 ans, le mardi 20 novembre dernier, à Diéma, ville située dans le Sud-ouest du pays, précisément dans la région de Kayes frontalière avec la Mauritanie, plusieurs zones d’ombre entachent cette opération. Selon RFI et plusieurs sources concordantes, il aurait été enlevé par un groupe de 6 à 7 personnes enturbannées et toutes armées à bord d’un véhicule 4x4. Comment un tel véhicule, avec à son bord des gens de telles spécificités, peut-il allègrement circuler dans le Mali d’aujourd’hui sans éveiller le moindre soupçon, ni attirer la moindre attention ? L’intéressé provenant de Mauritanie, est-ce à dire que ses ravisseurs l’ont suivi depuis le territoire mauritanien ? Si oui, pourquoi ont-ils attendu qu’il soit au Mali pour procéder à son enlèvement ? Autant de questions sans réponses que les enquêtes doivent permettre d’élucider et le plus tôt serait le mieux, car cet énième enlèvement d’étranger en territoire malien pourrait provoquer une certaine psychose au sein des populations, en général et des Occidentaux, en particulier. D’où la nécessité, pour le gouvernement et singulièrement nos forces de défense et de sécurité, de tout mettre en œuvre pour circonscrire le mal à la source. La sécurité du reste du territoire ne peut être liée à une éventuelle intervention militaire dans le Nord. Intervention étrangère ou non, l’Etat se doit de continuer à assurer ses missions régaliennes, dont la sécurité est un pan essentiel, voire primordial. Sinon, il aurait encore failli, une fois de plus. Ibrahima Sidibé  

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Commentaires (11)

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Kassin 14 ans
Pourquoi les négociations et une éventuelle autonomie des régions nord est un suicide collectif au Mali? L'idée saugrenue née en Algérie et grandit dans les méandres des palais et palaces burkinabés qui consiste à négocier avec les criminels du Mnla crimes et d 'Ansardine crimes est une fuite en avant dangereuse et inutile pour la paix et la stabilité non seulement au nord mais aussi dans tout le Mali. D'abord le peuple millénaire du Mali est un melting pot de plusieurs ethnies et de millions de brassages à travers les siècles depuis l'assèchement du Sahara dans la préhistoire. Ensuite les touareg qui revendiquent l'autonomie de nos régions nord ne représentent pas plus de 5% de la population totale du Mali et sont largement minoritaires dans les régions dont ils revendiquent les terres. Par ailleurs depuis l'assèchement du Sahara dans la préhistoire jusqu'à l'avènement de l'empire du Mali au 13ème siècle de l'ère chrétienne ces régions sont de peuplement majoritairement négro africain. Les touaregs et les arabes sont venus d'Afrique du nord et du nord est et ne sauraient être autres choses que des étrangers si jamais ils ne se sentent pas maliens. Ainsi de par la population, l'histoire et la géographie les régions nord du Mali ne peuvent être autres choses que maliennes et à cent pour cent. Donc point d'autonomie. Maintenant concernant la politique qu'en est- il des acteurs qui claironnent pour revendiquer le nord du Mali? Que ce soit le Mnla crimes ou l'Ansardine crimes , leurs leaders sont tous connus et ils sont soient des bandits de grands chemins comme Iyad Ag Ghali (moustachu dans les années 90 et barbu dans les années 2000 mais toujours avec le sang malien sous les aisselles), soit de vulgaires voyous à l'image des Moussa Ag (Attayer ou Assarid c'est à vous de choisir) spécialisés dans la calomnie et le délire collectif jusqu'à incitations à la boucherie de type Ménaka 2012. Ces criminels attitrés, dorlotés cyniquement par l'Algérie, la Mauritanie, le Burkina Faso et la Suisse, sont de véritables apatrides natures, qui ne font qu'utiliser l'argent du Mali, gracieusement offert par des régimes vagabonds d'Alpha Oumar Konaré et de Amadou Toumani Touré, contre le Mali. Rien qu' en s'adonnant à des campagnes de dénigrement, en désertant des postes juteux de l'armée, des administrations et des projets de développement, en détournant l'argent public du Mali, en armant des jeunes du nord qu'ils ont contribué à rendre désœuvrés malgré des milliards engloutis pendant plus de 20 ans dans des projets de développement orientés vers le nord, et en s'adonnant à des trafics illicites et criminels. Sans compter les vols de bétails, les braquages à tout vent, les détournements du matériel de guerre de l'armée malienne, les viols collectifs, les saccages des administrations, des écoles, des centres de santés et des hôpitaux, le pillage des garnisons militaires, des banques, et des commerces, la destruction du patrimoine culturel vestiges de la présence millénaire négro africaine du nord du Mali, les exactions de toutes sortes sur les populations majoritairement négro africaines du nord, et j'en oublie, qui sont le passe-temps favori de ces hommes lige du terrorisme. C'est ce ramassis de voyous et de criminels de tout acabit qui constitue la crème des enfants gâtés de Blaise Compaoré et de Ould Abdel Aziz pour espérer négocier les terres de Kankou Moussa. Inutile de vous dire qu'entre 1990 et 2012 nous avons déjà dans le panier et minimum, 5 rébellions touareg et pas moins de 3 accords tous négociés en Algérie comme des cuisses de poulet à l'entrée d'un camp de réfugiés affamés, donc 3 échecs qui nous ont emmené là où nous sommes aujourd'hui, c'est à dire nulle part. Nous sommes donc suspendus dans le vide, et les autorités de la transition à l'image d'un Dioncounda et d'un CMD, avec un air bonasse continuent d'adhérer à la stupide idée de négocier avec des criminels sans fois ni loi pour espérer avoir la paix au Mai, sous le prétexte fallacieux qu'ils sont maliens. Quelle naïveté! La pantalonnade de CMD et de son gouvernement de copains familiaux avec sa fratrie des Coulibaly, sous la douce musique machiavelle burkinabè est en réalité une invective pour le peuple malien. Il n'y a pas d'alternative à la guerre au problème du nord du Mali, sauf un cessez le feu unilatéral et sans conditions de tous les groupes criminels qui y sévissent quels que soit leurs objectifs apparents et affichés. Ils doivent se mettre à disposition entière de la justice malienne pour répondre de tous leurs forfaits pour attaque contre le Mali, outrage au drapeau malien et aux symboles de l'état malien, complot contre l'armée malienne, violences sur les services publics, exactions et crimes multiformes sur des citoyens maliens et de leurs biens, contribution à création de situation de guerre ayant contribué à déstabiliser la république souveraine du Mali, à entamer sérieusement son i
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
Bonjour, La sécurité est un élément important, qui conditionne tout le reste. Dans ma proposition de sortie de crise, envoyée comme lettre ouverte au Président et aux Maliens, j'ai indiqué qu'il fallait d'abord opter pour une SÉCURISATION DE TOUTES LES RÉGIONS DU MALI y compris celles qui ne sont pas occupées par les terroristes et en parallèle mener les concertations nationales et régionales et les conférences de compromis dédiées aux négociations. Cette sécurisation doit être assurées par les forces de défense et sécurité du Mali AVEC LE RENFORT PLUS TARD PAR LE CONTINGENT DE LA CEDAO/UA/ONU. Bien cordailement Dr NASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
tiefari
tiefari 14 ans
je viens recenment du mali,nos autorité s'enfoute carrement,meme a bamako il peuvent enlevé des otages,quand je vois les militaires assis devant les batiments public, banques ou les consulats entre de faire leur thé en rigolant,et la police qui est occupé a prendre leur 500f ou 1000f,je me suis demande est ce que les autorité son consciant du probleme qui se passe actuelement,meme a l'aereport je vu des chose pas tre clair pour un pays qui a ce gros probleme d'insecurité,on diré que les gens s'enfoute,est ce que on a accepté la defaite ou quoi je sais pas? :oops: :oops: :oops: :cry: :cry: :cry:
blanche neige
blanche neige 14 ans
le Mali est ouvert ccomme un moulin qui n'a pas de porte . Il y a 8 jours c'etait un djihadiste franco-malien qui y arrivait tranquilement par Senou ,il y a 2 jours ce sont des islamistes qui se promènent en dehors de leur zone d'activité pour y enlever un français ,tout çà au nez et à la barbe des instances policières et militaires qui normalement doivent proteger le pays . :wink: :wink: .........dans ces conditions il ne faut pas s'etonner que des dizaines de barbus sont infiltrés à Bamako ,prets à commettre éventuellement des attentats qquand les affrontements vont commencer dans le Nord . Apparament tout le monde s'en fout à Bamako comme à Kati ,ou ils sont tous sur le pied de guerre .....pour les elections de 2013 !!!
Le predicateur-marabout
Le predicateur-marabout 14 ans
C'est bien ce que semble ignorer-bien sciemment- les autorités du Mali et une bonne partie de la classe politique et de l'opinion publique. Les djihadistes sont infiltrés partout, il n’y a pas une parcelle de territoire épargnée. Ceux qui appellent à ouvrir le feu vaille que vaille ne comprennent pas ce qui peut se passer. La riposte des fous d’Allah n'est pas rester dans le sable et attendre se voir tirer dessus, non c'est bien de commettre des attentats et une guérilla urbaine partout en cas d'attaque contre eux au nord. Et croyez moi ils ont eu le temps de mettre un réseau coriace en place. Aussi longtemps que l'on assiste à la fuite en avant des autorités, autant la situation deviendra intenable et la cause perdue pour toujours.
aissa maiga
aissa maiga 14 ans
je soutiens fermément la réflexion du journaliste. l'état d'urgence doit être décrété sur le territoire du Mali. Effectivement LA région de Kayes et nul autre région n'est pas sécurisé. si on se promène au Mali, on se croit pas en pays en situation de guerre. Or la guerre, on y est.
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