Baba Akhib Haidara à propos des TDR du dialogue : «Il n'y aura pas de sujets tabous, toutes les questions feront l'objet de débat lors des discussions»

20 Juil 2019 - 01:12
Mis à jour: 7 ans
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Baba Akhib Haidara à propos des TDR du dialogue : «Il n'y aura pas de sujets tabous, toutes les questions feront l'objet de débat lors des discussions»
Le Médiateur de la république, Baba Akhib Haidara
Le Triumvirat, composé des trois personnalités pour jouer le rôle de facilitateur dans le Dialogue politique inclusif initié dans le cadre de l'Accord politique de gouvernance signé entre le Premier ministre et certains organisations politiques et la société civile, a organisé, le mercredi 17 juillet dernier, dans la salle de conférence du bureau du Médiateur de la République, une conférence de presse pour informer les journalistes nationaux et internationaux du niveau des préparatifs du Dialogue. La conférence était principalement animée par le Médiateur de la République, Pr. Baba Akhib Haïdara, en présence l'ancien Premier Ousmane Issoufi Maïga, l'ancien ministre de la Culture, Aminata Dramane Traoré (tous membres du Triumvirat) et le président de la commission d'organisation du Dialogue, Cheick Sidi Diarrah. Le Médiateur de la République a évoqué les raisons de la tenue de cette conférence de presse. Selon lui, cette deuxième conférence du genre a été initiée pour faire le point de l'état d'évolution des préparatifs du Dialogue réclamé par la quasi-totalité de l'ensemble des Maliens. Et de préciser que ce Dialogue ne se déroulera pas entre les membres du Triumvirat et les acteurs politiques, mais plutôt entre les forces vives de la nation malienne elles-mêmes afin de connaître les attentes des uns et autres et dégager une solution à la crise malienne. En réponse à la question relative aux thèmes qui seront abordés lors de ce dialogue, le Médiateur a été on ne peut plus clair : "Il n'y aura pas de sujet tabou. Le Dialogue concernera toutes les préoccupations des Maliens surtout celles qui peuvent être les causes de la grave crise qui secoue notre pays depuis 2012, notamment les questions sécuritaires, de gouvernance, sociales… C'est normal que le gouvernement exprime ses préoccupations qui ne sont pas mieux que celles des autres". Sur la participation de l'opposition, le conférencier dira que lors des deux rencontres que le Triumvirat a eues avec le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et l'Union pour la République et la démocratie (URD), l'honorable Soumaïla Cissé n'a jamais dit qu'il était contre la tenue du Dialogue. Et de noter que le président du FSD et de l'URD a même indiqué aux facilitateurs qu'il fait partie des premières personnalités politiques à avoir demandé la tenue d'un dialogue entre tous les Maliens afin de sortir définitivement de cette crise. A sa suite, l'ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga a rappelé que lors de leur prise de fonction, le 25 juin dernier, au palais de Koulouba, le président IBK a affirmé que les facilitateurs qu'ils sont doivent avoir beaucoup de tact et de talent pour aboutir à une convergence de vue des différentes tendances. Avant de préciser que la deuxième conférence de presse du Triumvirat permettra de faire le point du niveau de préparation du Dialogue politique inclusif. Il s'est également penché sur la nécessité, pour notre pays, de tenir ce dialogue tant souhaité par les forces politiques et la société civile afin de permettre aux Maliens de discuter de tous les problèmes du Mali surtout que notre pays est confronté à une crise multidimensionnelle qui n'a que trop duré. "Le rôle du Triumvirat, c'est de faciliter ce dialogue entre les Maliens afin qu'ils puissent s'écouter, s'entendre et se mettre d'accord sur l'essentiel. Et si chacun reste dans son coin, nous n'allons jamais nous retrouver autour des préoccupations majeures de notre nation. Donc il est nécessaire que ce dialogue se tienne. Car, il découle d'une revendication de presque la totalité des acteurs politiques et de la société civile de notre pays", a-t-il ajouté. A le croire, les facilitateurs ont rencontré certains anciens chefs d'Etat maliens et des personnalités de notre pays afin d'obtenir leur adhésion totale et massive à la tenue de ce dialogue. "Notre rôle n'est pas de juger, mais nous facilitons le débat entre les Maliens en puisant en nous-mêmes les ressources nécessaires pour la résolution de notre crise. Nous invitons la presse à jouer pleinement son rôle d'interface pour la bonne conduite de ce dialogue", a-t-il conseillé. De son côté, l'ancien ministre de la Culture, Aminata Dramane Traoré a invité les acteurs politiques et de la société civile à avoir la capacité d'aller de l'avant en faisant un effort d'accepter de se contredire. "Nous savons que le doute et la méfiance demeurent dans l'esprit de chaque acteur par rapport à la bonne tenue de ce processus et les résultats qui en découleront. Mais, n'oublions que nous sommes confrontés à des problèmes maliens. Donc ce dialogue est un espace d'écoute et de négociation afin nous puissions dissiper ces doutes et ces méfiances pour poser désormais les bases d'un développement durable de notre pays", a-t-elle conclu.                            Boubacar Païtao

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Commentaires (12)

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GL0¥R¥Æ
GL0¥R¥Æ 6 ans
D’HORRIBL€$ INDIVIDu$ ... "ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions « religieuses »" nouvelobs.com/rue89/rue89-monde/20130115.RUE2486/guerre-au-mali-securiser-notre-approvisionnement-en-uranium.html Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays. Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions « religieuses », battent toute personne dont le comportement ne leur plaît pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent – en particulier des femmes – pour des broutilles ou même pour rien. Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation. Qui croira qu’il s’agit de sécuriser la région ? Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence « démocratique » ? De même, qui croira qu’il s’agit de « sécuriser la région » ? En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques. A ce propos, on soulignera l’extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l’implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d’une immense partie nord-est, principalement désertique. Salariés d’Areva enlevés C’est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogema) a pu s’accaparer en toute tranquillité l’uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile « pouvoir » politique nigérien.
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 7 ans
Yacou, SABALI!!!
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 7 ans
Aucun triumvirat n’a pu donner les résultats escomptés dans l’empire Romain de César, ils ont tous abouti à des trahisons, le dernier d’ailleurs a conduit à l’éclatement de l’empire. Nous espérons que ce ne serait pas le cas du Mali actuel. Le premier triumvirat est une alliance politique privée de la fin de la République romaine rassemblant Jules César, Crassus et Pompée. Le second triumvirat est une alliance politique de la Rome antique scellée à Bologne le 11 novembre -43 rassemblant Marc Antoine, Lépide et Octave-Auguste. Bonne chance au premier triumvirat du Mali juin 2019 ressemblant Baba Akhib HAIDARA, Issoufi MAIGA et Aminata Dramane TRAORE
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
Arnaque dans l’achat des équipements militaires : Quand l’histoire donne raison au PARENA de Tiébilé Dramé
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 7 ans
Nous espérons que le sujet sur le saccage des bureaux de la cité administrative serait à l'ordre du jour pour corriger cette injustice des hommes d'Amadou Haya SANOGO envers le peuple malien, dans la mesure où les bureaux de cette cité administrative constituent la sommité des institutions qui gèrent le pays. A ce titre, nous espérons que Baba Akhib HAIDARA ne peut pas mettre cette injustice dans les pertes et profits de la gestion du pays en annonçant que ces bureaux ne sauraient être des "gardes robes". Un médiateur bizarre et très bizarre et qui n'inspire aucune confiance du citoyen lambda compte tenu de ce comportement qui donne la part belle aux saccageurs de la cité administrative. Quelle ignominie de la part de cet homme qui devrait être une référence dans la société malienne mais qui se comporte comme un moins que rien qui fait l'apologie des bandits de notre armée? Nous sommes sidérés de ce comportement d'un nonagénaire à parcours pourtant très brillant, quelle indignité de la part de cet homme qui par ce geste a déçu tous les bons maliens? C'est dommage, mais c'est lui que IBK choisit pour mettre en route ce dialogue inclusif, nous restions certains que cet exercice est parti mort-né, cela est indéniable.
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