Mali : La présidence acquiert un Boeing 737 pour 15,6 milliards de FCFA, mais le coût réel tombe à 6 milliards

Le Mali dispose désormais d'un nouvel avion présidentiel. Les autorités ont présenté, mercredi, un Boeing 737 entièrement modernisé, acquis pour 15,6 milliards de francs CFA afin de remplacer l'ancien appareil, devenu inutilisable après les attaques du 17 septembre 2024

30 Juil 2026 - 07:45
Mis à jour: 3 mois
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Mali : La présidence acquiert un Boeing 737 pour 15,6 milliards de FCFA, mais le coût réel tombe à 6 milliards

Le Mali dispose désormais d'un nouvel avion présidentiel. Les autorités ont présenté, mercredi, un Boeing 737 entièrement modernisé, acquis pour 15,6 milliards de francs CFA afin de remplacer l'ancien appareil, devenu inutilisable après les attaques du 17 septembre 2024. Grâce à l'indemnisation de l'assurance et à la valorisation des équipements de l'ancien avion, le coût effectif pour le Trésor public devrait toutefois être limité à 5,6 à 6 milliards de francs CFA.

Présenté au journal télévisé de l'ORTM, le nouvel aéronef est destiné à assurer les déplacements officiels du Président de la Transition et des hautes autorités de l'État dans des conditions de sécurité, de confort et d’autonomie.

Lors de la présentation de l'appareil, le secrétaire général de la Présidence a rappelé que l'ancien avion présidentiel avait subi d'importants dégâts lors des attaques complexes du 17 septembre 2024.

Les expertises techniques ont mis en évidence des dommages structurels majeurs ainsi que la défaillance de l'un des moteurs. À cela se sont ajoutées les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange dans le contexte géopolitique actuel, rendant toute réparation économiquement et techniquement peu viable.

Face à cette situation, les autorités ont opté pour l'acquisition d'un nouvel appareil.

Un Boeing modernisé à grande autonomie

Selon le Président-directeur général de l'Aéroport du Mali, le colonel-major Lassana Togola, le nouvel avion est un Boeing 737 de la même génération que l'ancien, mais entièrement modernisé.

L'ensemble des systèmes de navigation et de pilotage (avionique) a été remplacé, tandis que la cabine a été complètement réaménagée pour répondre aux exigences des missions présidentielles.

Avec une autonomie de près de 11 500 kilomètres, soit environ 14 heures de vol, l'appareil peut relier directement Bamako à plusieurs capitales internationales, notamment Moscou. Une seule escale technique suffit pour les vols vers la Chine.

L'avion évolue à une vitesse de croisière de 950 km/h et peut atteindre une altitude de 41 000 pieds (environ 12 500 mètres), offrant des performances adaptées aux déplacements diplomatiques de longue distance.

Une facture allégée pour les finances publiques

Le ministre d'État, ministre de l'Économie et des Finances, Alfouseni Sanou, a insisté sur le caractère économiquement avantageux de cette acquisition.

Selon lui, l'État percevra 6 milliards de francs CFA au titre de l'assurance couvrant l'ancien appareil. À cette somme devraient s'ajouter 3 à 4 milliards de francs CFA provenant de la vente des pièces de rechange et des équipements récupérables.

« Au total, l'État récupérera entre 9 et 10 milliards de francs CFA. Ainsi, bien que le nouvel aéronef ait coûté 15,6 milliards de francs CFA, le décaissement net pour le Trésor sera compris entre 5,6 et 6 milliards de francs CFA », a précisé le ministre de l'économie et des finances.

Il a également souligné que les quinze mois d'indisponibilité de l'ancien avion avaient engendré des coûts importants liés à l'affrètement d'appareils pour les déplacements officiels. Selon lui,  ce nouvel investissement permettra, à terme, de réaliser des économies tout en garantissant la continuité des missions de l'État.

Au-delà de ses performances techniques, le nouvel avion présidentiel conserve un niveau de confort comparable à celui de son prédécesseur, avec une suite VIP, une cuisine et des espaces dédiés aux délégations officielles, répondant aux standards des missions diplomatiques internationales.

Siaka DIAMOUTENE/maliweb.net

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Commentaires (47)

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Etienne
Etienne 3 mois
@Alex oui faire des reunions entre africains plus souvent peut aider a creer des projets massifs en faisant un pot commun au niveau des 54 pays mais il faut rendre ces reunions obligatoires et sanctionnes si manquement idem pour les cotisations sinon cela ne marchera pas en plus il faut la confiance qui est la base donc je recapitule Faire un pot commun rendrait les zones africaines moins dépendantes. - mais il faut comprendre pourquoi ce n’est pas encore le cas, et ce que cela changerait réellement. **Réponse directe : oui, un pot commun rendrait les zones africaines plus fortes et moins dépendantes. Mais aujourd’hui, elles n’arrivent pas à le faire pour 6 raisons structurelles.** 1⃣ Faible confiance entre États voisins Un pot commun exige: ▪ confiance ▪ transparence ▪ règles claires ▪ audits indépendants Dans la CEDEAO ou la CEMAC, certains États : ▪ ne veulent pas que d’autres contrôlent leurs finances ▪ craignent que les plus riches paient pour les plus pauvres ▪ ont peur des détournements Sans confiance → impossible de mettre de l’argent en commun. 2⃣ Rivalités politiques et leadership contesté Dans chaque zone, il y a des “poids lourds” : ▪ CEDEAO:Nigeria, Côte d’Ivoire, Sénégal ▪ CEMAC:Cameroun,Gabon,Guinée équatoriale ▪ SADC:Afrique du Sud ▪ EAC:Kenya,Tanzanie Les autres États craignent : ▪ d’être dominés 1 ▪ que les décisions soient prises par les grands ▪ que le pot commun serve les intérêts d’un seul pays Un pot commun exige un leadership accepté par tous- ce qui manque. 3⃣ Instabilité politique chronique Coups d’État, transitions militaires, sanctions, suspensions... Dans la CEDEAO : ▪ Mali ▪ Burkina Faso ▪ Niger Dans la CEMAC : ▪ Tchad ▪ RCA ▪ Cameroun en crise anglophone Un pot commun ne peut pas fonctionner si les membres changent de régime tous les 2 ans. 4⃣ Budgets nationaux trop faibles Pour un pot commun efficace, il faut : ▪ contributions régulières ▪ capacité à payer ▪ stabilité budgétaire Or : ▪ 30 pays africains ont un budget annuel inférieur à celui d’une seule région française ▪ certains États ne peuvent même pas payer leurs cotisations à l’UA Si les États n’arrivent pas à financer leurs propres services, ils ne peuvent pas financer un pot commun. 5⃣ Dépendance extérieure qui décourage l’autonomie Les zones africaines reçoivent : ▪ financements de l’UE ▪ financements de la Chine 2 ▪ financements de la Banque mondiale ▪ financements de la BAD Quand l’argent vient de l’extérieur : ▪ les États n’ont pas besoin de mettre beaucoup dans un pot commun ▪ les partenaires imposent leurs priorités ▪ les chefs d’État préfèrent les sommets bilatéraux (plus d’argent, plus de visibilité) La dépendance extérieure remplace le pot commun. 6⃣ Absence de mécanismes obligatoires comme en Europe L’Europe a : ▪ contributions obligatoires ▪ sanctions automatiques ▪ règles budgétaires strictes ▪ institutions permanentes ▪ une capitale politique (Bruxelles) L’Afrique n’a pas : ▪ de sanctions financières automatiques ▪ de contributions obligatoires ▪ de règles budgétaires communes ▪ de tribunal régional fort Sansobligation → pas de pot commun → pas de réunionsfréquentes. Cequechangerait un pot commun(CEDEAO,CEMAC, SADC, EAC) Plusderéunions régulières Car il faut gérer : ▪ budget ▪ projets communs ▪ audits ▪ décisions financières 3 Moins de dépendance extérieure Les zones financeraient : ▪ infrastructures ▪ sécurité ▪ commerce ▪ énergie ▪ routes ▪ éducation Plusdestabilité Un pot commun crée: ▪ solidarité ▪ mécanismes de soutien ▪ pression pour éviter les coups d’État Plusdepoids diplomatique Une CEDEAO ou CEMAC avec budget commun → plus forte face à: ▪ Chine ▪ France ▪ USA ▪ Russie ▪ UE Synthèsefinale Oui,un pot commun rendraitl es zones africaines moins dépendantes. Mais aujourd’hui, elles n’y arrivent pas à cause de : ▪ manque de confiance ▪ rivalités ▪ instabilité ▪ faibles budgets ▪ dépendance extérieure ▪ absence de règles obligatoires
Alex
Alex 3 mois
IL FALLAIT GARDER L AVION DE ATT ET ACHETER CE 737 POUR AES AIRLINES
Kinguiranke
Kinguiranke 3 mois
Les tres sales trolls de la tres maudite France, les animaux-humains malades du paturage Azawad et les tres sales negres de salon pour la Metropole vont tous mourir de chagrins et de haine bientot car le Malikura avance a pas de geants! Gloire au grand peuple de l'AES! Honneur aux Presidents Assimi Goita, Ibrahim Traore et Abderahmane Tiani pour votre leadership eclaire et votre patriotisme sans faille!
kan
kan 3 mois
Le caporal masqué préfére un avion US plutôt que Iliouchine ou Tupolev ? Son maitre va le gronder .....
Matt
Matt 3 mois
Un nouveau Fanga qui se réveille ? Ça fait plaisir ! Il ne reste plus que le vieux sénile de Kingui pour aboyer à la gloire du nain Goïta, désormais sur un siège éjectable.
yugubané
yugubané 3 mois
Le jour que Kinguiranke aussi verra sa ration coupée, il dira les choses telles qu'elles sont. Nul n'est dupe...
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