Au cœur de l’AES : Le bilan prometteur de la dynamique des refondations

Depuis l’avènement des régimes souverainistes en 2021 au Mali, 2022 au Burkina Faso et 2023 au Niger, sur fond d’embargos illégaux et illégitimes, les progrès socioéconomiques accomplis par les états de l’AES se consolident au fil du temps.

25 Sep 2026 - 02:03
 1
Au cœur de l’AES : Le bilan prometteur de la dynamique des refondations

Debout face à l’Histoire, à leurs responsabilités, à leurs engagements, les trois chefs d’Etat de la Confédération AES ont complètement déconstruit le narratif de pays très pauvres collé à leurs pays, qui en réalité, ont plutôt été appauvris par un système inique néocolonial, faute d’application de la politique du principe gagnant-gagnant dans le partenariat, de la part des Occidentaux.

Loin d’être une chimère, la Refondation dans les différents secteurs des Etats de la Confédération est palpable, en dépit des attaques terroristes récurrentes, des tentatives sporadiques de déstabilisation : méga-attaques complexes de 12000 terroristes du 25 avril 2026 à Bamako , Kati et 5 autres localités simultanément, celles des 4, 5, 6,  7, 8, 9 juillet 2026 de 6000 assaillants  à Kidal, Aguelhok et Anéfis, du 3 janvier 2026 avec la mise en échec de la tentative de coup d’Etat, au Burkina Faso, du 18 juin 2026 avec l’attaque de l’aéroport de Niamey et celle récente  de déstabilisation du 28 au 29 août dernier de l’aéroport, du palais présidentiel,  de la télévision nationale et de certains points stratégiques de Niamey

Aujourd’hui, l’AES peut se targuer d’avoir réussi en peu de temps la mise en place d’un réseau audiovisuel, d’une banque confédérale d’investissement et de développement, d’une force unifiée AES, forte de 6000 hommes, qui à moyen terme s’élèvera 15000 hommes. Elle a élaboré un passeport biométrique pour les citoyens de l’espace.

Sur le plan idéologique, l’immersion patriotique des centaines de jeunes filles et garçons dans les trois pays se poursuit.

Sur le plan institutionnel

Le Parlement confédéral de l’Alliance des Etats du Sahel a été officiellement installé le 24 août 2026 à Niamey au Niger, avec 45 députés, soit 15 représentants pour chacun des trois pays.

Sur le plan des réformes

Dans le cadre des procédures judiciaires, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués(AGRASC) au Mali a, depuis sa création en 2022, récupéré plus de 400 milliards FCFA et saisi des biens évalués à plus de 166 milliards FCFA. Un nouveau Code minier a été adopté dans les trois pays. Au Mali, cela a permis le recouvrement de 761 milliards FCFA d’arriérés fiscaux auprès des sociétés minières et le reversement de 18,4 milliards FCFA aux collectivités à travers le Fonds minier de développement local. Le bilan présenté fait état d’investissements dans les infrastructures routières, l’énergie, le numérique, la santé, l’éducation et la formation professionnelle.

Sur le plan diplomatique

Le travail se mène conjointement au sein de l’AES. A titre d’exemple, début août 2026, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean –Marie Traoré a convoqué le chargé d’affaires nigérian résidant à Ouagadougou, en présence des représentants du Mali et du Niger pour exprimer l’indignation de l’AES, suite à la déclaration du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, le 30 juillet dernier : celui-ci a imputé une partie de l’insécurité au Nigéria à un prétendu effondrement sécuritaire de l’AES. Les trois pays ont jugé ces propos inexacts.

Sur le plan économique

Le Burkina Faso a ouvert une vingtaine d’unités industrielles en 2025. Un record et le reflet d’une vision. Parmi celles-ci Agrosef, Burkina Cajou, Brafasso ainsi que l’unité de production de concentrés de tomate, defarine de maïs et de blé. Au Niger, en 2025-2026, 49 usines ont vu le jour.

Au Mali, plus de 93000 entreprises ont été créées de 2021 à maintenant. Parmi les usines phares, on peut citer les deux usines de lithium. La mise en production de la mine de Gualamina et de celle de Bougouni Lithium, a boosté le secteur minier. Ces deux fleurons font désormais du pays le 1er producteur africain de lithium en 2026. C’est une avancée majeure pour la souveraineté économique nationale, comparable à ce qu’a représenté l’or dans les années 2000.

On note à leur suite : l’huilerie SDA de Seydou Kéita, l’usine Mali SHI est celle de transformation du beurre de karité à Banankoroni. Sa capacité est de 3000 tonnes de beurre par mois. Tokabby Industry fabrique des produits chimiques pour le traitement des eaux.

Les cimenteries se développent : Cimenteries d’Afrique (CIMAF) à Sikasso, Atlas Sema à Dio –Gare.

Pour les projets en cours, les perspectives sont bonnes : usine de fabrication d’explosifs industriels, FARATCHI-CO SA produira des explosifs à usage civil destinés aux activités minières du pays, notamment l’exploitation de l’or, du lithium et des carrières.

Sont prévus également pour réduire l’exportation du coton brut : la société des textiles du Mali SOTEX MALI d’une capacité de 40 000 tonnes par an, ainsi que la Société malienne de filature- SOMAFIL-.

Depuis deux ans l’AES enregistre une croissance forte et stable, en dépit de la guerre asymétrique, autour d’une moyenne de plus de 5%.

Sur le plan de la santé

Les hôpitaux mobiles règnent en maîtres au Burkina Faso, les centres de dialyse dans les trois pays se rapprochent de plus en plus des patients et les coûts des soins connaissent une baisse.

L’option de redevabilité s’est installée, au Burkina Faso : tous les six mois les ministres s’adressent à la nation pour présenter l’état des lieux de leur département, à tour de rôle avec le taux de réussite, de ce qui est en cours. En 2025, le Mali en a fait différemment lors de l’émission Mali Kura niètaa sira ka bèn 2063 san ma, à l’ORTM1. Chaque ministre est passé au grand oral.

En définitive, les réalisations concrètes serviront de critère d’appréciation de la Refondation. C’est la capacité de conjuguer indépendance politique, efficacité économique et amélioration des conditions de vie des populations.

Mohamed Koné