Jeunesse, Sport, Citoyenneté : 5 années d’actions et de résultats !

Plus de 211 médailles africaines, 70 titres continentaux, plus de 3 millions de jeunes mobilisés et le retour de la Biennale sportive.... manifestement, le département dirigé par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a toutes les bonnes raisons d'être fier de son bilan des 5 dernières années sur le terrain des performances sportives réalisées, de la formation citoyenne, du volontariat des jeunes, du développement des infrastructures ou de rayonnement du Mali.

25 Sep 2026 - 01:37
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Jeunesse, Sport, Citoyenneté : 5 années d’actions et de résultats !

Le sport et la jeunesse occupent une place dans la construction d’une nation. Ils constituent des espaces de rassemblement, de formation, d’expression de talents et de promotion des valeurs citoyennes conformément à la vision des plus hautes autorités du Mali. 

Au cours de ces 5 dernières années, c'est fort de cette conviction que le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a multiplié les initiatives dans ces domaines. 

Ainsi sous la conduite de Dr Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, le département a réalisé de notables résultats reflétant aussi bien les performances des athlètes maliens que la mobilisation de la jeunesse, la modernisation des infrastructures et la structuration des organisations de jeunes. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 211 médailles remportées sur les aires de compétition africaines, dont 77 en or, 61 en argent et 73 en bronze. Ce n’est pas tout : les sportifs maliens ont été auréolés de70 titres de Champions d’Afrique dans différentes disciplines sportives. Au-delà des chiffres, le département en droite ligne des instructions présidentielles s'évertue à inscrire son action dans une logique plus large : faire du sport un instrument de cohésion nationale et de rayonnement international, tout en faisant de la jeunesse un acteur de la construction citoyenne.

Performances sportives : le Mali confirme son potentiel

Le bilan - fort appréciable - réalisé au plan sportif constitue l’un des principaux volets de l’action du département. 

Dans les disciplines collectives comme individuelles, les sportifs maliens ont obtenu des résultats qui ont contribué à renforcer la présence du Mali dans les compétitions continentales. 70 titres de champions d’Afrique, 211 médailles -  77 médailles d’or, 61 médailles d'argent et 73 médailles de bronze, il y a de quoi s'en enorgueillir. Ces résultats sont présentés comme le fruit du travail des athlètes, des entraîneurs, des fédérations et des différentes structures d’accompagnement du sport national. 

L’État a poursuivi l’octroi de subventions et d’appuis logistiques aux fédérations sportives nationales. Ce qui a permis aux équipes et aux athlètes de mieux préparer les compétitions internationales et d’améliorer progressivement les conditions de la pratique sportive.

Le Mali a accueilli plusieurs compétitions africaines et internationales. Selon les données officiellement recensées, sept compétitions ont été organisées à Bamako, mobilisant 65 pays, plus de 1 000 athlètes et plus de 60 000 spectateurs, dans 15 disciplines. Cette capacité d'accueillir des compétitions internationales d’envergure constitue aussi un enjeu d’image pour le pays, mais également une opportunité pour les jeunes sportifs maliens d'être confrontés à la concurrence internationale.

Infrastructures : moderniser pour mieux préparer les champions

La performance sportive ne peut être dissociée de la disponibilité d’infrastructures adaptées, conformes aux standards internationaux. Au cours de la période couverte par le bilan, 12 infrastructures sportives ont été modernisées dans sept localités, dont Bamako, Kayes, Ségou et Sikasso. D’autres chantiers de construction ou de rénovation ont également été engagés, notamment à Bamako, Tombouctou, Koutiala et Koulikoro. L’enjeu est double : améliorer les conditions de préparation des sportifs de haut niveau et permettre aux jeunes de disposer d’espaces appropriés pour la pratique sportive. 

La modernisation des infrastructures s’inscrit ainsi dans une perspective de développement du sport à la base. Elle doit contribuer à la détection des talents, à leur encadrement et, à terme, à la constitution d’un vivier plus important de sportifs capables de représenter le Mali sur la scène internationale.

Biennale sportive 2026 : le grand retour d’un rendez-vous national

Après 38 années d’interruption, la jeunesse sportive malienne s’est retrouvée à Bamako. L’un des événements sportifs majeurs de l’année 2026 aura incontestablement été la renaissance de la Biennale sportive. Ainsi, du 7 au 16 août 2026, Bamako a accueilli cette grande manifestation nationale qui avait disparu du calendrier sportif depuis plusieurs décennies. L’édition 2026 a réuni 1 780 athlètes et 60 encadreurs venus des 19 régions du Mali et du District de Bamako. Les participants se sont affrontés dans cinq disciplines : football, basketball, athlétisme, jeu d’échecs et lutte traditionnelle. Mais la Biennale n’a pas été conçue comme une simple compétition. Elle a surtout constitué un espace de brassage entre les jeunes des différentes régions, de découverte de talents et de promotion des valeurs de solidarité, de fraternité et de cohésion sociale.

 La relance de cette manifestation intervient d’ailleurs dans le prolongement des réflexions issues des États généraux du sport. Le retour de la Biennale apparaît ainsi comme l’une des concrétisations de la volonté des autorités de redonner au sport national un cadre régulier de détection et de promotion des jeunes talents. Pendant dix jours, Bamako a donc vécu au rythme des compétitions et des rencontres entre délégations. 

Pour le département, cette renaissance constitue également un moyen de replacer la jeunesse au centre des politiques sportives et de faire du sport un outil de rapprochement entre les différentes composantes du pays.

Les jeux de l’AES : le sport au service de la coopération régionale

La dynamique sportive s’est également poursuivie dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Après l’organisation de la première édition des Jeux de l’AES à Bamako, la deuxième édition s’est déroulée à Ouagadougou en septembre 2026. Le Mali y a naturellement pris part à  travers une importante délégation. Selon les informations communiquées par le département, celle-ci comptait 179 personnes, dont 169 athlètes engagés dans 10 disciplines sportives. 

Au-delà des résultats sportifs, ces Jeux constituent un espace de rencontres entre les jeunesses du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ils offrent également aux sportifs des trois pays un cadre de compétition et de rapprochement dans le contexte de la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel. Le sport devient ainsi un outil supplémentaire de dialogue, de brassage et de coopération entre les populations.

Diplomatie sportive : des Maliens davantage présents dans les instances internationales

Le développement du sport ne s'apprécie pas par les seuls résultats obtenus sur les terrains. Le ministère met également en avant le renforcement de la présence des cadres maliens dans les organisations sportives internationales. 

Sont ainsi dénombrés 40 arbitres et 36 cadres sportifs maliens ayant intégré les instances internationales. Parallèlement, plus de 250 athlètes maliens évoluent actuellement à l’étranger. Cette présence à l'international constitue une opportunité importante pour le développement des compétences nationales. Elle permet aux sportifs maliens de bénéficier d’expériences dans des environnements compétitifs différents. 

Pour les autorités sportives, cette dynamique participe au rayonnement du Mali et au renforcement de ses relations avec les organisations sportives continentales et internationales.

Plus de 3 millions de jeunes mobilisés autour de la citoyenneté

De la pratique sportive à l’engagement citoyen, l’autre grande mission du département concerne la jeunesse et la construction citoyenne. 

Le bilan fait état de plus de trois millions de jeunes mobilisés au cours des cinq dernières années dans des activités citoyennes. Cette mobilisation s’est accompagnée de la création et de l’opérationnalisation de la Direction générale de la Construction citoyenne. 

L’objectif est de renforcer chez les jeunes la connaissance de leurs droits et devoirs, le sens de la responsabilité, le respect des institutions et la participation à la vie collective. 

Dans cette dynamique, le programme «À l’école de la citoyenneté» occupe une place particulière. Il a permis de former 4 100 jeunes filles et garçons à travers les régions et le District de Bamako. 

Le Palais des Pionniers a également fait l’objet de modernisation, renforçant ainsi les possibilités d’encadrement et d’activités destinées à la jeunesse.

Organisations de jeunes : structurer pour mieux agir

La structuration du mouvement associatif constitue un autre axe important. La Direction nationale de la Jeunesse a poursuivi le travail d’organisation et de recensement des structures de jeunesse avec la création d’une base de données centralisée des organisations de jeunesse. Cette démarche vise notamment à disposer d’une meilleure connaissance des organisations intervenant dans le secteur de la jeunesse et à faciliter leur accompagnement. 

Le Conseil national de la jeunesse a également connu une dynamique de structuration et de renouvellement. Un autre fait marquant à son niveau est la création du Conseil national de la jeunesse de la Diaspora, destiné à renforcer les liens entre les jeunes Maliens vivant à l’extérieur et les structures nationales de jeunesse. Cette ouverture vers la diaspora prend une importance particulière au regard du poids des compétences et des initiatives portées par les Maliens établis à l’étranger.

Volontariat : faire de la jeunesse une force d’action

Le volontariat constitue un autre levier de mobilisation. Le Centre national de promotion du volontariat (CNPV) a mobilisé plus de 3 000 volontaires. Près de 2 000 jeunes ont été enregistrés en 2025, tandis qu’une plateforme numérique nationale dédiée au volontariat a été mise en place. Le Document de Politique nationale de volontariat a également été finalisé. 

À travers ces initiatives, le département cherche à donner un cadre plus structuré à l’engagement volontaire des jeunes et à valoriser leur contribution aux actions de développement et de solidarité.

Santé sportive et lutte contre le dopage

La performance sportive passe également par la santé des athlètes. Dans le domaine de la médecine du sport, 223 activités ont bénéficié à plus de 7 000 personnes. Au total, 2 019 athlètes issus de 40 équipes nationales et de 27 clubs ont bénéficié de visites médicales approfondies. Le bilan fait également état de 5 310 visites d’aptitude physique.

 La lutte contre le dopage constitue un autre volet de cette politique sanitaire. 1 692 sportifs et encadreurs ont été sensibilisés au cours de 26 campagnes. Selon les données communiquées dans le bilan, 56 tests antidopage ont été effectués sans cas positif enregistré. 

Huit travaux de recherche consacrés à la santé sportive ont également été produits. Ces actions témoignent de la volonté d’intégrer davantage la prévention, le suivi médical et la sensibilisation dans la préparation des sportifs maliens.

Contrôle et gouvernance : renforcer le suivi des structures

La gouvernance du secteur figure également parmi les préoccupations du département. L’Inspection de la Jeunesse et des Sports a réalisé 19 missions d’inspection administrative et financière dans 21 structures. Elle a également supervisé 18 cérémonies de passation de service. 

Ces missions participent au contrôle de la conformité réglementaire, au suivi administratif et à l’évaluation du fonctionnement des différentes structures relevant du département. Le ministère entend ainsi accompagner le développement du secteur par un renforcement du suivi et du contrôle des structures.

Des états généraux aux actions concrètes

L’organisation des États généraux des Sports et de la Jeunesse a constitué un autre temps fort. Les consultations ont concerné les 19 régions, le District de Bamako et 37 pays de la diaspora. L’ambition était de recueillir les préoccupations et les propositions des différents acteurs afin de dégager des orientations pour les politiques publiques en matière de jeunesse et de sport. 

Plusieurs initiatives mises en œuvre depuis s’inscrivent dans cette dynamique, notamment la relance de la Biennale sportive. Cette démarche traduit une volonté d’associer davantage les acteurs du secteur à la définition des orientations qui concernent leur avenir.

Le sport comme outil de prévention et de citoyenneté

La rentrée de septembre 2026 apporte également de nouvelles initiatives. Le 12 septembre 2026, le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a participé au lancement de la Coupe inter-Camps, une compétition de football destinée notamment à sensibiliser la jeunesse aux dangers liés aux stupéfiants. L’initiative associe sport, prévention, santé et engagement citoyen. 

Le ministère présente ce type d’activité comme un moyen de promouvoir une jeunesse saine tout en permettant la détection et l’accompagnement de nouveaux talents. Cette orientation illustre l’élargissement du rôle du sport : au-delà de la compétition, il devient un moyen de prévention, d’éducation et de sensibilisation.

Une jeunesse au cœur des enjeux du pays

À travers les différentes actions présentées, le ministère de la Jeunesse et des Sports cherche à agir sur plusieurs fronts simultanément. Il s’agit de faire émerger des champions, mais aussi de former des citoyens ; de construire ou réhabiliter des infrastructures, mais également de développer les ressources humaines ; de soutenir les fédérations, tout en renforçant la médecine sportive et la lutte contre le dopage. La jeunesse est ainsi considérée comme une force de développement et un acteur de la construction nationale.

 Le défi pour les prochaines années sera notamment de consolider les acquis, d'assurer la pérennité des infrastructures, de renforcer l'encadrement des jeunes talents et de transformer davantage les résultats sportifs en opportunités durables pour la jeunesse.

En perspective

Consolider les acquis, préparer la relève. Le bilan présenté par le département constitue une photographie des actions engagées au cours de la période. La prochaine étape sera celle de la consolidation.

Pour le sport, cela passe notamment par la détection et la formation de jeunes talents, l’entretien des infrastructures, le renforcement des fédérations et l'amélioration continue de l'accompagnement médical et technique des athlètes. 

Pour la jeunesse, l’enjeu demeure la transformation de la mobilisation en engagement durable, formation, volontariat, entrepreneuriat, citoyenneté et participation à la vie nationale. 

La renaissance de la Biennale sportive, le développement des Jeux de l’AES et les nouvelles initiatives de prévention montrent que le ministère entend inscrire son action dans une approche où sport, jeunesse et citoyenneté se renforcent mutuellement. 

Au-delà des médailles et des statistiques, l’objectif affiché est donc de construire un environnement dans lequel la jeunesse malienne peut développer ses talents, renforcer son sens de la responsabilité et participer pleinement à la construction du Mali.

Encadrés  

La Présidence s’adjuge le trophée de la Super Coupe 2026

La 6ᵉ édition de la Super Coupe Assimi Goïta a connu son épilogue le dimanche 13 septembre 2026 au Stade Mamadou Konaté de Bamako. Au terme d’une finale riche en rebondissements, l’équipe de la Présidence de la République s’est imposée face à la sélection de la Région de Kita aux tirs au but (4-3) après un match nul spectaculaire de 2-2.

Pourtant, la finale avait mal commencé pour la Présidence. Dominée durant la première période, elle a encaissé deux buts coup sur coup : Sayon Camara sur penalty à la 23ᵉ minute et Soumory Sissoko à la 24ᵉ minute. Kita semblait alors avoir pris une sérieuse option sur le trophée. 

Mais au retour des vestiaires, la Présidence a progressivement repris le contrôle de la rencontre. Moussa Koumaré a réduit l’écart à la 55ᵉ minute, avant que Mamadou Ouédraogo n’égalise dans le temps additionnel, à la 90ᵉ+4. La séance des tirs au but a finalement souri à la Présidence, victorieuse 4-3.  

La Présidence inscrit ainsi pour la première fois son nom au palmarès de la Super Coupe Assimi Goïta. Elle succède à Koulikoro, vainqueur des éditions 2024 et 2025. Les précédents champions sont Kati en 2021, Mopti en 2022 et Ségou en 2023.

Au-delà du résultat sportif, l’édition 2026 a été présentée par ses organisateurs comme un rendez-vous destiné à favoriser le brassage entre les différentes composantes du pays, la cohésion nationale et le vivre-ensemble. La compétition a réuni 23 formations représentant les 19 régions administratives, le District de Bamako, la Présidence, le Gouvernement et le Conseil national de Transition.  La compétition, commencée le 21 août 2026, a totalisé 62 matchs. Elle a également été accompagnée d'activités à caractère civique et institutionnel, notamment des visites guidées de certaines institutions.

Bougouni sur le podium

La Région de Bougouni termine à la troisième place. Son joueur Yaya Ballo s'est particulièrement distingué en terminant meilleur buteur de la compétition avec 12 réalisations. 

Des chiffres qui parlent

211 Médailles gagnées en Afrique, soit

77 Médailles d’or

61 Médailles d’argent

73 Médailles de bronze

70 Titres de champions d’Afrique

Plus de 3 millions de Jeunes mobilisés dans les activités citoyennes

4 100 Jeunes formés à l’École de la Citoyenneté

3 000 Volontaires mobilisés

2 019 Athlètes ayant bénéficié d’un suivi médical approfondi

5 310 Visites d’aptitude physique

1 780 Athlètes et 60 encadreurs ont compéti aux cinq disciplines de la Biennale sportive 2026.

19 Régions représentées à la Biennale, en plus du District de Bamako

Activités-phares en 2026

Août 2026

Du 7 au 16 août : retour de la Biennale sportive à Bamako après plusieurs décennies d’interruption. 1 780 athlètes et

 Septembre 2026

……………Jeux de l’AES à Ouagadougou : la délégation malienne est forte de 179 personnes, dont 169 athlètes dans 10 disciplines.

Septembre 2026

………………Coupe inter-Camps : lancement d’une initiative associant football, prévention contre les stupéfiants, santé et engagement citoyen.