Difficile retour à l'ordre constitutionnel : L'accès à l'Assemblée nationale interdit par plusieurs jeunes

24 Avr 2012 - 00:05
Mis à jour: 15 ans
22
Les députés vivent actuellement le calvaire. Ils sont injuriés et menacés par certains jeunes regroupés dans des associations comme le Collectif Mali Uni. Les honorables députés sont interdits d'accès à l'Hémicycle avec, apparemment, la complicité des militaires chargés de la sécurité qui ont laissé ces jeunes dresser des apatams pour obstruer carrément les portes d'entrée à l'Assemblée nationale. Hier, lundi 23 avril, ni les députés, ni le personnel administratif n'ont pu y mettre pied. Il apparaît de plus en plus évident que le retour à l'ordre constitutionnel n'est pas du goût de certains acteurs de la crise que traverse le Mali. Si des responsables politiques et syndicaux comme Hammadoun Amion Guindo de la COPAM n'hésitent pas à dénoncer la prorogation du mandat des députés (recommandée par l'Accord-cadre du 6 avril) plusieurs jeunes s'agitent pour empêcher les parlementaires de travailler. Depuis deux semaines, ces jeunes regroupés au sein de l'association Yèrè Wôlô Kéné ont dressé une tribune en face de l'entrée principale de l'Assemblée nationale et y tiennent à longueur de journée des propos insultants à l'endroit des représentants du peuple. Certains jeunes jouent des cassettes relayant des diatribes, des invectives et injures proférées contre les députés. Ce lundi, à notre passage à Bagadadji, Place de la République, les associations organisatrices de cette campagne de menaces des députés avaient étendu leur tribune pour, cette fois-ci, occuper toutes les portes d'accès à l'Hémicycle. On pouvait lire sur une banderole : " Collectif Mali Uni dit non à l'aliénation politique ". La tribune est, à présent, étendue au point qu'il n'y ait plus d'espace où poser le pied pour entrer dans l'enceinte. Tout cela se fait au nez et à la barbe des éléments de la junte militaire (des militaires postés à la porte) qui semblent admirer cette occupation illégale de l'institution parlementaire. Lorsque nous avons insisté pour rentrer à l'intérieur de l'Hémicycle en montrant notre carte de presse, nous y sommes parvenus difficilement. A l'intérieur de l'Assemblée nationale, l'atmosphère était à la désolation. Pas âme qui vive. Les lieux étaient étonnamment déserts, alors que, chaque lundi, les parlementaires doivent se retrouver en conférence des présidents, c'est-à-dire la réunion du bureau de l'Assemblée nationale élargie aux présidents des groupes parlementaires. Comme on le voit, ceux qui ont renversé le régime du président ATT n'entendent pas véritablement revenir à l'ordre constitutionnel. Ils ne sont du moins pas disposés à laisser l'Assemblée nationale poursuivre ses missions. C'est donc à la CEDEAO, médiateur dans la crise malienne et garante  de la mise en œuvre de l'Accord-cadre du 6 avril, de prendre toutes ses responsabilités.  C'est aussi au président intérimaire de la République, Pr Dioncounda Traoré et au Premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra de taper du poing sur la table pour que le capitaine Amadou Haya Sanogo se décide à respecter l'Accord-cadre qu'il a signé de sa propre main en laissant les députés travailler normalement. D'autant que ce sont eux qui doivent voter la loi d'amnistie dont lui et ses compagnons vont bénéficier. Bruno D SEGBEDJI [email protected]

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (22)

User
papus
papus 14 ans
sè le même scenario qui s'est produit à l'aéroport lors de la rencontre avec la CEDEAO.on comprend finalement ses sales coups monté.on ne doit jamais se faire aimer en mentant soit en trompant.
dogono
dogono 14 ans
et si ses jeunes se mobilisent plutot pour défendre leur territoire pour dégagé ses députés il faut recupérer votre térritoire , sécuriser le pays et passé aux élections et que ses jeunes se présentent comme candidats au lieu de se faire manipuler par les uns et les autres
FIGUIRA KOMO
FIGUIRA KOMO 14 ans
Nous avons le droit et le devoir de nous intéresser à la gestion de la chose publique, plus nous avons l’œil là dessus, plus nous sommes cultivés et nous pourrons éduquer , édifier et éclairer notre environnement. Nous n'avons pas le droit de démissionner, décrions tout ce qui est mauvais et félicitons les talents. Le mali appartient à nous et au FDR. Cette vielle classe politique doit aller à la retraite politique ou du moins , nous devons les y contraindre. Ils refusent même d'user ce droit de retraite dans l’administration où bien ils se font remplacer par leurs enfants. C'est à nous de renverser la tendance en nous assumant en prenant tout le risque et ensemble nous pouvons. je propose l'anticipation de les retirer leurs passe-ports Maliens si non ils sont capable d'aller de l'autre coté de la méditerranée pour financer le MNLA afin de participer à la première équipe gouvernementale de L'azawad. La roue de l'histoire du mali continuera à tourner sans le FDR.
ballo
ballo 14 ans
mais touts est organise par la junte les jeunne qui son poste devant l'assemble nationnal son payer par jour par la junte je les connait tres bien je jure devant Dieu qu'il s'interesse pas a la politique nationnal aller leur poser des questions il n pouron pas vous convaincre meme si la FDR leur propose de l'argent tout d suite il les suivron jai ete inviter mai jai refuser j jure devan Dieu Q J LES CONNAIT TRES BIEN TOU a debute devan mai yeux
keletigui
keletigui 14 ans
Dieu te jugera un jour incha allah ballo
mariama
mariama 14 ans
Des abrutis continuent de nous parler de ce traite de Gamou. Le MNLA lui a demandé de continuer sa mission secrète au sein de l'armée malienne. Quand es-ce vous allez vous reveiller?
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (115)
  • Nfp (69)
  • Kankan (53)
  • Citoyen du monde (27)
  • Sissoko (24)