Régime de sanctions pour le Mali : L’ONU devrait commencer par sanctionner la France

11 Sept 2017 - 01:20
Mis à jour: 9 ans
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Régime de sanctions pour le Mali : L’ONU devrait commencer par sanctionner la France
Le Mali retrouve son droit de vote à l’ONU
En désespoir de cause, les autorités maliennes se sont résolues à demander à l’ONU le vote de sanctions contre ceux qui entravent le processus de paix. Mais comble de tout, le Mali doit passer par la France pour l’adoption d’une telle résolution. Pourquoi ce qui est si simple devient si compliquer pour l’ONU ? Le problème malien n’aurait jamais pu prendre autant d’ampleur si le bon sens avait prévalu depuis le départ. La question reste : doit-on prendre les armes pour faire aboutir des revendications dans le cadre de la démocratie ? Et, doit-on soutenir ceux qui les prennent contre un pouvoir légitime ? C’est ce qui s’est passé dans ce qu’on peut aujourd’hui appelé le « conflit malien ». C’est en 2012 après l’ « assassinat » du Guide Mouammar Kadhafi par la France et l’effondrement de l’Etat libyen, que des groupes touaregs, anciens combattants auprès de l’armée libyenne, retournent au Mali pour revendiquer la création de l’Etat de l’Azawad. Pour donner plus de force à son entreprise, ce groupe touareg utilise les armes et s’allient aux terroristes, narco trafiquants, djihadistes. La suite est connue. Déstabilisé et menacé jusque dans son existence, le Mali demande de l’aide. Et à qui d’autre pouvait-il le demander si ce n’est pas la France avec laquelle il est historiquement et malheureusement lié. Un scénario nul doute prévu qui permettrait à la France de légitimer son intervention au Mali et de dérouler sa stratégie. La France : ange ou démon ? Le chanteur ivoirien dit dans une de ses chansons ; « qu’ils se sont partagés le monde… ». En effet, dans ce partage machiavélique, le Mali ne peut qu’être bien évidement dans le giron français, ancienne puissance colonisatrice. Cela veut dire que seule la France décide du sort malien. Le Mali comme bien d’autres anciennes colonies françaises. Cela explique que c’est envers la France que le président Dioncounda Traoré s’est tourné pour demander de l’aide. Pour tout dire, la France attendait cet appel et tel le bon Samaritain, elle envoya ses avions de combats contre les « groupes terroristes ».  Dans cette intervention, l’armée française a voulu faire le distinguo entre « terroristes » et « rebelles ». Les premiers, dira la France, sont les « ennemis » qui méritent d’être combattus. Les seconds, sont les « bons » qui méritent plus d’attention et de protection. Une erreur d’appréciation depuis le départ et qui devient source de tous les problèmes pour les Maliens. Comment faire la différence entre un « terroriste armé » et un « rebelle armé » qui utilise son arme pour terroriser les populations ? La France a cru pouvoir le faire. Mais, a-t-elle associé le gouvernement malien et le reste de la communauté internationale dans cette distinction ? En ce qui concerne le Mali, la réponse est non. Et pourquoi la France n’a-t-elle pas voulu associer le gouvernement malien dans cette décision lourde de conséquences ? La réponse appartient aux responsables français. Aujourd’hui, plus de trois ans après le « succès » de l’intervention française au nord du Mali, ni l’administration, ni l’armée n’est autorisée à entrer à Kidal fief des groupes rebelles avec lesquels la France a un accord de collaboration. Seule également, la force Barkhane française a été légitimée dans son rôle de lutter contre le terrorisme au Sahel. Le terrorisme a-t-il, pour autant, diminuer ? La réponse est non ! Au contraire, il prend de l’ampleur. La situation ambigüe autour de Kidal, a poussé certains Maliens à se révolter contre le projet de révision constitutionnelle prévue par l’accord d’Alger et qui devrait entériner certaines dispositions dudit accord. Certains n’hésitent pas à parler de dispositions en faveur des groupes rebelles sous protection française. La France, seule responsable de l’échec du processus de sortie de crise Le Mali qui a longtemps demandé en vain le renforcement du mandat de l’ONU dans la résolution de son conflit (la France le bloquerait-il ?) cherche un ultime vote de sanctions  contre ceux qui entrave la bonne marche du processus de paix. On pourrait même dire contre les membres de la CMA qui depuis toujours jouent le dilatoire pour chaque échéance du processus comme le redéploiement de l’administration malienne dans la ville de Kidal et alentours ou dans l’installation des autorités intérimaires ou encore le démarrage du MOC. Sans parler du nombre d’attaques contre les forces armées maliennes et de sécurité et les casques bleus de l’ONU. Plusieurs violations du processus sans la moindre sanction. Ce projet de vote, porté par le Mali est, ironie du sort, défendu devant le Conseil de sécurité de l’ONU par la…France. C’est depuis le mardi 05 septembre 2017 que ce projet a été soumis au vote. Une adoption entrainerait la création d’un comité de sanctions pour identifier les individus ou entités qui viendraient à violer le processus de paix. Il s’agit des cas de violation du cessez le feu, d’obstruction à la mise en œuvre de l’accord, d’attaques contre les forces armées maliennes ou les casques bleus, de violations des droits de l’homme ou d’obstruction à l’acheminement d’aide humanitaire. La dernière entrave au processus (attaques contre le GATIA qui a fait de nombreux morts, faux-fuyant devant le retour de l’administration à Kidal…), a, nul doute, poussé le gouvernement malien à tenter de dissuader la CMA dans ses œuvres à l’encontre de la paix. Mais, à notre avis, c’est contre la France que l’ONU devrait prendre ses premières sanctions pour entrave au processus de paix au Mali si elle veut être correcte. C’est à la France qu’il faudra demander des comptes en cas d’échec du processus de sortie de crise. C’est aussi à la France qu’il faudrait demander des comptes pour les nombreuses attaques de la CMA. Sinaly

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Commentaires (17)

User
Lam,
Lam, 9 ans
Vous voyer trop loin, le regime de sanction de l'onu n'est pas contre la cma gatia ou autres groupes du nord. LE REGIME DE SANCTION ADOPTE PAR LES NATIONS UNIS EST BEL ET BIEN FAIT CONTRE LES MARCHEURS A BAMAKO CONTRE LE REFERENDUM. ATTENDONS BIEN VOIR...
Diakite
Diakite 9 ans
L'ONU la CPI human rights watch Amnesty international international crus groupe tout ces gangs travaillent ensemble avec la France l'Amérique l'anglaiterre la belgique et tout les pays occidentaux ne veulent pas l'indépendance d Afrique les leaders de Gatia et de la plateforme devront faire très très attention parce que ces gens là ils peuvent présenter l agressieur comme la victime comme le cas de la Côte d'Ivoire les rebelles ont attaqué le pays depuis année 2000 mais ils ne sont pas inquiétés par la CPI mais le président qui était attaqué se trouve à la cours d injustice que bénisse le Mali
RINZ
RINZ 9 ans
Combien un gars peut toucher pour écrire un truc pareil ??? Peut-être est ce de l'humour Pourtant le sujet est grave cette guerre concerne la vie de milliers de gens du Nord
RINZ
RINZ 9 ans
Ecrit idiot sans valeur journalistique .. Un bulletin d'humeur destiné à draguer quelques mouches Et ça marche un peu !!!..quelques ilotes ont suivi Mais 5 suiveurs d'un texte minable ne font pas une opinion ...
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 9 ans
Mais pourquoi allez loin dans l'historique de la rébellion au Mali ? C'est connue de la communauté internationale . S'il y a sanction à prendre par l'ONU, sans risque de me tromper la France sera la première sanctionnée . Mais attention ! dans la crise malienne son complice est bien la meme ONU. L'accord pour la paix est quotidiennement viole par la CMA, protégée par la force francaise BARKHANE . Les maliens meme certaines forces qui component la MINUSMA savent que c'est du dilatoire. Le Mali est victime d'un complot international mûri par la France qui l'execute sur le terrain avec ses allies ( la CMA et la MINUSMA). Cette histoire de sanctions est la Poudre aux yeux. Elles seront appliquées sur les FAMAs, la plate forme gouvernementale , mais jamais sur les elements de la CMA.
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 9 ans
Comment comprendre que le Mali pour demander des sanctions contre ceux qui entraveraient le processus de l'accord de paix , passe par la France qui est a la base de la non application de meme accord , Elle (la France ), est co-auteur des crimes commis au Nord, au centre et a travers le Mali. Qu'Allah le tout puissant sevi la France de toutes ses forfeitures commises au Mali. Malheur a la France conlonisatrice .
sangare
sangare 9 ans
Le surnom de l' ONU c'est le GRAND MACHIN,attribué par le général DEGAUL pour contester le caractère universel de l' institution. L' ONU a été créée par les occidentaux pour imposer leurs vues aux tiers-mondistes. Les américains l'ont surtout utilisé pour favoriser leurs alliés israéliens. Récemment,on constate que l'ONU est utilisée pour abattre ceux qui leurs tiennent tête. Il s'agit de Saddam Hussein et de Kadhafi. Ce que la France est entrain de faire au MALI,utiliser l'ONU pour sauvegarder ses intérêts,est très fréquent par les autres membres du conseil de sécurité. Même l'application des sanctions n'est jamais effective tant que ça touche leurs protégés. Ne soyons pas naïf,l'ONU ne sanctionnera jamais la CMA.La sanction vise plutôt le gatia. Une éventuelle sanction contre les groupes armés touaregs qui tiennent kidal et alentours signifie leurs lâchages par la France. La France a utilisé l'aide demandée par DIONCOUDA TRAORÉ pour mettre en application un plan préétabli par les états majors qui n'attendait que le moment propice. Le plan a été sorti des terroirs,réactualisé et est en application depuis l'intervention française. Ibk leurs a facilité la tâche avec son attaque de mai 2014.Ce jour là la France a montré à Ibk jusqu'où elle est prête à s'engager pour défendre ses intérêts puisque des hauts fonctionnaires maliens ont laissé leurs vies. Si la France était là pour AIDER le MALI ces vies seraient sauvées. La France pourra t'il aller au bout de son plan? Le peuple malien commence à percevoir l'intention réelle de l' ex colonisateur. Un premier accrochage est la bataille pour le retrait du projet de constitution jusqu'à la libération totale de tout le territoire. La France est derrière ce projet de constitution qui consiste à apposer une couche légale à l'autonomie de la partie NORD de notre pays que les groupes armés appellent AZAWAD. Elle a agit sur le terrain en dégageant le gatia de sa position tout en sollicitant l'ONU à sanctionner les groupes armés qui oseraient violer le cessez-le-feu,une manière de lancer un avertissement aux dirigeants du gatia L'ONU c'est la France et ses alliés occidentaux avec,des fois,la complicité de la Chine et la Russie. Le MALI doit avoir une diplomatie d'inspiration panafricaine pour dévoiler le plan machiavélique de la France au nom du MALI. IBRAHIM BOUBACAR KEITA ne réunit pas les éléments nécessaires pour engager ce combat.
wsr
wsr 9 ans
"une manière de lancer un avertissement aux dirigeants du gatia" Les leaders du GATIA doivent faire très attention!!! Parce que quand la france va activer le tribunal blancde la cpi pour juger les nègres, ceux qui vont y passer seront les gens du GATIA!!! C'est comme ça... Sinon vu les crimes et les collaborations du mmmlllnnnnlllaa avec les terroristes, cela fait longtemps qu'ils auraient du être arrêtés depuis Aguelhoc!!!!
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