Campagne de diffamation contre le Président Malien : Qui veut salir IBK ?

31 Mars 2014 - 03:52
Mis à jour: 13 ans
24
[caption id="attachment_199473" align="aligncenter" width="610"]IBK Le president malien, Ibrahim Boubacar Keita[/caption] Le journal français, Le Monde, dans un article publié le 28 mars, intitulé : « les juges sur la piste du parrain des parrains français » cite l’homme d’affaires corse, Michel Tomi, soupçonné de « blanchiment aggravé en bande organisée », « abus de biens sociaux » et « faux en écriture privée ». Le « prestigieux » journal fait savoir que ce richissime français, à la tête du groupe industriel Kabi, est un ami d’IBK. Ce n’est pas tout. Il tente, à travers des démonstrations mensongères, de ternir l’image d’IBK et à mettre en doute sa probité.   D’abord, notre confrère soutient que Michel Tomi, soupçonné de blanchir en France une partie de l’argent gagné en Afrique, finance des présidents africains, lesquels seraient impliqués dans le « système Tomi ». Au nombre de ceux-ci, il cite IBK, mais aussi le président gabonais, Ali Bongo et les présidents tchadien et camerounais. Pour convaincre ses lecteurs, le journaliste enquêteur, qui, manifestement, est resté dans sa rédaction pour imaginer des mensonges, écrit : « Avril 2012. Par un bel après-midi printanier, un homme en costume azur sort du restaurant parisien huppé La Maison de la truffe, escorté par ses gorilles. C'est IBK. Il serre dans ses bras un Michel Tomi en petite forme. Atteint d'une sclérose en plaques, il se déplace en fauteuil roulant. Son lieutenant, Jean-Luc Codaccioni, dit « Johnny », est également présent. Les trois hommes ne sont pas seuls : les policiers, en planque, mitraillent la scène au téléobjectif. M. Tomi sait entretenir ses amitiés. Il fournit des vêtements de marque au futur président malien, paie ses séjours à l'hôtel parisien La Réserve, met à sa disposition des avions pour sa campagne présidentielle – M. Tomi possède deux compagnies aériennes, Afrijet et Gabon Airlines ».   Que de mensonges ! Le putsch du capitaine Sanogo, perpétré en mars 2012, a trouvé IBK à Bamako. La grave situation du pays avec l’occupation djihadiste n’a pas permis à IBK de quitter le Mali. C’est bien après la mise en place du gouvernement Cheick Modibo Diarra II, en août 2012, qu’il a quitté la capitale malienne. Pour les besoins de l’enquête les documents de voyage existent. Donc, il y a manifestement une volonté de nuire, de ternir l’image d’IBK. Encore que même si la rencontre était par extraordinaire vraie, où se trouve le problème ? Remettre des cadeaux à un « ami » est-il une infraction ? Cela pourrait t-il être une preuve d’implication dans un blanchiment d’argent ? Le journaliste n’avait pas d’éléments pour étayer son accusation, il a préféré jouer au sensationnel. Il l’a réussi en usant du nom d’IBK, qui fait la fierté de son peuple et même de l’Afrique, parce qu’il incarne un nouveau type d’homme d’Etat, qui gêne les néocolonialistes.   Un autre mensonge colporté par ce journal est d’écrire que la compagnie Afrijet de Michel Tomi a mis à la disposition d’IBK un avion durant la campagne électorale. Alors que tous les Bamakois bien informés savent que c’est bien l’avion d’Ibrahim Diawara de la société Stones qui a assuré le transport d’IBK pendant sa campagne.   Le très « sérieux » journal Le Monde sème sciemment la confusion sachant bien qu’en ce moment, l’Etat du Mali n’a pas d’avion et qu’il loue alternativement un avion de la RAM et celui d’Afrijet, avec des factures en bonne et due forme. C’est le lieu de préciser que le Boeing 727 acheté par ATT n’est plus en mesure de voler, comme l’attestent les audits techniques effectués en septembre 2013.     Le confrère du journal Le Monde est vraisemblablement en mission pour distraire le Mali et les Maliens, pour leur faire oublier les dossiers sensibles du nord du pays, les poursuites en cours contre l’ancien chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré. Il se trompe parce qu’il est  tombé sur un homme d’acier, qui n’acceptera jamais que son honneur ou celui du Mali soit souillé.   L’autre accusation : « En décembre 2013, en marge d'un sommet africain qui se tient à Paris, IBK effectue un déplacement privé à Marseille, où il est pris en main par les hommes de M. Tomi. Celui-ci multiplie les séjours dans la cité phocéenne : il se rend deux fois par mois à l'hôpital de la Timone. Plus récemment, du 8 au 10 février, M. Tomi héberge son ami, tous frais payés, dans une suite du palace parisien le Royal Monceau. Il lui procure aussi des véhicules haut de gamme. Il s'occupe même de sa sécurité ».   Voilà encore des balivernes. Comment un président de la République à la trempe d’IBK pris entièrement en charge par l’Etat du Mali va faire acquitter ses factures  par un « ami » ? C’est faux et archifaux. Toutes les factures des missions d’IBK existent. Elles seront certainement remises à la justice française pour démonter le mensonge de notre confrère, Le Monde.   Quant à la sécurité d’IBK, elle est assurée par la garde présidentielle, même au cours de ses déplacements à l’étranger. Michel Tomi n’a donc assuré aucune sécurité d’IBK. Le dernier mensonge et non le moindre est d’affirmer qu’IBK est actionnaire du Casino de Bamako, le seul de la capitale, en verrouillant le système pour empêcher à d’autres de s’y installer. C’est du déjà entendu. Alors Premier ministre, ce plat avait été servi aux Maliens. Ils l’ont trouvé fade parce l’assertion ne repose sur aucune base concrète. Finalement, ils ont compris que c’était une entreprise de démolition, comme comme celle à laquelle on a à faire présentement. Pour ceux qui ne le savent pas, Wali Diawara, alors  puissant président de la prestigieuse Commission des Finances de l’Assemblée nationale, avait initié  en 2010 un amendement de la loi sur les jeux de hasard pour l’autorisation d’installation des machines à sous dans certains hôtels de la place, il a été buté à l’opposition du gouvernement de Modibo Sidibé. L’amendement a donc été retiré. En ce moment là, IBK n’était ni chef de gouvernement ni président de l’Assemblée nationale, encore moins président de la République. C’est dire qu’il n’a donc rien verrouillé.  Notre confrère n’a fait que raconter des sornettes. A tout moment, si des raisons objectives existent, le projet de loi sur les jeux de hasard pourrait être amendé. En tout cas, IBK a décidé de ne pas laisser passer ces mensonges. Il a instruit au gouvernement de constituer un pôle d’avocats français et maliens pour réserver une action judiciaire appropriée au journal Le Monde qui se discrédite d’année en année et qui perd, ipso facto, du terrain. A suivre. Chahana Takiou

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (24)

User
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 13 ans
Bonjour, Comme je le disais, l’accusation de corruption, par le journal Le Monde, de notre Président IBK est très grave pour que certains l’instrumentalisent. Comte-tenu de la présomption d’innocence, espérons que la délibération de la justice soit attendue par TOUS tout en évitant les amalgames qui ne font que diviser. Le Mali a besoin d'UNION de TOUS (Maliens et Partenaires), autour de la problématique Malienne, pour avancer rapidement vers la réconciliation nationale. La France a contribué amplement à la libération du Mali, elle doit contribuer à l’apaiser jusqu’à la sortie durable de la crise. Les Responsables Français doivent prendre au sérieux ce dossier pour appeler à l’apaisement et à placer la justice avant tout. L’apaisement, dont je parle, fait référence au fait que les uns et les autres doivent s’en tenir à la justice et rien d’autre en mettant en avant la présomption d’innocence. L’affaire étant devant la justice, c’est aux avocats, des uns et des autres, de s’affronter devant cette dernière, preuves et/ou arguments à l’appui. Nous devons, donc, les laisser faire leur travail. La déontologie dans les domaines de la presse et de la communication exige que les faits soient vérifiés et confirmés avant leur publication. La France doit attirer l’attention des journalistes, du journal Français, Le Monde, sur ces aspects, qu’ils n’ignorent, d’ailleurs, pas. Je le sais, c’est au Président IBK, à travers ses avocats, de se défendre en éclaircissant cette affaire avec, si nécessaire, une séparation entre la sphère privée et la sphère publique car l’amalgame pourrait vite arriver. La France a secouru le Mali contre les Djihadistes, elle doit veiller à ce qu’une autre guerre axée sur des amalgames, non contrôlés et non confirmés, ne discrédite et n’anéantisse le Mali à travers son Président IBK. Ce qui ne veut pas dire, être contre la démocratie et la libre expression, mais juste faire respecter la présomption d’innocence, la justice et la déontologie dans les domaines de la presse et de la communication. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected] TEL (00223) 78 73 14 61
N iyefôkoyesegou..
N iyefôkoyesegou.. 13 ans
On ne peut pas mener un train de vie digne d'un bourgeois, sans avoir une source de financement consequente!
Doussouba
Doussouba 13 ans
C´est lamentable comment un soit disant journaliste puisse faire le genou troué en s´exprimant ainsi, contraire à toute deontologie dans le metier de journalisme. Ces jourmalistes du journal "Le monde" font un excellent travail dans les règles de l´art sans arrière penser, contrairement à certains cancres de journaliste comme ce Chahana qui ne pense qu´à son "nasongon". S´il s´avère qu´IBK est impliqué dans cette histoire de corruption, il doit nous prouver le contraire en apportant des preuves. Dans ce cas il peut porter plainte pour diffamation, dans le cas contraire il doit rendre le tablier, car on ne veut pas de President qui tient un double langage. Faire croire de lutter contre la corruption n´etant pas soi même clean, c´est se foutre de la gueulle des maliens qui lui ont placé leur confiance.
dembélé fadiala
dembélé fadiala 13 ans
Le Mali et les maliens réfléchissent sur le réel et non sur l'irréel et le conditionnel.Le journalisme n'est pas égal à la bassesse.Il est tout une morale.
koudis 13 ans
Ce n’est pas cette gymnastique intellectuelle à la malienne qui va tirer IBK comme ça de cette affaire… Pourquoi cette affaire ne fait pas tant de bruits au Tchad et au Gabon ??? Tout est parti de ce communiqué télévisé au point que TV5 en a parlé dans son journal d’hier soir… C’est la présidence qui a donné une telle ampleur à l’affaire aussi grave qu’elle soit… Ici au Mali on a un sacré défaut, on se croit tellement intelligent qu’à chaque bêtise ou erreur on crie au complot et on cherche des boucs émissaires par-ci, par-là. Qui a conseillé IBk à faire ce communiqué ? Qui s’occupe de la com à la présidence ? Qu’il commence déjà à limoger ces mecs là sauf si l’idée vient de lui-même. Dans ce cas, il a intérêt à entreprendre une vaste campagne de promotion du Mali en oubliant pour l’instant sa personne.. :idea: :idea: :idea: :idea:
Nous Soutenons Sans Reserve Notre President Contre Les Ennemis Du Peuple Malien
Nous Soutenons Sans Reserve Notre President Contre Les Ennemis Du Peuple Malien 13 ans
Salut KOUDIS, Mon frere tu as tout a fais raison quand il s'agit de la defaillance du systeme de communication du president IBK,le president IBK a besoin des homes et femmes experimentes dans ce domaine. "Pourquoi cette affaire ne fait pas tant de bruits au Tchad et au Gabon ??? "Si koudis l'affaire fait beaucoup de bruits chez eux aussi mais dans cette affaire c'est principalement le president IBK qui est vise',ils n'ont fait qu'ajouter les noms des autres presidents pour nous faire croire que cette affaire n'a rien a avoir avec le probleme de KIdal. Aussi chez nous ,certains malhonnetes politiciens pensent que cette affaire fait leur Bonheur meme si c'est la dignite' du Mali qui est visee' mais c'est pas de cette facon qu'ils reussiront a battre le president IBK. INCHAALLAH IBK VIVRA,
koudis 13 ans
Bjr Frère Doudouba, c'est l'image du Mali à travers IBK qui a été touchée. .. Je refuse cette idée de complot, mon souci c'est l'entourage d'IBK.. Il est très mal conseillé dans sa communication et dans sa gestion positive de l'image de notre pays. Son directeur de cabinet a certes travaillé à Jeune Afrique mais c'est différent de la conception et la promotion d'un pays. Le mec est plutôt fort dans la communication politique sinon il doit se faire épauler par d'autres compétences. 8-O 8-O 8-O
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (109)
  • Nfp (68)
  • Kankan (60)
  • Sissoko (25)
  • Citoyen du monde (24)