Loi sur les autorités intérimaires : L’opposition boycotte, la majorité adopte. Pugilat à l’Assemblée nationale

01 Avr 2016 - 00:34
Mis à jour: 11 ans
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Loi sur les autorités intérimaires : L’opposition boycotte, la majorité adopte. Pugilat à l’Assemblée nationale
Etat d’urgence : L’Assemblée Nationale entérine la reconduction pour 3 mois
Maliweb.net -Les commentaires et griefs portés contre le projet par le collectif des partis politiques de l’opposition, se sont révélés peu documentés, sans argumentaires pertinents et plein d’amateurisme.   Le 31 mars 2016, avec 103 voix pour, l’Assemblée nationale du Mali (qui compte 147 députés) donnait son quitus à l’installation des autorités intérimaires, là où cela s’avère nécessaire. Les élus de la nation ont souscrit à ce choix en votant à une majorité écrasante le projet de loi, qui vient ainsi modifier le Code des Collectivités Territoriales du Mali. Le projet de loi dénoncé par les partis politiques de l’opposition, «vise à remplacer les délégations spéciales avec des compétences très limitées, par les autorités intérimaires qui auront des compétences renforcées».  Au sujet de ce texte, l’opposition (qui a quitté la salle juste au moment du vote) oppose plusieurs griefs à la loi. Pour l’opposition, cette loi qui viole la loi fondamentale du Mali, porte en elle les germes d’une partition du pays et constitue u n recul pour la démocratie dans notre pays. Des plaintes (accusations ?) qui ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds. En effet, 5 jours après ces déclarations de l’opposition face à la presse, c’est le tour à la majorité parlementaire de venir donner à l’opinion une autre lecture du projet de loi. Pour la majorité parlementaire, les commentaires et griefs portés contre le projet par le collectif des partis politiques de l’opposition, se sont révélés peu documentés, sans argumentaires pertinents et plein d’amateurisme. «Après l’adoption par l’Assemblée Nationale, le jeudi 31 mars 2016, il est apparu important et opportun pour la majorité parlementaire de rétablir la vérité des faits afin d’éclairer l’opinion sur le bien fondé de cette loi historique, qui du reste sera d’application générale sur toute l’étendue du territoire national», introduit une déclaration de la majorité ; une déclaration lue par l’honorable Moussa Timbiné, président du groupe parlementaire RPM. L’honorable Timbiné, accompagné de Boulkassoum Touré (président du groupe parlementaire APM), de Sékou F Traoré (groupe parlementaire Adema/Asma), et Amadou Araba Doumbia (Commission Administration territoriale et décentralisation), a animé, ce samedi 02 avril, un point de presse. Occasion pour Moussa Timbiné de rappeler que la mise en place de ces autorités intérimaires ou transitoires est une prévision de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans son annexe 1. Lequel prévoit, le cas échéant et au plus tard trois mois après la signature de l’Accord, des autorités chargées de l’administration des communes, cercles et régions du nord durant la période intérimaire. «En initiant le projet de loi portant modification du Code des Collectivités Territoriales, le gouvernement traduit sa ferme volonté et son engagement sans faille à concrétiser les engagements contenus dans l’Accord, issu du processus d’Alger», ajoute la déclaration de la majorité parlementaire. Une majorité parlementaire qui ne s’est pas contentée d’apporter simplement un démenti aux allégations formulées par l’opposition ; Elle (la majorité parlementaire) est allée bien plus loin, regrettant la posture adoptée par cette opposition lors du vote du texte. «L’opposition a participé activement aux deux grandes rencontres, celles initiées par le Président de la République avec les partis politiques et la rencontre du 28 février 2016 qui a réuni les partis politiques (majorité et opposition), la société civile et les groupes armés autour de la mise en œuvre de l’Accord. Aussi, elle a participé activement au débat sur l’adoption des amendements de ladite loi et s’est effectivement rendue compte qu’aucune disposition de la loi ne viole la Constitution.  Dès lors, nous estimons que les agissements insensés de l’opposition qui, à cours d’arguments, a préféré quitter la salle, ne se justifient pas ; surtout que cette loi votée permet d’amorcer la mise en œuvre réelle de l’Accord», poursuit la déclaration. Qui ajoute : avec le même ton : «Ce comportement de l’opposition qui se dit républicaine est peu constructive au moment où le pays a besoin du concours franc de tous ses fils pour la réconciliation et la cohésion nationale ». Papa Sow  Maliweb net

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Commentaires (64)

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1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 11 ans
Pouvoir et Opposition sont du pareil au même au Maliba. Je n'ai jamais vu au Maliba quand l'opposition a deposée de quoi sur la table ou le pouvoir don't l'un ou l'autre a été d'accord avec. Jaimais.........c'est possible au 99% ils ne sont que des chats et des chiens en palabres a chaque jour pour leurs interets au lieu de ceux du peuple.
La lumiere du four
La lumiere du four 11 ans
C'est toujours ce qui arrive si on oublie l'essentiel a' savoir la defense des interets superieurs du Mali.
Maraka
Maraka 11 ans
Les députés de l'opposition ont quitté la salle pour boycotter l'adoption de ce projet de loi et malgré leur départ il a été adopté. Moi je pense qu'ils auraient agi en sages s'ils étaient restés dans la salle pour voter contre.
Ambassadeur
Ambassadeur 11 ans
Moi je pense que les députés de l'opposition ont fait une mauvaise lecture de ce projet de loi. En effet ils disent avoir refusé de voter cette loi parce qu'elle consacrerait la division du pays.Mais il faut qu'ils sachent qu'il n'en est rien du tout car cette loi ne concerne pas seulement le nord du pays...
Tobri
Tobri 11 ans
J’invite les opposants de cette nation à ne pas tirer le diable par la queue. Le boycotte d’un projet de loi n’est pas la solution. Les députés de l’opposition pouvaient voter par non au lieu de quitter la salle. Cela veut dire qu’ils ne peuvent pas assurer la tâche qui leur a été confiée. Cet acte est irresponsable et de mauvaise volonté.
KISSINGER
KISSINGER 11 ans
Toutes ses tractations montrent qu'au plan national nous devons prendre nos responsabilités. Cette communauté dite internationale ne fera absolument rien pour dénouer cette situation. C'est pourquoi le comité national de suivi des accords doit se faire de plus en plus actif et prendre des initiatives pour organiser des travaux au plan national sur les points de blocages des accords de paix pour faciliter son application sinon cela prendra trop de temps. Il convient d'élucider les zones d'ombres au fur et mesure de la mise en application des accords.
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