Cohésion nationale et reformes : ADO et Macky consultent les forces vives - IBK a-t-il choisi de ne rien faire ?

13 Juin 2016 - 00:19
Mis à jour: 10 ans
131
Cohésion nationale et reformes : ADO et Macky consultent les forces vives - IBK a-t-il choisi de ne rien faire ?
Cohésion nationale et reformes : ADO et Macky consultent les forces vives - IBK a-t-il choisi de ne rien faire ?
Quand on regarde autour de nous, chez nos voisins du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, on ne peut s’empêcher d’être impressionné par la précaution et le dévouement avec lesquels les présidents Macky Sall et Alassane Dramane Ouattara abordent les questions de cohésion nationale et des reformes en cours dans leur pays. A regarder chez les voisins, on glisse sur le terrain de la comparaison. Premier élément de cette comparaison, ces pays, la Côte d’Ivoire et le Sénégal connaissent une certaine quiétude et constituent un havre de paix, à côté d’un Mali tumultueux, qui cherche toujours à se mettre à l’abri des détonations de roquette, des attaques djihadistes et attentats terroristes. Le Président Alassane Dramane Ouattara, comme Macky Sall ouvrent de larges consultations des forces vives, des couches politiques et de la société civile. Mais pendant ce temps, deuxième élément de comparaison, notre chef de l’Etat, le Président IBK ne manifeste aucun signe de contagion, aucun empressement à ouvrir un quelconque dialogue politique et social, qu’on l’appelle Consultation ou concertation. Faut-il croire cependant que cette vague de consultations qui nous entoure et qui visent à recadrer la nécessaire évolution politique et sociale, ne fera pas tache d’huile chez nous au Mali ? On sait que depuis plusieurs mois, les forces vives du Mali éprouvent le besoin de concertations nationales ; la société civile, aussi bien que des composantes de la classe politique, ne se taisent pas sur cette quête de se retrouver par le biais d’une conférence nationale, conférence d’entente nationale, du reste indiquée par l’accord de paix et de réconciliation nationale. Ce besoin de débattre et de dire la Nation a été exprimé avant et après la signature de l’accord, dénonçant assez souvent le caractère non inclusif du document qui sera signé à Bamako, le 15 mai et le 20 juin 2015. ADO et Macky dont les deux pays sont loin des défis que connait le nôtre, parce que n’étant pas confrontés à de foyers djihadistes sur leurs territoires, consultent. Ils entreprennent de vaste consultations des forces vives, pour conforter la cohésion, s’entendre sur l’essentiel. IBK à la tête d’un pays effondré par la faillite de l’Etat, où des zones échappent à l’Etat, parce qu’en proie constamment à des attaques, comme à Tombouctou, Menaka, Kidal, Taoudéni, la région de Mopti, a-t-il choisi de ne rien faire ? Au sud, le pays se polarise de plus en plus, le mécontentement enfle, comme en atteste la marche de l’opposition du 21 mai 2016. Le président a jusque là observé un silence tonitruant face à cet appel des Maliens. Allons nous continuer d’attendre à l’heure de la reforme constitutionnelle, pour que la communauté internationale décide à notre place ? L’immobilisme est aujourd’hui, sans doute patent. Notre confrère, ‘’Journal du Mali’’ L’hebdo aborde la question ainsi : « Plus que la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, la révision constitutionnelle  en préparation peut constituer l’acte majeur du mandat entamé par le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) en Septembre 2013… Des modifications en profondeur sont attendues pour refonder la République et le rapport entre l’Etat et le citoyen. On s’interroge alors sur la discrétion du pouvoir. Depuis l’évocation de cette reforme par le Premier ministre en juin 2015, aucune annonce n’est venue jusqu’au communiqué du conseil des ministres du 18 mai informant la mise en place d’un comité d’experts en charge de faire des compositions. Et depuis plus rien. On semble raser les murs. Est-ce là une manière de conjurer la malédiction des deux précédentes tentatives de modifications avortées ? Dommage, car cette réforme est une aubaine, dans le sens où elle donne l’occasion au président de la République de s’adresser à tous les Maliens, pour expliquer l’enjeu et fixer le cap de son action, tout en déclinant sa vision d’un Mali nouveau, dont le socle serait la future Loi fondamentale ». C’est une bien curieuse démarche en catimini, aux antipodes de ce qui se passe en Côte d’Ivoire, chez Alassane Dramane Ouattara. B. Daou  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (131)

User
Abraham Abiola
Abraham Abiola 10 ans
C est du pedantisme.on n est pas dans une universite,et nul n à besoin de connaître ces termes pour faire la politique. La seule signification de la politique,poltitique sociale,politique economique,ou autre c est l action mise en vigueur avant ou après une situation déterminée pour sois même et ensuite pour l intérêt general.et l autre dirait c est la saine appréciation de la situation.
Abraham Abiola
Abraham Abiola 10 ans
Diadie Diabira
Boudist 1er
Boudist 1er 10 ans
Le président ivoirien ADO est arrivé au pouvoir il y a six ans et les consultations qui s'y passent en ce moment sont dues au fait que le président veut faire réviser la constitution dans quelques mois. Puisqu'on ne peut pas réviser la constitution sans avoir l'adhésion de la population,il est alors obligé de rencontrer les différentes couches de la population. Mais chez nous ici le président IBK est là il y a à peine trois et la révision de la constitution n'est pas encore proche,donc les uns et les autres devront patienter...
massa
massa 10 ans
Bien dit et au senegal,macky salle sent la tempête qui se prépare après son referendum,car les sénégalais dans leur ensemble,:referendum ou pas il reste à macky un mandat de 5ou 7 ans mais jamais 2 autres mandats car il y a une nouvelle constitution.si on ne prend garde les mauvais chefs d état vont réintroduire les coup d etat.pourquoi chercher à s éternuer avec la nouvelle yrpuvaille:nouvelle constitution=nouvelle tepublique=2 nouveauxandants..
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 10 ans
Les crises des trois pays ne sont les mêmes, mais quel qu'en soit les cas, les politiciens sont à la base de ces crises dans les trois pays. Aujourd'hui les deux pays Côte d'Ivoire et Sénégal semblent avoir plus de chance que le Mali à cause des hommes qui gouvernent. Il faut que le Mali abonde dans ce sens pour le bonheur des maliens. NB: Les gouvernants au Mali doivent être plus rationnels pour le bonheur du pays.
Salia de Macina
Salia de Macina 10 ans
Cher journaliste,vous informe que ce qui se passe en ce moment en Côte d'Ivoire en ce moment est complètement différent de ce que vous suggérez das notre pays. Alors,ne comparez pas ce qui n'est pas comparable.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (116)
  • Nfp (90)
  • Kankan (45)
  • Sissoko (34)
  • Coulibaly Yacouba (19)