Crise économique et sécuritaire-mauvaise gouvernance : Maliens de tous les bords, réveillez-vous !

22 Oct 2015 - 00:20
Mis à jour: 11 ans
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drapeau MaliLe Mali va mal. Le pays est atteint dans tous les segments susceptibles d’impulser son développement économique. La situation d’ensemble du pays offre l’image d’un Mali qui a perdu aussi bien son intégrité territoriale (avec Kidal qui échappe au contrôle de l’Etat), que son indépendance économique et financière (dépendance totale à Bretton Woods et à la France et alliés) et politique (l’absence d’un Etat fort). Qui est responsable ? En premier lieu, Ibrahim Boubacar Kéïta, chef suprême de la magistrature, garant de la souveraineté nationale. Qui d’autre?: la société civile, les partis politiques de l’opposition et de la majorité (alimentaire), l’armée, le citoyen lambda etc. tous résignés au sort qui frappe le pays et plombe l’avenir de son peuple. Pourtant, chacun doit jouer sa partition pour sortir le Mali du chaos orchestré. Aujourd’hui, un seul slogan vaut de l’or pour sonner la révolution chez les Maliens : « Fils du Mali, débout pour un Mali débout ! ». Cet appel vaut d’autant plus le coup d’être lancé que, de nos jours, l’honnêteté intellectuelle et le courage patriotique nous commandent de reconnaître que le Mali est au bord du précipice, s’il n’a déjà engagé le plongeon. Et pour cause, notre Maliba, pays à l’histoire millénaire gît dans une situation sécuritaire généralisée très précaire, une crise économique et financière sans précédent engendrée par une mal gouvernance, un front social latent, et une forte demande sociale. Aujourd’hui, le pays tient encore grâce aux bouteilles de sérum placées et tenues par la Minusma, Barkane, le Fmi, de la Banque mondiale, l’Union européenne, la France, la coopération bi et multilatérale. Cette situation chaotique, qui place le Mali sous tutelle internationale, est de la responsabilité de tous : aussi bien les autorités que les partis politiques de la majorité présidentielle et de l’opposition, la société civile et le peuple lui-même. Dans une démission collective, chacun assiste, en spectateur, à l’effondrement d’un pays, sosie d’un bateau sans gouvernail en passe de se désagréger.       C’est avec deux fléaux majeurs que le président Ibrahim Boubacar Kéita, plébiscité en juillet 2013 avec près de 78% par les Maliens comme étant l’Homme de la situation, a fait chuter le Mali en « deux temps, trois mouvements » : une mauvaise gouvernance instaurée comme mode de gestion des affaires publiques et une conduite complaisante du dossier du Nord du Mali.   Le Mali sombre… A peine hissé au trône en septembre 2013, IBK hisse dans les hautes sphères de l’Administration malienne  et des instances politiques, la famille, les amis, les alliés et les affidés. Les compétences sont mises à l’écart ; les cadres valables se retirent ou se refusent les rares sollicitations pour ne pas être témoins du folklore. Conséquence : la déliquescence de l’appareil d’Etat. Aujourd’hui, personne n’est nommé qui ne soit allié du pouvoir. Le chef de l’Etat a fait sien le principe : « Tu es avec moi, ou bien tu es contre moi ». C’est pourquoi, l’Administration malienne est caractérisée par des nominations contre-nature, des brimades, l’injustice et la chasse aux sorcières. Au lieu de rassembler, mobiliser et unir les Maliens, le chef de l’Etat a instauré la division entre les Maliens. Autre élément de la mal gouvernance d’IBK : l’argent public alloué, dans un contexte de crise sans précédent, à l’achat d’un avion présidentiel (entre 16 et 21 milliards de FCFA selon les sources), d’équipements militaires (entre 69 et 108 milliards de FCFA), d’engrais (60 à 80 milliards de FCFA en fumée) et de tracteurs (13 milliards de FCFA). Le Mali sombre toujours dans ce trou creusé par les pouvoirs publics. Par rapport à la crise du nord, le manque de vision politique et la gestion complaisante du dossier ont fait perdre Kidal au Mali et signer le pays au forceps un Accord (d’Alger pour la paix et la réconciliation) fortement contesté et qui en impose à l’Etat malien. Aujourd’hui encore, Kidal, Anéfis, Aguel hock et Tessalit, sont des localités interdites aux autorités maliennes. Au même moment, les régions de Gao, Tombouctou et Mopti sont en proie à une grande insécurité. Une insécurité qui, du nord a progressivement atteint le centre et le sud du pays. Jamais, la souveraineté du Mali n’a été malmenée, comme elle l’est actuellement. Après IBK et son gouvernement, vient la société civile. Celle-ci n’a jamais joué son véritable rôle. Au contraire, elle courtise le pouvoir, le caresse dans le sens du poil même quand il ne le faut pas, effectue des missions (vides de tout contenu) à l’extérieur pour le compte de l’Etat. Quand ça tourne, elle est toujours aux basques de l’Etat ; mais quand ça cale dans le pays, elle se terre pour maquiller sa complicité dans la mauvaise gouvernance du régime d’IBK. Telle est l’image de la société civile malienne sous IBK. Notre société doit s’ériger en une force qui appuie les efforts de développement du pays et dans le cadre de la bonne gouvernance de l’Etat, mais aussi une force de contre-pouvoir quand l’Etat dérape. Quid des partis politiques et du peuple ? Ils sont tous coupables. Aussi coupables qu’IBK autant qu’ils resteront résignés face au chaos endémique qui frappe de plein fouet le pays. Il urge que tous et chacun en soient conscients et se lèvent. CH Sylla  

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Commentaires (72)

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leurre & lueur
leurre & lueur 11 ans
En général tous les coups bas et forfaitures de toutes natures sont légion , dans un pays ou le peuple manque de couilles et de culot c'est pourquoi on assiste aux dérapages de toutes sortes sans que le peuple daigne de barrer la route à ses propres fossoyeurs , que nenni ! s'asseoir et se complaire à la destruction de son propre pays , tout ça par la faute de gouvernants irrévérencieux et démagogues et tant que ce peuple reste attentiste et s'accommodant avec les frasques du moment , la situation évoluera en crescendo....Au moins nos voisins Burkinabè ont des couilles par rappor aux KARISALA KAWOU !
zambougou toto
zambougou toto 11 ans
Le clown continue ses simagrées en France. Il se dit qu'il fait partie désormais des présidents qu'on" considère": poitrine bombée, les lèvres serrées par les dents( Da pro-né), la démarche assurée,les dents en chicane , le pédantisme de mauvais aloi ( étudiant de carrière); rien ne saurait convaincre le plus sot des français ni sur sa probité morale ni sur son intégrité intellectuelle. L''homme IBK est faux: l'un de ses amis s'exclama après son élection....ah bon vous aviez osé voter IBK, vous le regretterez. Il prit fonction le 04 Septembre 2013 et le 13 septembre la mafia est entrée en jeu avec la FAMEUSE LETTRE D'introductive rédigée par Mahamadou Camara( Louis de Funès) ancien Directeur de Cabinet: dès lors on assiste aux fausses promesses de l'homme , le nom de Dieu à la Bouche! qui a tant défié les paroles et les interdits divins, au vol et à l'escroquerie étatisée.
Voler ; Surfacturer ; Médire...
Voler ; Surfacturer ; Médire... 11 ans
Si voler ; surfacturer ; mentir ou médire sont des atouts de bonne gouvernance? Allez-y Bravo aux apatrides et aux "tagninas". Mais CHS aime son pays sinon il s'en fou de IBK ou du RPM. Des milliards volés jusqu'au sommet de l'Etat? Bravo à la bonne gouvernance... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Diarrakè
Diarrakè 11 ans
Si je pouvais faire quelque chose pour prendre une décision d’arrêter certains journalistes du Mali j’allais le faire tout en ordonnant de les décapiter sans avoir une goutte de pitié. Cela en vaut la peine car si on ne voit plus que des publications mensongères et diffamatoires soit contre le président soit contre un ministre ou soit contre une autorité administrative. N’avez-vous appris le journalisme que pour calomnier ?
SABYLE
SABYLE 11 ans
Mon cher journaliste, moi je pense humblement que le temps qui vient de sonner appartient à la révolution de l’économie nationale. C’est le temps où notre économie va connaître une croissance inimaginable car c’est l’occasion pour nous de débattre sur le COMMENT RELANCER ET DÉVELOPPER LE MALI ?
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