Toute l’armée mobilisée pour empêcher les journalistes d’accéder à la Primature : Tout le contraire pour assurer la protection du président de la République

19 Juil 2012 - 00:01
Mis à jour: 14 ans
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Lors de la marche de protestation des journalistes contre l’agression de leurs confrères, le mardi 17 juillet, le dispositif sécuritaire était impressionnant, très impressionnant. Tout le contraire pour les manifestants qui sont partis tranquillement agresser le président de la République jusque dans son palais. [caption id="attachment_80948" align="aligncenter" width="610"] Le service de maintien d'ordre devant la cité ministérielle lors de la marche de la presse[/caption] Après l’agression physique du président de la République Dioncounda Traoré, ceux qui soutiennent mordicus le gouvernement de  l’ex-chef d’Etat, pardon, du capitaine Amadou Haya Sanogo, refusent d’admettre que le Président Traoré a été tout simplement livré par les ministres en charge de la Sécurité aux assaillants qui ont parcouru plusieurs kilomètres pour se rendre au Palais, portant un cercueil sur lequel était inscrit le nom du président de la République, Dioncounda Traoré. Leur intention macabre ne souffrait d’aucun doute. Où étaient les forces de sécurité massivement mobilisées dans le cadre de la marche pacifique de protestation des journalistes contre le musèlement de la presse ? Sans arme ni cercueil, les journalistes ont été encadrés par l’armée malienne (garde nationale) accompagnée par la police nationale et la gendarmerie. Les absents de l’armée étaient les Bérets rouges dont beaucoup sont encore dans la nature. Et les Bérets verts occupés à veiller sur la sécurité de leur mentor, en l’occurrence Amadou Haya Sanogo. Depuis 08 heures du matin, le lieu de rassemblement des journalistes  marcheurs a été pris d’assaut par des hommes en tenue. Les passants stupéfaits de cette présence massive des militaires en ces endroits imaginaient que, par hasard, Iyad Ag Ghaly serait caché dans les locaux du siège de L’Indépendant. Après une vingtaine de minutes de marche, un autre  camion bien rempli de gendarmes ont rejoint le cortège au niveau du siège du Bloc administratif et commercial de l’Aci. Animés par la sagesse, les marcheurs, malgré cette présence agaçante  des hommes en tenue, ont pu se retenir. Mais, la surprise fut grande quand ils sont arrivés devant la Cité administrative. L’accès des journalistes à la Primature a été empêché de façon musclée. Il a fallu plus de 20 minutes de négociations pour franchir le portail. Alors, que certaines associations, des groupements de désœuvrés, y entrent souvent sans motif. Devant la Primature, c’était l’armée au complet qui y attendait les journalistes, même les Bérets verts y étaient, bien perceptibles. Et tout cela, pour protéger le bureau du Premier ministre, parti au Burkina Faso. S’il s’agit de veiller sur le protêger du capitaine Sanogo, toute l’armée est mobilisée. Mais pour le président de la république que le Cnrdre abhorre, patatras ! Cela prouve à suffisance que le président intérimaire a été livré par ceux qui devaient le protéger, pour appuyer la thèse du complot qui se précise au fur et à mesure que les enquêtes avancent. En effet, si le Pr Dioncounda avait bénéficié d’autant de protection, on aurait été épargné de ce que nous vivons. Il s’agit de la honte d’un pays qui prend plaisir à tabasser son président de la République. Et de quelle manière ! Oumar KONATE   Marche de protestation du monde des médias : Une mobilisation exceptionnelle pour défendre la liberté de presse Le mardi 17 juillet 2012 a été décrété « Journée sans presse » au Mali. En effet, toute la famille de la presse malienne s’est mise debout comme un seul homme, à travers une marche de protestation, pour dénoncer la répression dont elle fait l’objet ces derniers temps. La mobilisation a été impressionnante, quoique déconcertante  a été celle des forces de sécurité. C’est à travers cette marche de protestation que la presse malienne a exprimé son ras-le-bol. Victime des humeurs des forces assaillantes depuis le coup d’Etat du 22 mars  2012, elle se voit confisquer la liberté d’expression qui lui est immaculée. L’enlèvement et l'agression physique lâche du doyen Saouti Labass Haidara, directeur de publication du quotidien « L'Indépendant », dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier par six individus, encagoulés et férocement armés, viennent rallonger la liste des attaques contre la liberté de la presse au Mali. Ces assailles ont  commencé la nuit du 21 au 22 mars 2012 par l’invasion du siège de l’Ortm où les agents ont fait l’objet d’intimidation pendant plusieurs semaines. Ensuite, le directeur de publication du journal « Le Prétoire », Birama Fall a été interpellé par les agents de la Sécurité d’Etat, le 9 mai dernier. Chahana Takiou, directeur de publication du journal « 22 Septembre » a été convoqué par la Sécurité militaire, le 24 mai;  le 12 juin, la chaîne de télévision Africable a été empêchée, arme à la tempe des techniciens, de diffuser une émission; Abdrahame Keïta, directeur de la rédaction du journal « Aurore»,  a été enlevé et agressé, avant de lui voler la somme de plus d’un million Fcfa, le 2 juillet. «Trop, c’est trop ! », ont déclaré à l’unisson les membres de la famille de la presse, en marchant vers la Primature, avec une lettre pour le patron des lieux, le Premier ministre. Les marcheurs étaient plus d’un millier, parmi eux on comptait la présence de plusieurs démocrates convaincus qui ne badinent pas avec la liberté (Pr Aliou Nouhoum Diallo, Mme Sy Kadiatou Sow, Me Mountaga Tall, des artistes, des leaders de mouvements de jeunesse, entre autres). En voyage, comme d’habitude, le Premier ministre a chargé son directeur de Cabinet de recevoir les protestataires. En lisant le contenu de la lettre adressée aux autorités du pays, le président de la Maison de presse, Makan Koné, a mis en garde, au nom de l’ensemble de ses confrères, contre les agressions, les intimidations. Mobilisés pour la circonstance, les centaines d’hommes des forces de l’ordre (policiers, gardes, gendarmes) ont impressionné tout le monde aussi bien par leur nombre que par leur zèle. L’on n’avait pas autant d’hommes en uniforme depuis le défilé militaire de la commémoration du cinquantenaire du Mali. « Où étaient tous ces hommes quand le président de la transition, Dioncounda, s’est fait agresser? », se demandaient plusieurs personnes. Et dire que certains s’étonnent quand on dit que la Primature est la seule institution à se sentir en sécurité dans ce pays ! Rokia Diabaté

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Commentaires (51)

User
adamis
adamis 14 ans
nous aimons tous nos militaires .mais quand il nous ont déçu et humilié devant le monde entier ont n'est bien obligé de le dire il ne sont pas aujourd’hui a la hauteur il ont abandonné leurs pays au bandits et terroristes Étrangers faire le coût d’état le plus stupide se n'est pas la personne de ATT qui comptait mais la conséquences du coût pour le pays. sa c'est fait ont en passe mais après laisser la foule hostile traverser la ville monter au palais escalader le bâtiment pendant des heures frapper un président saccager les bureaux jeter les dossiers du pays au sol ext....... sans la moindre réaction des forces de l'ordre elle c'est elle même discrédités au yeux du monde et pour longtemps se n'est pas en intimidant que l'on peu faire taire les gens mais en vous rachetant
DEMBELE
DEMBELE 14 ans
UNE SEULE QUESTION :OU ETAIENT CES MEDIAS QUAND ATT METTAIT NOTRE PAYS A TERRE ???
Kay
Kay 14 ans
Quelle est la difference entre le contre coup des berets rouges et l'aggression organisee de Dioncounda par ce cretin de Sanogo ? Sanogo doit être juge pour complicite dans cette aggression du president de la republique. Je ne pense pas que Sanogo vera le jour de son jugement car il sera assassine d'ici la par ses propres camarades d'armes , et comme je l'ai toujours dit Sanogo est plus assoife que ATT, rien qu'en observant la maniere dont il veut s'institutonaliser au Mali , quelle honte pour lui, il merite le pire et que Dieu le maudise...
motiekante
motiekante 14 ans
je ne fais plus confiance aux mediais du monde petit ou grand ces dernieres annees le journaliste a failli a toute sa mission les medias ont fait plus de mal que la bombe deposee sur hiroshima et nakasaki vos mentors les puissances occidentalles sont entrain de detruire tout sur leurs passages au nom de la democratie a travers vos medias .vous etes la honte du monde actuel base sur le mensonge l,humiliation etc .on nous dit lutte contre la pauvrete le chomage la corruption etc vous savez combiens de gens vous et vos mentors ont rendus a neants ces 20 derniers mois reflechissez la-dessus et vous allez diffusser de la realite ecrire du vrais .un proverbe dit si le mensonge cours 20 ans il sera rattrapper par un jour de verite a bon entendeur salut
Mass
Mass 14 ans
Je ne partage pas le point de vu de certains internautes. La liberté d'expression, d'écrire, de lire, est un bien démocratique qu'il faut préservé. Certes, le journaliste doit être objectif dans l'information,défendre ses sources et s’abstenir de propager la vie privée des citoyens. Il appartient au corps, au service, à l'organisation et la personne attaquer faussement, voire, injustement, de saisir la justice pour demander réparation et condamnation du journal. Nous sommes dans une "démocratie". Enlever, intimider, bastonner, des journalistes parce qu'ils ont écrits des articles qu'on apprécie pas, n'est pas digne d'un pays ou d'un gouvernement. Même en Russie de telles méthodes ont tendance à disparaître.
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