Retour de la paix au nord : Doha promet de s’investir

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Le prĂ©sident de la RĂ©publique, par intĂ©rim en visite de travail au Qatar a trouvĂ© une oreille attentive auprĂšs de l’Emir Cheick Hamad Bin Khalifa Al Thani.

 

L’Emir cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani,

Le Qatar est disposĂ© Ă  aider notre pays pour le retour de la paix au Nord. L’assurance a Ă©tĂ© donnĂ©e, en personne, par l’émir de la richissime monarchie du Golfe, Cheick Hamad Bin Khalifa Al Thani. C’était hier au cours d’une rencontre avec le prĂ©sident de la RĂ©publique par intĂ©rim en visite de travail depuis dimanche dans le pays.

Le prĂ©sident Dioncounda TraorĂ© est arrivĂ© dimanche dans la soirĂ©e Ă  Doha au terme d’un long voyage de plus de 7 h de vol. Il est accompagnĂ© d’une importante dĂ©lĂ©gation comprenant notamment, le ministre des Affaires Ă©trangĂšres et de la CoopĂ©ration internationale, Tieman Coulibaly, son collĂšgue de la DĂ©fense et des Anciens combattants, Yamoussa Camara, et l’ancien ministre et prĂ©sident du parti Parena, TiĂ©bilĂ© DramĂ©, qui s’est beaucoup investi pour la recherche de solution Ă  la crise du Nord.

Hier Ă©tait sans doute la journĂ©e cruciale du voyage prĂ©sidentiel. Dioncounda TraorĂ© a Ă©tĂ© reçu par l’émir Cheick Hamad Bin Khalifa Al Thani en son imposant palais digne des Mille et une nuits. Les deux personnalitĂ©s ont eu plusieurs entretiens en tĂȘte-Ă -tĂȘte et une sĂ©ance de travail Ă©largie aux dĂ©lĂ©gations. Elles ont Ă©galement dĂ©jeunĂ© ensemble. Il ressort que les rencontres se sont dĂ©roulĂ©es dans une trĂšs bonne atmosphĂšre.

“Le prĂ©sident et l’émir se sont rapidement dĂ©couverts des centres d’intĂ©rĂȘt communs”, nous a confiĂ© un membre de la dĂ©lĂ©gation malienne. Selon la mĂȘme source, le prĂ©sident de la RĂ©publique par intĂ©rim a fait un long exposĂ© sur la situation dramatique dans le Nord de notre pays et l’urgence d’y mettre rapidement fin.

Le souverain qatari a Ă©coutĂ© attentivement et posĂ© beaucoup de questions. L’émir a ensuite promis que son pays s’impliquerait pour contribuer Ă  une sortie de la crise par le dialogue et qu’il userait de tous les moyens dont il dispose pour accompagner notre pays dans cette voie. Il aurait Ă  l’occasion soulignĂ© que la guerre n’est pas forcĂ©ment la meilleure solution car quand on la commence, on ne sait pas Ă  quoi ça peut aboutir.

Pour ne pas perdre de temps, les ministres qui accompagnent le président de la République par intérim devaient avoir hier une séance de travail avec leurs homologues du Qatar pour discuter des aspects techniques.

Toujours hier, le prĂ©sident Dioncounda TraorĂ© a visitĂ© le siĂšge d’une grande sociĂ©tĂ© de promotion immobiliĂšre dĂ©nommĂ©e Qatar Diar. Aux responsables de cette sociĂ©tĂ©, il a indiquĂ© que notre pays est intĂ©ressĂ© par la construction de logements sociaux et de nouvelles garnisons pour nos militaires pour que ces camps qui se sont retrouvĂ©s dans les villes Ă  cause de l’urbanisation galopante puissent ĂȘtre installĂ©s en dehors des agglomĂ©rations. Il a invitĂ© les responsables de la sociĂ©tĂ© Ă  venir au Mali afin de voir les sites qui seront identifiĂ©s pour ces constructions et discuter avec les services techniques.

La derniĂšre activitĂ© de la journĂ©e d’hier a Ă©tĂ© une visite au MusĂ©e islamique de Doha qui abrite de nombreuses Ɠuvres rares de la civilisation islamique.

Avec L’Essor

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29 COMMENTAIRES

  1. QUE VA NOUS APPORTER CE PAYS EN TERME DE SAVOIR FAIRE

    ALORS QUE MEME LEUR MAISONS SONT CONSTRUIT PAR DES ETRANGERS
    CAR INCAPABLE DE FAIRE QUOI QUE CE SOIT DE LEUR 10 DOIGTS

  2. mai ont dit que c’est qatar qui donne les moyen au rebelles non ?? ils vont venir investir koi au nord du mali ?? 😯 😯 😯 😯

  3. MR LES QATARIS

    LA GUERRE AURA LIEU QUE VOUS LE VOULEZ OU NON

    LE GENERAL DE L AFRICOM QUI EST D ACCORD AVEC VOTRE THESE ET CELLE DE L ALGERIE VA ETRE VIRE

    LISEZ PLUTOT

    Le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama a proposĂ© que le gĂ©nĂ©ral David Rodriguez soit nommĂ© Ă  la tĂȘte du commandement militaire amĂ©ricain pour l’Afrique (AFRICOM), a annoncĂ© hier le secrĂ©taire Ă  la DĂ©fense Leon Panetta.

    M. Panetta a rappelĂ© que le gĂ©nĂ©ral Rodriguez, qui dirige actuellement le commandement des forces armĂ©es Ă  Fort Bragg, en Caroline du nord, avait assumĂ© “divers postes de commandement clĂ©s lors d’opĂ©rations militaires”.

    M. Rodriguez a Ă©tĂ© le premier Ă  diriger le commandement conjoint de la Force internationale d’assistance Ă  la sĂ©curitĂ©, c’est-Ă -dire le commandement au niveau du corps d’armĂ©e, en Afghanistan.

    Une fois sa nomination confirmée par le Sénat, le général Rodriguez succÚdera au général Carter Ham, qui dirige le commandement militaire en Afrique depuis mars 2011.

    Saluant le travail accompli par le gĂ©nĂ©ral Ham, M. Panetta a dĂ©clarĂ© que “sous sa direction, l’AFRICOM a jouĂ© un rĂŽle central dans certaines missions trĂšs importantes”, dont la campagne de l’OTAN en Libye, “qui a conduit Ă  la chute de Khadafi”, et les actions de lutte contre le terrorisme en Somalie et au YĂ©men.

    L’AFRICOM est le commandement militaire amĂ©ricain le plus rĂ©cent. Son siĂšge est Ă  Stuttgart, en Allemagne. Ce commandement couvre l’ensemble de l’Afrique et les zones maritimes qui entourent le continent, Ă  l’exception de l’Egypte.

    • DONC VOUS AVEZ INTERET A ETRE AVEC NOUS SINON AIE AIE AIE
      PLUS DE RELATION AVEC L AFRIQUE !!!!!!!!!!!!

  4. coco=blanche neige= sanene ba kulĂ© fa kulĂ© den kulĂ© itakou bakou 😆 ❓ :mrgreen:

  5. le president devrait se rendre en Israel qui a une grande experence dans la lutte contre les terroristes.

  6. Qu’il garde son argent sale. Son aid au development c’est detruire le Mali. Le president par interim a bien fait de lui rendre visite. Because, Il est a la base de tout financement de terrorisme, rebelions. Ce sont des amis de Satan, qu’ils se moquent de la religion.
    Menteur, gardien du mal, la crise Malienne n’a rien avoir avec la pauvrete. On etait dans la paix, joie et tranquilite avant lui, et on le sera apres lui si Dieu le veut. Qu’il se retire un peu, on va voir si le Mali va sortir de sa pauvrete oui ou non. Il faut que certains mendiats arretent de tendre la main vers lui pour pratiquer la religion.

  7. En fait le journaliste n’a pas dit la vĂ©ritĂ©: L’Ă©mir du qatar opposĂ© une fin de non recevoir Ă  la demande du prĂ©sident malien. Lisez plutĂŽt: l’émir Bin Khalifa Al Thani du Quatar a dĂ©clarĂ© que son pays ne pouvait rien faire dans la crise malienne
    2 heures | 7 commentaires
    Au cours de sa visiteau Qatar, du 21 au 24 octobre, Dioncounda TraorĂ© s’est heurtĂ© Ă  un mur. Si le prĂ©sident malien par intĂ©rim a fait passer son message au cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, soupçonnĂ© de complicitĂ© au moins passive avec les groupes islamistes armĂ©s qui contrĂŽle le Nord-Mali, celui-ci a niĂ© toute influence dans la rĂ©solution de la crise malienne.
    L’Emir cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani
    Le 22 octobre dernier, Dioncounda TraorĂ©, a rencontrĂ© l’émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, Ă  Doha. Le prĂ©sident par intĂ©rim du Mali n’avait qu’une mission: convaincre l’émir du Qatar d’ĂȘtre Ă  son cĂŽtĂ© dans la crise malienne. « Le Qatar est un pays important qui a de plus en plus d’influence au Moyen-Orient. C’est un partenaire stratĂ©gique », glisse un membre de la dĂ©lĂ©gation de Dioncounda TraorĂ©.
    Mais le Qatar est aussi soupçonnĂ© par des services de renseignements, notamment français, d’entretenir des rapports troubles avec plusieurs groupes armĂ©s qui contrĂŽlent le Nord-Mali depuis mars dernier. Le prĂ©sident Dioncouda TraorĂ© a donc tenu Ă  faire comprendre Ă  l’émir du Qatar la crise, telle qu’elle est perçue par le gouvernement malien.
    « Je lui ai expliquĂ© la situation qui prĂ©vaut au Nord. En faisant d’abord la genĂšse des crises rĂ©currentes qui affectent cette partie du pays, et ensuite en l’informant de tous les efforts qui ont Ă©tĂ© faits pour un rĂšglement dĂ©finitif de la situation. Depuis le Pacte national jusqu’aux accords signĂ©s en 2006. Ces efforts ont concernĂ© le financement de nombreux projets de dĂ©veloppement qui ont mobilisĂ© plus de 1 100 milliards de F CFA
 » [1,68 milliard d’euros, NDLR], a dĂ©clarĂ© Dioncounda TraorĂ© Ă  la presse nationale qui a effectuĂ© le voyage avec lui.
    Fin de non recevoir
    « Dioncounda TraorĂ© voulait ainsi faire comprendre Ă  l’émir du Qatar qu’il valait mieux ĂȘtre au cĂŽtĂ© d’un État plutĂŽt qu’avec des groupes armĂ©s, si du moins ce sont des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques ou gĂ©opolitiques qui poussent le Qatar Ă  tisser des liens avec les groupes armĂ©s », nous confie un notable du Nord, membre de la coalition pour le Mali, un groupe trĂšs actif pour la rĂ©solution de la crise.
    Selon cette source, membre de la dĂ©lĂ©gation malienne, l’émir Bin Khalifa Al Thani a dĂ©clarĂ© que son pays ne pouvait rien faire dans la crise malienne. Et qu’il n’avait Ă  aucun moment apportĂ© un soutien aux rebelles touaregs ou aux islamistes.
    Selon Doha, la crise malienne serait due Ă  la pauvretĂ©. Et l’émir a assurĂ© au prĂ©sident malien qu’il apporterait une contribution exceptionnelle au dĂ©veloppement du Mali, mais seulement aprĂšs la crise.
    ___

  8. François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67Ăšme session annuelle de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire Ă©trangĂšre au Mali, dont le nord du pays est occupĂ© par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1)

    Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratĂ©s, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubĂ© par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissĂ© au pouvoir en CĂŽte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette pĂ©riode dans une union sacrĂ©e assurant cette collusion oĂč J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, lĂ -bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en CĂŽte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, Ă  un moment donnĂ© et contre l’ennemi dĂ©signĂ© des intĂ©rĂȘts occidentaux (rĂ©el ou supposĂ©). La gĂ©omĂ©trie variable est bien visible. La ficelle est grossiĂšre.

    La France s’immisce Ă  prĂ©sent de façon aiguĂ« et accĂ©lĂ©rĂ©e au Mali. Le nĂ©ocolonialisme dĂ©complexĂ© se manifeste une fois de plus. L’ingĂ©rence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut ĂȘtre rĂ©solue militairement par la seule France et ses alliĂ©s africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un Ă©lan dĂ©sintĂ©ressĂ© ?

    Les origines d’une crise sans prĂ©cĂ©dents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais.

    Cette crise au Mali est due aux rĂ©bellions, (2) sĂ©cessionnistes et/ou fondamentalistes, touarĂšgues ou islamistes, qui rĂ©ussirent Ă  attaquer, occuper et contrĂŽler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la lĂ©gendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour dĂ©poser du pouvoir le gĂ©nĂ©ral Amadou Toumani TourĂ©, dit « ATT », impuissant et visiblement incompĂ©tent, prĂ©sident Ă©lu, lors de son Ă©lection contestĂ©e fin avril 2007 (comme lors de sa premiĂšre Ă©lection, en mai 2002), et en fin de mandat car une Ă©lection prĂ©sidentielle Ă©tait prĂ©vue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimĂ© publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultĂ©rieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et rĂ©actions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautĂ©s, musulmans non-intĂ©gristes, soutiens et opposants des jeunes officiers rĂ©voltĂ©s, et des consensus et clivages.

    Faut rappeler que la dĂ©stabilisation du Sahel, de toute la bande sahĂ©lo saharienne, donc du nord du Mali Ă  prĂ©sent occupĂ© par des rebelles, est l’une des consĂ©quences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifĂ©ration et le renforcement de bandes armĂ©es djihadistes et, Ă  la chute du rĂ©gime libyen et aprĂšs l’exĂ©cution de Mouammar Kadhafi, la dĂ©bandade de l’armĂ©e libyenne et la dissĂ©mination accĂ©lĂ©rĂ©e d’armes de tout genre et d’hommes armĂ©s dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vĂ©tĂ©rans de la guerre en Libye de 2011.

    AprĂšs les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armĂ©e malienne au mois d’avril dernier, Ă  prĂ©sent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussĂ© vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la rĂ©gion. Le MLNA touareg ayant Ă©tĂ© Ă  l’heure actuelle largement submergĂ© par les groupes islamistes. L’arroseur arrosĂ© ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait Ă  ses parrains un scĂ©nario d’eaux troubles oĂč l’ingĂ©rence politique et militaire Ă©trangĂšre Ă©tait autant cause que consĂ©quence. Certains avancent les thĂšses bien plausibles, et dĂ©montrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabĂ©s (Blaise ComparĂ© ayant facilitĂ© son pays comme base arriĂšre) avec le MNLA, qui a pignon sur rue Ă  Paris avec un siĂšge qui agit ouvertement sans entrave. D’autres spĂ©culent sur l’implication et accointances du Qatar -voire de quelques services algĂ©riens- avec des islamistes. Le « mĂ©diateur » CompaorĂ© veut inclure le Qatar dans la table des nĂ©gociations ! Les pompiers pyromanes n’ont pas des scrupules. Les hommes de paille et agents doubles semblent ĂȘtre partout. Et l’intoxication, la dĂ©sinformation, reste une efficace arme de guerre. (4)

    Une junte militaire prit le pouvoir le 22 mars 2012 Ă  Bamako. Des jeunes militaires ayant formĂ© un « ComitĂ© national pour le redressement de la dĂ©mocratie et la restauration de l’Etat » (CNRDRE) avec le capitaine Amadou Haya Sanogo (formĂ© aux Etats-Unis entre 2004 et 2010) Ă  sa tĂȘte. Sous pression de la France, par l’entremise de la CEDEAO (CommunautĂ© Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) reprĂ©sentĂ©e par le burkinabĂ© Blaise CompaorĂ©, le CNRDRE cĂ©da le pouvoir le 12 avril 2012 Ă  Dioncounda TraorĂ©, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale qui nomma le 17 avril Cheick Modibo Diarra au poste de premier ministre intĂ©rimaire. Tout cela eut lieu aprĂšs que l’Etat malien soit frappĂ© d’un embargo total et que des sanctions politiques et Ă©conomiques lourdes soient dĂ©cidĂ©es par la CEDEAO, la France, l’Union Africaine et l’Union EuropĂ©enne. Des Ă©lections prĂ©sidentielles auraient dĂ» avoir lieu pour que M. TraorĂ©, prĂ©sident intĂ©rimaire, transfĂšre le pouvoir Ă  un prĂ©sident Ă©lu lors d’un scrutin rĂ©gulier aprĂšs la pĂ©riode de transition allant de trois semaines Ă  quarante jours tel que le prĂ©voyait la constitution malienne. (5) Mais le mandat intĂ©rimaire de quarante jours de D. TraorĂ© fut prolongĂ© pour une pĂ©riode d’un an de plus par. Ouagadougou et entĂ©rinĂ© par la CEDEAO.

    Rappelons qu’« ATT » fut dĂ©posĂ© par les jeunes officiers d’une armĂ©e malienne qui lui reprochait son incompĂ©tence, son incurie et le manque des moyens pour lutter contre les rebelles touaregs et islamistes au nord du pays. Suite au coup d’Etat, l’embargo organisĂ© par le couple France-CEDEAO empĂȘcha l’armĂ©e malienne d’avoir des nouvelles armes, matĂ©riel militaire et munitions importĂ©es, pour lutter contre les rebelles sĂ©cessionnistes. Et la conquĂȘte rebelle de territoires du nord put ainsi s’élargir et se consolider au mois d’avril dernier. La junte cĂ©da le pouvoir rapidement mais l’embargo continue encore aujourd’hui. A Bamako les Maliens ont dĂ©jĂ  vivement manifestĂ© leur mĂ©contentement et impatience, comme le 21 mai dernier lorsque ils manifestĂšrent contre Dioncounda TraorĂ©. Ce dernier fut alors blessĂ©. (6)

    Le rÎle néfaste de la CEDEAO, efficace instrument français.

    La CEDEAO, avec la France, organise activement l’impuissance de l’armĂ©e malienne pour mieux justifier l’envoi d’un corps expĂ©ditionnaire formĂ© surtout d’un noyau ivoiro-burkinabĂ©. Dans le port de Conakry, en GuinĂ©e, le matĂ©riel militaire destinĂ© Ă  l’armĂ©e malienne reste bloquĂ© encore aujourd’hui et cela depuis des mois. (7)

    L’ingĂ©rence française dans le conflit interne malien se concrĂ©tise avec le « consentement » de la victime, Ă  savoir le propre Mali, car le prĂ©sident intĂ©rimaire malien a demandĂ© le lundi 24 septembre au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU une intervention militaire Ă©trangĂšre. Étonnamment c’est le ministre français L. Fabius qui annonce cela Ă  New York, Ă  savoir que M. TraorĂ© a demandĂ© Ă  Ban Ki-moon, une rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© autorisant “l’intervention d’une force militaire internationale afin d’aider l’armĂ©e malienne Ă  reconquĂ©rir les rĂ©gions du Nord occupĂ©es”‘ en rajoutant que le “Mali souhaite la prĂ©sence immĂ©diate de cette force». (8) Mais ce n’est peut-ĂȘtre pas exactement si consenti que ça. Faut se demander si ce « consentement » est totalement libre et complĂštement Ă©clairĂ©. Pour preuve, le journal Le Monde dit dans son article sur le sujet datĂ© du mardi 25 septembre « Dimanche [24 septembre], le Mali a finalement cĂ©dĂ© Ă  la pression de la CĂ©dĂ©ao qui, depuis des mois, soutient le principe d’une intervention militaire au nord du Mali . ». (9)

    Faut se demander aussi si ceux qui ont demandĂ© cette intervention sont lĂ©gitimes et mandatĂ©s pour cela. Au Mali, Cheick Modibo Diarra (ayant une double nationalitĂ©, malienne et Ă©tats-unienne) est le premier ministre d’un rĂ©gime non issu des urnes. Et Dioncounda TraorĂ© est un prĂ©sident intĂ©rimaire imposĂ© aux Maliens par Ouagadougou. Il fut imposĂ© par une France interventionniste ayant mandatĂ© pour cela le peu dĂ©mocrate militaire burkinabĂ© Blaise CompaorĂ©, ancien putschiste, au pouvoir dans son pays depuis vingt-cinq ans.

    Dans le meilleur des cas D. TraorĂ© et C. M. Diarra sont, soit des mannequins ventriloques forcĂ©s, portant la parole de Paris, soit victimes d’une naĂŻvetĂ© sidĂ©rante. Dans le pire de cas ils sont complices et activement partisans profrançais, Françafricains, bradant la souverainetĂ© malienne, si petite soit-elle, manquant ainsi Ă  leur devoir de dĂ©fense de la souverainetĂ© de l’Etat et du peuple maliens. C’est une affaire dans l’affaire. Un coup de force, un coup d’Etat en douce, Ă  retardement, opĂ©rĂ©, gagnĂ© pour l’instant sur le tapis vert d’une table lointaine, entre Ouagadougou, Paris et New York.

    Ce n’est pas un jeu de pions ? Ce n’est pas un jeu de dupes ? Il est notoire que Paris -le prĂ©sident F. Hollande et le ministre des affaires Ă©trangĂšres L. Fabius- a pressĂ© Bamako -Dioncounda TraorĂ© et Cheick Modibo Diarra- pour qu’il demande ouvertement une intervention militaire Ă©trangĂšre sur le sol malien. Et Paris se presse pour dire que ce n’est pas l’armĂ©e française qu’y interviendra mais un corps expĂ©ditionnaire africain de la CEDEAO. La France assurant bien sĂ»r les moyens financiers, le renseignement, les armes et la logistique.

    Comme l’OEA -Organisation des Etats AmĂ©ricains- qui fut des dĂ©cennies durant le masque interventionniste des Etats-Unis en AmĂ©rique Latine, la CEDEAO est l’un de pseudonymes de la France en Afrique. Elle est l’instrument de blanchiment et de lĂ©gitimation, des dĂ©cisions politiques, Ă©conomiques et militaires françaises destinĂ©es Ă  l’ensemble de la rĂ©gion, de l’Afrique de l’Ouest, et Ă  l’égard de chaque pays qu’y se trouve, exception faite du Ghana et du Nigeria, de la sphĂšre anglophone oĂč les Britanniques « ont la main ». C’est une chambre d’enregistrement des desseins et impĂ©ratifs de la mĂ©tropole nĂ©ocoloniale française concernant ses anciennes colonies ouest africaines. La banque centrale de l’union monĂ©taire de la CEDEAO, l’UEMOA, Ă  savoir la BCEAO, est contrĂŽlĂ©e par. la Banque de France ! Et la monnaie, le franc CFA, signifiait franc des « Colonies françaises d’Afrique », terme devenu « CommunautĂ© financiĂšre africaine », plus politiquement correct.

    Le cas « Ă©difiant » de la CĂŽte d’Ivoire et sa guerre de neuf ans. Chirac et Sarkozy rĂ©inventent « la coloniale »

    Dans l’incroyable guerre -souterraine puis ouverte- dĂ©clarĂ©e contre la CĂŽte d’Ivoire de Laurent Gbagbo par la France depuis le 18 septembre 2002, lors d’une tentative ratĂ©e de putsch suivie de l’occupation du nord ivoirien par des rebelles partisans de A. Ouattara, choyĂ©s et sanctuarisĂ©s par l’armĂ©e française, la CEDEAO joua dĂšs le dĂ©but le rĂŽle de relais de la France pour tenter de mettre Ă  bas le prĂ©sident Ă©lu, L. Gbagbo, et in fine asseoir sur le fauteuil prĂ©sidentiel A. Ouattara, l’homme du FMI. Ils rĂ©ussirent cela seulement neuf longues annĂ©es aprĂšs, moyennant d’énormes souffrances du peuple ivoirien et suite Ă  quatre mois et demi de guerre intense, dĂ©cembre 2010-avril 2011, avec Ă  la fin de cette pĂ©riode encore plus des souffrances, massacres gĂ©nĂ©ralisĂ©s, crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ© commis par les forces rebelles dĂ©ferlant vers le sud du pays qui Ă©tait restĂ© sous contrĂŽle de l’Etat ivoirien. Le prĂ©sident Gbagbo se faisant arrĂȘter par des soldats français dans la rĂ©sidence prĂ©sidentielle d’Abidjan le 11 avril 2011. SĂ©questrĂ© puis emprisonnĂ© illĂ©galement pendant des longs mois dans le nord de son propre pays par ADO, L. Gbagbo est aujourd’hui consignĂ©, en prison, Ă  la Cour PĂ©nale Internationale Ă  La Haye oĂč son statut de prisonnier politique devrait lui ĂȘtre reconnu un jour.

    Pour couvrir ses agissements contre la CĂŽte d’Ivoire de L. Gbagbo depuis le 18 septembre 2002, la France mobilisa la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union EuropĂ©enne et l’ONU. Elle fit signer de force les plus hauts responsables de l’Etat ivoirien Ă  Paris des pseudos accords politiques en janvier 2003 (Linas Marcoussis / KlĂ©ber) oĂč la rĂ©bellion pro Ouattara pas seulement Ă©tait blanchie mais mĂȘme rĂ©compensĂ©e. J. Chirac et Dominique de Villepin nommaient les ministres ivoiriens Ă  l’ElysĂ©e et au quai d’Orsay ! La France fit voter plusieurs mandats onusiens par le Conseil de sĂ©curitĂ© pour couvrir ses agissements militaires, dont l’envoi d’un corps expĂ©ditionnaire, l’opĂ©ration « Licorne » d’octobre 2002 devenue ensuite « Force Licorne », Ă©largissant amplement sa prĂ©sence militaire sur le sol ivoirien au-delĂ  de sa base militaire d’Abidjan./Port-BouĂ«t, le 43Ăšme BIMA. Elle fit aussi crĂ©er une mission militaire onusienne spĂ©ciale, l’ONUCI, dĂ©ployĂ©e en avril 2004, composĂ©e de casques bleus et d’autres policiers et fonctionnaires civils. (10) Le tout visant Ă  grignoter et Ă  anĂ©antir ce qui restait de la souverainetĂ© de l’Etat ivoirien. Visant aussi Ă  acculer le gouvernement lĂ©gal dans le sud du pays, en sanctuarisant tout le nord ivoirien occupĂ© par les rebelles pro-ADO qu’y rĂ©gnaient et sĂ©vissaient en toute impunitĂ©. La mise sous tutelle d’un Etat souverain, avec intervention militaire Ă©trangĂšre directe, sous mandat onusien obtenu par l’ancienne puissance coloniale, pour obtenir in fine un changement de rĂ©gime, voilĂ  ce que fut le plan accompli de la France depuis septembre 2002 en CĂŽte d’Ivoire. L’objectif Ă©tait de mettre au pouvoir celui qui Ă©tait l’adoubĂ© de Paris, M.Ouattara, un riche homme d’affaires et ex-fonctionnaire du FMI, ami et relais françafricain de J. Chirac, de N. Sarkozy et de milliardaires français.

    Le rappel et le parallĂšle que nous faisons avec le drame ivoirien des dix derniĂšres annĂ©es, qui est loin d’ĂȘtre fini avec la sanglante accession au pouvoir de Ouattara en avril 2011, nous semble pertinent dans la mesure oĂč existe et se reproduit un schĂ©ma de mise sous tutelle, une recolonisation masquĂ©e, d’Etats indĂ©pendants mais affaiblis du Sud, surtout en Afrique, commise par les anciennes puissances coloniales, les Etats-Unis et ses alliĂ©s, avec la compromission d’organisations rĂ©gionales interĂ©tatiques vassalisĂ©es et du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU. Le cas de la CĂŽte d’Ivoire se rajoute au cas d’HaĂŻti oĂč en fĂ©vrier 2004 un vĂ©ritable coup d’Etat militaire franco-Ă©tatsunien fut commis pour dĂ©poser du pouvoir et envoyer Ă  l’exil le prĂ©sident Ă©lu Jean-Bertrand Aristide.

    Le Mali d’aujourd’hui est la nouvelle victime dĂ©signĂ©e des ingĂ©rences nĂ©ocoloniales de la France. Droites et gauches françaises se relayent le tĂ©moin dans cette politique transversale, d’ingĂ©rences et d’immixtions grossiĂšres ou subtiles, qui s’opĂšre notamment contre les anciennes possessions coloniales françaises d’Afrique. Le principal pion de la FrançAfrique en CĂŽte d’Ivoire Ă  prĂ©sent, A. Ouattara, est l’un des personnages le plus agitĂ© de la sous rĂ©gion pour envoyer ses troupes au Mali. Blaise CompaorĂ©, militaire, prĂ©sident du Burkina Faso depuis octobre 1987 Ă  la suite d’un putsch et de l’assassinat du prĂ©sident Thomas Sankara, est le « mĂ©diateur » imposĂ© par la CEDEAO, donc par la France, pour « gĂ©rer » la crise malienne. Cela ne s’invente pas. Il est aussi pressĂ© que Ouattara pour envoyer des troupes burkinabĂ©s.

    La France fait la guerre ou paye. Or, qui paye commande.

    M. Ouattara fut reçu Ă  l’ElysĂ©e le 26 juillet 2012. A la fin de l’entretien M. Hollande annonça que la France accordait Ă  la CĂŽte d’Ivoire l’effacement de sa dette publique envers l’Etat français, Ă  savoir un montant de plus de trois milliards d’euros ! (11) Le richissime homme d’affaires Ouattara obtint pour son rĂ©gime ce cadeau au titre de la procĂ©dure dite PPTE, pour « pays pauvre trĂšs endettĂ© ». (12) Son rĂ©gime n’a pas les moyens pour payer la dette souveraine ivoirienne envers la France mais Ă  une ambition inĂ©branlable pour envoyer des milliers de ses militaires, ses anciens rebelles, au Mali. Sous prĂ©texte de lutter contre une rĂ©bellion et rĂ©unifier le Mali. De qui se moque-t-on ?

    Du contribuable français. Car c’est lui qui devra payer les gĂ©nĂ©rositĂ©s de M. Hollande et les aventures militaires de la FrançAfrique. Et il payera double. Trois milliards d’euros donnĂ©s en cadeau par F. Hollande Ă  M. Ouattara, Ă  la tĂȘte d’un rĂ©gime tyrannique et archi corrompu, oĂč les droits de l’homme sont piĂ©tinĂ©s tous les jours. L’aventure guerriĂšre en perspective de M. Ouattara et de M. CompaorĂ©, cotitulaires de la CEDEAO, sur le territoire du Mali, avec leurs soldatesques surtout avides de toucher des soldes exceptionnelles et des primes, sera payĂ©e par Paris.

    Au moment oĂč le gouvernement français annonce un projet de budget 2013 avec une hausse d’impĂŽts et de taxes de dix milliards d’euros pour les mĂ©nages et autant pour les entreprises, qui se rajoutent Ă  d’autres dix milliards d’euros de baisse du budget des ministĂšres (13), en somme trente milliards d’euros « d’effort budgĂ©taire », Hollande dĂ©cide du renoncement aux crĂ©ances de l’Etat français et s’engage au financement d’une expĂ©dition militaire ivoiro-burkinabĂ©e. L’aventure sera payĂ©e par le contribuable français, aucun doute.

    Dans ce tableau grotesque le peuple malien est, et sera encore, la premiĂšre et la plus grande victime, car le thĂ©Ăątre d’affrontements militaires est, et sera, le Mali, les morts seront des Maliens. Il est prĂ©vu que les soldats maliens servent de chair Ă  canon pendant que les Ă©trangers occupent Bamako . Mais les peuples burkinabĂ© et ivoirien sont aussi des victimes, victimes de leurs propres rĂ©gimes, corrompus et tyranniques, de CompaorĂ© depuis 1987 sans interruption et de Ouattara, depuis 2002 avec sa rĂ©bellion et depuis avril 2011 suite Ă  son accession au pouvoir grĂące l’armĂ©e française et Ă  l’ONUCI. Le peuple français est aussi victime car les moyens financiers et les armes pour la guerre seront donnĂ©s et payĂ©es respectivement par leurs contribuables, et tout cela sera fait en son nom, sans qu’il n’en soit nullement consultĂ©.

    En 2010 et 2011 la France commit des ingĂ©rences flagrantes devenues guerres ouvertes contre la CĂŽte d’Ivoire et la Libye. La finalitĂ© Ă©tant de provoquer le changement de rĂ©gime dans ces pays, en installant dans le deux cas des rĂ©bellions soutenues sournoisement voire ouvertement par Paris et ses fondĂ©s de pouvoir africains. Dans les deux cas la France obtint un mandat onusien pour faire la guerre. Contre la Libye l’instrument fut l’OTAN, qui bombarda le pays du 19 mars au 20 octobre 2011. Pendant sept mois ! En CĂŽte d’Ivoire la mission onusienne, ONUCI, fit directement la guerre contre l’Etat ivoirien Ă  cĂŽtĂ© des rebelles et de l’armĂ©e française ! En Syrie Ă  prĂ©sent la France essaye aussi de mettre Ă  bas le rĂ©gime d’un Etat indĂ©pendant, en installant au pouvoir une rĂ©bellion armĂ©e sanglante, d’orientation islamiste, avec l’Union EuropĂ©enne, l’OTAN et ses relais rĂ©gionaux tels la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Jordanie, qui financent et/ou servent de base arriĂšre aux rebelles.

    Les obstacles, les défis et les luttes incontournables du peuple malien.

    Les Maliens devraient se douter qu’une conjoncture politique et militaire tellement complexe et grave, ne peut se rĂ©soudre aisĂ©ment. Mais les compromissions et les renoncements militaires et politiques n’aboutiront certainement qu’à plus de drames et des pertes des vies humaines et de souverainetĂ©, le peu qui reste Ă  un pays dĂ©pendant, pauvre, avec un Etat faible. Et aux souffrances du peuple malien qui subira, qui subit dĂ©jĂ , ce sanglant conflit interne s’ajoutera la guerre intense et les exactions, autant des rebelles que celles, prĂ©visibles, des « libĂ©rateurs » de la CEDEAO. Rappelons-nous du parcours Ă©difiant, des exactions, de l’ECOMOG au LibĂ©ria et en Sierra LĂ©one !

    L’acceptation sur le sol malien d’une force militaire Ă©trangĂšre, avec des soldats venant des pays frontaliers non exempts d’ambitions vĂ©nales et sous l’égide de l’ancienne puissance coloniale, n’est qu’un suicide national par chapitres annoncĂ©. Annonciateur d’une nouvelle mise sous tutelle et mĂȘme d’une vassalisation par ses voisins immĂ©diats. Le remĂšde proposĂ© sera pire que la maladie. Rappelons le nĂ©faste rĂŽle de Blaise CompaorĂ© dans la sous-rĂ©gion pour dĂ©stabiliser des pays entiers comme la Sierra LĂ©one, le LibĂ©ria et tout rĂ©cemment la CĂŽte d’Ivoire oĂč il imposa au pouvoir son protĂ©gĂ© et compatriote Alassane Ouattara. Rappelons qu’existe aussi Ă  prĂ©sent l’ambition de Ouattara d’avoir un rĂŽle rĂ©gional, et il est pressĂ© Ă  ses 70 ans, alors mĂȘme qu’il n’est pas maĂźtre du pays qu’il a conquis en 2011 grĂące Ă  la France. En CĂŽte d’Ivoire aujourd’hui l’Etat n’existe guĂšre et l’arbitraire, les exactions et les crimes de sang et massacres pour motifs politiques et ethniques sont commis toujours en toute impunitĂ©. ADO garde toujours le pouvoir grĂące Ă  l’armĂ©e française, toujours trĂšs prĂ©sente sur le sol ivoirien.

    Le Mali risque ainsi d’échanger la rĂ©bellion du nord par une vassalisation au profit du Burkina Faso et de la CĂŽte d’Ivoire, devenant le hinterland asservi de ces deux pays. Devenant concomitamment un territoire nĂ©ocolonial chronique, avec des rĂ©gimes fantoches, encore plus fantoches, Ă  Bamako, aliĂ©nĂ©s plus que jamais Ă  la France. OĂč celle-ci sera (l’est dĂ©jĂ ) concurrencĂ©e par les USA et la Chine pour le contrĂŽle des territoires et des matiĂšres premiĂšres. ContrĂŽler le Mali c’est contrĂŽler en partie le Sahel, mais aussi l’ouest africain et le Maghreb. L’AlgĂ©rie, le grand voisin au nord du Mali, reste discrĂšte ce qui ne signifie pas qu’elle n’agit pas ou fait agir des tiers.

    Justement Ă  propos de la concurrence gĂ©opolitique pour le contrĂŽle des pays et des matiĂšres premiĂšres en Afrique, la vitesse/prĂ©cipitation de la France et de ses obligĂ©s ouest africains concernant la crise au Mali crĂ©e des rĂ©ticences internationales et les rivalitĂ©s inter impĂ©rialistes apparaissent au grand jour. Le mercredi 26 septembre Ă  l’ONU, lors de la rĂ©union de haut niveau sur le Sahel en marge de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, Mme. H. Clinton fait une Ă©tonnante dĂ©claration. (14) Elle dit que le Mali est une “poudriĂšre” et que seul “un gouvernement dĂ©mocratiquement Ă©lu aurait la lĂ©gitimitĂ© de nĂ©gocier un accord politique au nord du Mali, de mettre fin Ă  la rĂ©bellion et de restaurer l’Etat de droit”. Ah les postures ! L’art de l’hypocrisie n’a pas des limites. On l’aurait dit porte-parole lĂ©gitimiste des pays non-alignĂ©s par exemple. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Ceci dit, les Maliens se font voler des analyses et des alternatives pouvant ĂȘtre pertinentes et les concernant.

    Le principe de non-ingĂ©rence dans les affaires internes d’un Etat souverain, ainsi que les principes de sauvegarde de la souverainetĂ©, de la paix et la recherche impĂ©rative des solutions pacifiques aux conflits entre Etats, sont ouvertement piĂ©tinĂ©s. Par la France, mais pas seulement. Par ses pions tels le Burkina Faso de B. CompaorĂ©, la CĂŽte d’Ivoire d’A. Ouattara et la CEDEAO. Prenant l’exĂ©crable exemple des Etats-Unis et de ses alliĂ©s de l’OTAN, qui s’amusent Ă  parler au nom de toute la planĂšte en portant la casquette « communautĂ© internationale » (autoproclamĂ©e).

    Quelques exemples dramatiques et encore sans solution dĂ©finitive, Ă©tant des plaies ouvertes, sont lĂ  pour nous le rappeler. HaĂŻti depuis 2004 est encore sous tutelle de l’ONU avec la MINUSTHA. La RDC, ayant les deux derniĂšres dĂ©cennies la sĂ©rie de conflits internes les plus meurtriers en Afrique, avec plus de quatre millions de victimes et des pans entiers de son territoire national occupĂ©s et pillĂ©s par des rĂ©bellions soit autochtones soit venues et/ou soutenues par les pays voisins de son nord-est, sous les bavures et le regard impuissant ou rendu volontairement impuissant de la mission de l’ONU, la MONUC/MONUSCO avec actuellement dix-sept mille casques bleus y dĂ©ployĂ©s. La CĂŽte d’Ivoire et la Libye, victimes toutes les deux en 2011 de guerres ouvertes visant le changement forcĂ© de rĂ©gimes sous le leadership de la France, de N. Sarkozy. La Syrie aujourd’hui oĂč l’Occident, la France en tĂȘte encore, arme, finance et justifie une rĂ©bellion sanglante contre un Etat indĂ©pendant visant Ă  mettre Ă  bas son rĂ©gime, militarisant jusqu’à la folie meurtriĂšre les affrontements d’une complexe dialectique politique. La « dĂ©mocratie » Ă  coup des bombes et des rebellions ? L’Irak, l’Afghanistan, la Libye. etc. sont des cas « exemplaires ».

    Le Mali s’inscrit Ă  prĂ©sent dans ce schĂ©ma dĂ©jĂ  bien rodĂ© d’ouvertes ingĂ©rences politiques et militaires de l’ancienne puissance coloniale et de l’Occident et d’abandon « volontaire » de souverainetĂ©. Le Mali est la nouvelle victime dĂ©signĂ©e et titularisĂ©e des ingĂ©rences nĂ©ocoloniales de la France et de ses propres voisins avides, ivoiriens et burkinabĂ©s, pions de la FrançAfrique.

    Au Mali l’alibi français avancĂ© pour justifier l’ingĂ©rence politique et militaire actuelle, directe et par pions interposĂ©s, est l’urgence (15) de chasser des rebelles sanguinaires, islamistes, tout en empĂȘchant l’armĂ©e malienne par exemple de le faire elle-mĂȘme et en mĂ©prisant le peuple malien, privĂ© de dĂ©cider et d’assumer ses droits -et ses devoirs- souverains. La dĂ©fense de la souverainetĂ© populaire malienne d’abord, ainsi que la souverainetĂ© de l’Etat autant que l’intĂ©gritĂ© territoriale, n’est pas, ne devrait pas, ĂȘtre nĂ©gociable.

  9. Le Mali, nouvelle victime dĂ©signĂ©e d’actives ingĂ©rences nĂ©ocoloniales françaises!!!!!!!!
    François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67Ăšme session annuelle de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire Ă©trangĂšre au Mali, dont le nord du pays est occupĂ© par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1)

    Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratĂ©s, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubĂ© par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissĂ© au pouvoir en CĂŽte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette pĂ©riode dans une union sacrĂ©e assurant cette collusion oĂč J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, lĂ -bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en CĂŽte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, Ă  un moment donnĂ© et contre l’ennemi dĂ©signĂ© des intĂ©rĂȘts occidentaux (rĂ©el ou supposĂ©). La gĂ©omĂ©trie variable est bien visible. La ficelle est grossiĂšre.

    La France s’immisce Ă  prĂ©sent de façon aiguĂ« et accĂ©lĂ©rĂ©e au Mali. Le nĂ©ocolonialisme dĂ©complexĂ© se manifeste une fois de plus. L’ingĂ©rence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut ĂȘtre rĂ©solue militairement par la seule France et ses alliĂ©s africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un Ă©lan dĂ©sintĂ©ressĂ© ?

    Les origines d’une crise sans prĂ©cĂ©dents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais.

    Cette crise au Mali est due aux rĂ©bellions, (2) sĂ©cessionnistes et/ou fondamentalistes, touarĂšgues ou islamistes, qui rĂ©ussirent Ă  attaquer, occuper et contrĂŽler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la lĂ©gendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour dĂ©poser du pouvoir le gĂ©nĂ©ral Amadou Toumani TourĂ©, dit « ATT », impuissant et visiblement incompĂ©tent, prĂ©sident Ă©lu, lors de son Ă©lection contestĂ©e fin avril 2007 (comme lors de sa premiĂšre Ă©lection, en mai 2002), et en fin de mandat car une Ă©lection prĂ©sidentielle Ă©tait prĂ©vue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimĂ© publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultĂ©rieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et rĂ©actions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautĂ©s, musulmans non-intĂ©gristes, soutiens et opposants des jeunes officiers rĂ©voltĂ©s, et des consensus et clivages.

    Faut rappeler que la dĂ©stabilisation du Sahel, de toute la bande sahĂ©lo saharienne, donc du nord du Mali Ă  prĂ©sent occupĂ© par des rebelles, est l’une des consĂ©quences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce

    • Le Mali, nouvelle victime dĂ©signĂ©e d’actives ingĂ©rences nĂ©ocoloniales françaises!!!!!!

      François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67Ăšme session annuelle de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire Ă©trangĂšre au Mali, dont le nord du pays est occupĂ© par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1)

      Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratĂ©s, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubĂ© par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissĂ© au pouvoir en CĂŽte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette pĂ©riode dans une union sacrĂ©e assurant cette collusion oĂč J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, lĂ -bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en CĂŽte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, Ă  un moment donnĂ© et contre l’ennemi dĂ©signĂ© des intĂ©rĂȘts occidentaux (rĂ©el ou supposĂ©). La gĂ©omĂ©trie variable est bien visible. La ficelle est grossiĂšre.

      La France s’immisce Ă  prĂ©sent de façon aiguĂ« et accĂ©lĂ©rĂ©e au Mali. Le nĂ©ocolonialisme dĂ©complexĂ© se manifeste une fois de plus. L’ingĂ©rence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut ĂȘtre rĂ©solue militairement par la seule France et ses alliĂ©s africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un Ă©lan dĂ©sintĂ©ressĂ© ?

      Les origines d’une crise sans prĂ©cĂ©dents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais.

      Cette crise au Mali est due aux rĂ©bellions, (2) sĂ©cessionnistes et/ou fondamentalistes, touarĂšgues ou islamistes, qui rĂ©ussirent Ă  attaquer, occuper et contrĂŽler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la lĂ©gendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour dĂ©poser du pouvoir le gĂ©nĂ©ral Amadou Toumani TourĂ©, dit « ATT », impuissant et visiblement incompĂ©tent, prĂ©sident Ă©lu, lors de son Ă©lection contestĂ©e fin avril 2007 (comme lors de sa premiĂšre Ă©lection, en mai 2002), et en fin de mandat car une Ă©lection prĂ©sidentielle Ă©tait prĂ©vue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimĂ© publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultĂ©rieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et rĂ©actions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautĂ©s, musulmans non-intĂ©gristes, soutiens et opposants des jeunes officiers rĂ©voltĂ©s, et des consensus et clivages.

      Faut rappeler que la dĂ©stabilisation du Sahel, de toute la bande sahĂ©lo saharienne, donc du nord du Mali Ă  prĂ©sent occupĂ© par des rebelles, est l’une des consĂ©quences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce c

  10. QUELLE HONTE VOUS NE COMPTER QUE SUR LES AUTRES JAMAIS SUR VOUS MEME CELA MONTRE BIEN QUE VOUS ETES DES BONS A RIEN…….

  11. C est pas grave c est une question d’ interets. Les autorites maliennes doivent seulement chercher a proteger l interet du Mali.
    Si reellement ils aident les islamiques ce n est pas religieux il doit certainement y avoir un interet derriere. Quatar a financer beaucoup de projets au Mali tres recemment. Les americains sont amis aujourd hui avec Quatar, chacun suit son interet.

  12. C’EST PAS MAL D’ECOUTER LES ENEMIS COMME ALGERIE, LA SUISSE ET LE QUATAR CES PAYS HYPHOCRISTES VEULENT LE DIALOGUE POUR PROTÈGER LEURS AMIS AQMI TERRORISTE, MAINTENANT C’EST AUX AUTORITÉS DU MALI DE RÉFLECHIR SUR LES INVESTISSEMENTS DU QUATAR AUX MALI.

  13. En clair, un bilan nĂ©gatif. L’Emir du Qatar quitte son pays pour l’Egypte et la bande de Gaza quand notre prĂ©sident y arrive. Quel mĂ©pris.
    Au moins s’ils peuvent arrĂȘter leur assistance Ă  la rebellion, nous serons bien avancĂ©s. Rien que ça, nous suffira.

  14. je ma demende pourquoi accepter quatar qui investi au mali c’est pas reflechit

  15. Nous n’avons rien a apprendre avec les Quatariens.Il ne faut pas ouvrir nos portes a des gens susceptibles d’encourager l’esprit d’extremisme islamique et precher la civilisation orientale dans un pays profondement negro-africain.Les Chretiens et Musulmans Maliens sont de culture Negro-Africaine.Nous ne reprimons pas les cultures des minorites.Les Peulhs du Mali ont vecu des milliers d’annees avec les autres groupes ethniques sans probleme,excepte quelques petites querelles de paturage.Toute relation susceptible d’attiser des politiques autres que les politiques de developpement ne nous interessent pas.Nos ancetres se sont convertis a l’Isman a la seule condition qu’ils conservent leur culture ancestrale.Cette intrusion dans la culture Africaine en utilisant argent, religion, guerre doit etre resistee avec force.Cela ne veut pas dire que nous devons refuser toute influence ,meme saine.Notre sens de discernement nous guidera.L’Isman et le Christianisme ont puissamment contibue a humaniser les moeurs.En l’An 1000, Charlemagne a embrasse le Catholicisme pour lutter contre le grand banditisme dans son Empire.Plus recemment,l’usage du Korti a beaucoup diminue avec la penetration de l’Isman et le Christianisme dans le BELEDOUGOU.Mais le fondement de notre philosophie ,la croyance en Dieu,la solidarite,le respect pour la vie humaine,etc doit etre conserve.
    Si ces gens veulent nous aider sans arriere pensee,que le Mali,le Qatar et la Chine etablissent des relations trilaterales fecondes.
    Le Qatar assurera le financement, la Chine construira les grandes infrastructures de developpement et le Mali,fournira la main d’oeuvre.

  16. Pendant que les maliens médisent Blaise, leur président vient de mettre en oeuvre le conseil du médiateur. Aller voir les gens du Qatar; ce foutu pays de rien du tout. Que Dieu détruise le Qatar.

  17. LES REVOILÀ NOUS MENER EN BATEAU…

    ILS NE NOUS ÉDIFIE MÊME PAS SUR CE QU’ILS SONT ALLÉS FAIRE DANS CE PAYS DE MERDE…

    Pire, leur bras médiatique nous parle de visite, quelle visite? Pourquoi aller dans un Pays allié de nos ennemis?

    CE N’EST UN SECRET POUR PERSONNE QUE CE PAYS EST COMPLICE DES ISLAMISTES…

    En ma connaissance, il n’existe aucun partenariat entre notre pays et ce pays. En plus, dans cette pĂ©riode si critique que nos autoritĂ© se rassemble en nombre important pour faire une soi-disante visite, cela est absurde.

    ET, pour preuve Ă  leur appartenance Ă  ces bandits, ils n’ont mĂȘme pas hĂ©sitĂ© de leur parler de nĂ©gociation.

    Ou bien, si c’est pour leur argent qu’ils sont partis, qu’ils nous le disent parce qu’il est difficile, connaissant ces corrupteurs de pĂ©trodollars, de nous convaincre qu’ils sont revenus sans enveloppes dans les poches.

    Ceci Ă©tant dit, Ă  partir de maintenant nous gardons l’Ɠil sur chacun d’eux. Et malheur au premier d’entre eux qui viendra nous parler de nĂ©gociation.

    A BON ENTENDEUR SALUT!

  18. MR LE PRESIDENT

    CE PAYS EST CONTRE LA DEMOCRATIE ET FERA TOUT POUR LA CONTRER.
    ELLE EST A L OPPOSE DE LA TRAJECTOIRE QUE LE MALI A CHOISI

    N ACCORDEZ DONC AUCUN MARCHE A CE PAYS POUR QUELQUE CONSTRUCTION QUE CE SOIT.

    TOURNEZ VOUS PLUTOT SUR LES ENTREPRISES DU CONTINENT

    ON A PAS BESOIN DE LEUR SAVOIR FAIRE CAR EUX MEMES IMPORTENT DU SAVOIR
    FAIRE

  19. coco=blanche neige= sanene ba kulĂ© fa kulĂ© den kulĂ© itakou bakou 😈 ❓ 👿

    spéciale dedikaSS à mon kul de babouin toubab retraité!!!

    J+83: le nombre de jours ke ta femme t’a fuit avec sa fille pour Ă©chapper Ă  la pĂ©dofilie française …
    :mrgreen: 😆 👿 👿 👿 👿 👿 👿 👿 👿 👿 👿 👿 😆 :mrgreen:

  20. Bonjour, Votre PrĂ©sident a Ă©tĂ© acceuillit par le Ministre de la Culture Ă  son arrivĂ©e (quelle dĂ©ception et bassesse). Au lieu de 72 heures, il a attendu 4 jours, l’Emir partit pour Gaza (Palestine). Aussi, le qatar n’est jamis spĂ©cialisĂ© dans la construction des camps militaires qui ne sont pas une prioritĂ© au Mali. Il faut d’abord construire l’armĂ©e malienne qui continue Ă  tuer des civils touaregs innocents Ă  Diabali, comme ce fut le cas les 08 septembre et 22 Octobre 2012 Ă m 27 civils arabes et touaregs ont Ă©tĂ© froidement assassinĂ©s.

  21. Ce bout de terre commence Ă  devenir grand Ă  cause de son argent. La guerre n’est pas la bonne chose mais quelle est la bonne.Tous les moyens sont bons pour retarder la libĂ©ration du nord. Mais le Quatar doit jeter un coup d’oeil sur l’histoire et rien n’est immuable sauf allah. Hier c’Ă©tait l’Iraq, aujourd’hui c’est la Syrie et Ă  qui le tour demain. Tous ces pays Ă©taient des protĂ©gĂ©s des Americains, mais lachĂ©s comme s’ils n’ont jamais existĂ©. Avec son petro-dollar, le Quatar ne peut ĂȘtre mĂ©nacĂ© tant que les intĂ©rĂȘts de ses soutiens ne le sont pas. Il doit reflechir par deux fois avant de s’immiscer dans les affaires des autres, car en la matiĂšre l’histoire a toujours rĂ©servĂ© des surprises.

  22. mefions nous si non nous risquons de payer gros.ils peuvent nous aider comme ils veulent mais continions sur notre chemin san songer de reculer un seul instant.
    tous ces jeux sont de nature a briser notre elantde de guerre contre leurs dophins.

    • Nous ne risquerons rien fadigaissouf. Mefiez de qui? Ce sont des ennemis de Dieu, des Satans de la planete. Ou parceque certains aiment faire le mendiat derriere eux. Si c’est la mort, personne ne vivra eternellement ici. Dieu est grand. Apres avoir finance les rebelles ou bandits, il dit que la crise malienne est la pauvrete.
      Il se trompe

  23. Ce petit pays de merde est toujours entrain de fouler son nez dans les affaires des autres pays, son tour arrivera, aucun pays ne peut exister dans l’injustice.

  24. Je yeux bien y croire, surtout a ce boucon de satan qui seme le trouble partout en fiancant le terrorisme.

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