Paix et sécurité : Nécessité d’une prise de conscience des décideurs politiques

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Aujourd’hui, l’espace sahélo saharien est en proie à de nouvelles menaces sécuritaires caractérisées par des conflits d’intérêt et de leadership autour du trafic de drogues, d’alcool, d’armes et de stupéfiants impliquant des chefs narco trafiquants étrangers, des jeunes locaux de toutes les communautés. La présence d’AQMI dans la zone constitue une menace supplémentaire, non seulement pour les étrangers, mais aussi pour l’Etat malien lui-même et les Etats voisins. Le retour au Mali des libyens « d’origine malienne » avec armes et bagages  constituent aujourd’hui un motif de préoccupation pour la région sahélienne.                                                                                                                                          Pour le chargé de programmes de la Friedrich Ebert Stiftung au Mali (FES), le Dr. Salabary Doumbia, « le phénomène grandissant de l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne, la paupérisation galopante et le phénomène nouveau de violence alimenté par l’utilisation des armes a amené la FES à s’intéresser depuis quelques années déjà au sujet, car nous demeurons convaincus qu’aucun développement économique, social ou culturel n’est possible sans la paix, la stabilité et la sécurité ». Et d’ajouter : « C’est pourquoi nous n’avons pas hésité à soutenir l’initiative du RPM à  susciter le débat autour de cette question cruciale. Nous pensons  donc que cet atelier est venu à point nommé, car elle contribuera à l’approfondissement de la réflexion, au renforcement de la prise de conscience des différents acteurs». Il a enfin conclu en dégageant leur forte conviction sur la gouvernance démocratique de la sécurité qui, selon lui, ne devient une réalité qu’avec la prise de conscience des décideurs politiques, et surtout la possibilité pour les partis politiques ainsi que les organisations de la société civile d’exercer et de renforcer le contrôle légitime, démocratique en matière de sécurité.                                                                                                                                                                             

La gestion du problème exige aujourd’hui une approche régionale dans le cadre d’une coopération interétatique tant au niveau national qu’au niveau sous régional. Ce qui permettra de rassembler les moyens et de prendre en compte toutes les facettes des conflits pour la paix et la sécurité, gage d’un développement durable.                                                                                                                                              

    Par ailleurs, le bureau politique national du  Rassemblement pour le Mali (RPM) est dans la dynamique d’approfondir la réflexion en vue de repenser le concept de sécurité dans notre pays dans le sens d’un changement de paradigmes notamment la vison, la stratégie et la participation de tous les acteurs. Sans flagornerie, il soutient les efforts du président de la république  ATT dans la recherche de la mutualisation des stratèges et des moyens en vue de définir et mettre en œuvre une Convention pour la sécurité dans l’espace sahélo saharien.    

                                                                                   Au sujet de la circulation des personnes et de leurs biens, l’honorable Oumarou Ag Ibrahim Mohamed Haïdara, président du Haut Conseil des Collectivités(HCC) donne leur approche stratégique : «Notre  alerte se veut de faire partager que la décentralisation, refondation de l’Etat, se nourrit, se pérennise et réussit ses objectifs au bénéfice de la collectivité seulement dans un cadre de Paix ; cette Paix, garantie première de tout développement ». A cet effet, a-t-il dit, le Haut Conseil des Collectivités cultive et entretient, toutes initiatives de paix dans notre pays découlant essentiellement de la base où nous sommes en tant que collectivités. Cette paix se raffermit alors, par l’adhésion et la vigilance de l’échelon national.     

 M.MAÏGA  

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