Edito : Place à un nouveau gouvernement

27 Fév 2014 - 02:55
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_93672" align="alignleft" width="199"]Chahana Takiou, dirpub "22 septembre" Chahana Takiou, dirpub "22 septembre"[/caption] Depuis le 12 février dernier, date de la mise en place du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, les Maliens attendent un nouveau gouvernement, non pas parce l’équipe d’Oumar Tatam Ly a montré ses limites, mais pour le respect des principes démocratiques. Dans le système politique inventé par la Grèce, il y a 2500 ans, il y a des règles universelles que toutes les nations démocratiques doivent scrupuleusement respecter. Au nombre de celles-ci, la démission du gouvernement après les législatives, même si le Président devait reconduire la même équipe. Avec ATT, le Mali a voulu réinventer la démocratie avec le fameux consensus qui anéantissait toute velléité d’opposition. Nous avons vu les limites de ce concept, dans un système dit démocratique.     Aujourd’hui, on tarde à réagir pour la mise en place d’un nouveau gouvernement. Peut-être que cela s’appelle continuité. Mais, le principe démocratique voudrait que cela soit fait à temps et non à l’usure. On peut comprendre l’agenda du Président avec la visite de Sa Majesté, le Roi Mohamed VI du Maroc. Maintenant que l’agenda du président IBK est allégé avec la fin de cette visite et que tout est entré dans l’ordre,  place à un nouveau gouvernement.     IBK ne doit plus attendre. Il doit agir parce que l’opinion publique nationale, voire internationale, attend impatiemment la composition de la nouvelle équipe. Les cadres des départements ministériels travaillent peu, dans l’attente du nouveau gouvernement. Les ministres hésitent à s’engager dans de grands dossiers ne sachant pas le sort qui leur sera réservé.     C’est dire que l’inquiétude s’est installée dans les rangs du gouvernement, ce qui joue forcément sur le rendement des ministres. Même si certains, par contre, se démènent, comme de beaux diables, pour prouver qu’ils ont travaillé et qu’ils méritent d’être reconduits.     En clair, un nouveau gouvernement s’impose pour insuffler une nouvelle dynamique à la marche du pays, pour permettre également à cette équipe là de se présenter devant les élus de la nation avec une déclaration de politique générale (DPG) laquelle sera certainement adoptée. C’est en ce moment seulement que le gouvernement aura toute sa légitimité et le peuple saura ses intentions. Sinon, actuellement, c’est la navigation à vue, en dehors des grandes questions brûlantes, gérées personnellement par le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.     Il faut alors former rapidement la nouvelle équipe pour être en phase avec son opinion publique.   Le suspense n’arrange rien, ne fait pas avancer les choses. Il faut un nouveau gouvernement, une nouvelle architecture gouvernementale  avec des nouvelles orientations claires,  en évitant l’émiettement de certains ministères qui, traditionnellement, vont ensemble. A propos de cette nouvelle équipe, qui sera certainement dirigée par le Premier ministre sortant, il serait bon d’élargir sa base politique et sociale. Des partis comme le CNID, le MPR, SADI et la CODEM pourraient y figurer. Parce qu’on ne vient pas dans la majorité présidentielle pour applaudir et faire le griot. On y vient pour goûter aussi la soupe même si c’est une seule cuillérée, quand d’autres en sont à plusieurs.  A IBK de faire la part des choses et le meilleur choix. Pour l’honneur du Mali et la dignité des Maliens.   Chahana Takiou

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Commentaires (17)

User
Mansaré
Mansaré 13 ans
Décidément ce journaliste n'est pas bien inspiré dans son éditorial.Il raconte l'évidence.
Kinguiranke
Kinguiranke 13 ans
Ce Chahana est un maudit, un vrai prostitue des medias qui veut imposer sa petite volonte au Mali, que le CNID, SADI, MPR et autres petits partis meurent demain IBK a sa majorite absolue avec l'ADEMA-PSJ, FARE et le parti islamiste. Alors Chahana vas te faire voir ailleurs, ce n'est pas du journalisme ca.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Patience, ca va venir ce nouveau gouvernement.
NUL N'EST AU DESSUS DE LA LOI-LE PRESIDENT IBK INTERPELLE SUR LE CAS DES 263 FONCTIONNAIRES RADIES.
NUL N'EST AU DESSUS DE LA LOI-LE PRESIDENT IBK INTERPELLE SUR LE CAS DES 263 FONCTIONNAIRES RADIES. 13 ans
Je donne parfaitement raison a CHAHANA,je sais aussi que son excellence le president IBK a un calendrier tres charger maintenant mais la formation du nouveau gouvernement ne peut pas attendre meme s'il faut qu'il reconduise l'ancienne equipe,quelque chose que je ne souhaite pas du tout,car le pays a besoin de bouger et cela lui evitera tout critique de la part de ses detracteurs qui ne font que le lorgner en longueur de journee tout faux pas de sa part.
"Dans le système politique inventé par la Grèce, il y a 2500 ans, il y a des règles universelles que toutes les nations démocratiques..." 1-"GRIOT TAKIOU, il n'y a pas de regle ABSOLU (on dit meme que generalement toute regle a une exception), surtout en democratie qui est TOUJOURS EN CONSTRUCTION ET A PARFAIRE. 2- C'est cette notion de "chose en construction" qu'est la democratie qui donne a la tentative de l'Ancien President ATT toute sa valeur universelle. En effet, c'est aujourd'hui qu'on parle " de consensus qui a montre ses limites", mais souvient toi qu'a sa premiere mise en oeuvre, le Consensus a la Malienne" a ete vu comme l'un, sinon le seul remede aux " soubressauts politiques " en Afrique. Les "peuples (Nations Unies) en ont ete seduit. Reussie, readapter et surtout en reconstruction, cet model pouvait etre applique au Niger ou "chaque confrontationj entre le chef de l'Etat et le President de l'Assemblee amene quelques fois au coup de force. La notion de consensus a besoin d'etre adopte parce qu'il faurt donner aux partis politiques en Afrique de "se former et de former les citoyens. Sans cela, le citoyen ne se sent pas concerne et nos elections se feront toujours avec des taux de participation ridicule. Car a part les partis datant des independances, il N'Y PAS DE VRAI PARTI POLITIQUE en Afrique. Adopte par les maliens , ce concept pouvait etre notre "apport" a la "Democratie Universelle". Au lieu de cela, comme avec tout ce qui est "fabrique chez nous et par nous meme", on jette la notion de consensus et regardons son concepteur, comme "rebus social". LE CONCEPT "CONSENSUS" NE PEUT ETRE MAUVAIS, C'EST L'APPLICATION QU'ON EN FAIT QUI PEUT ETRE MAUVAIS- AU MALI, IL FALLAIT SEULEMENT LE PENSER L'AMELIORER POUR ENSUITE LE 'PARFAIRE".
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