Révision constitutionnelle au Mali : Une mission parlementaire à Abidjan et Dakar

10 Mars 2017 - 02:18
Mis à jour: 10 ans
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Révision constitutionnelle au Mali : Une mission parlementaire à Abidjan et Dakar
Mali Moto
Pour s’inspirer des expériences ivoirienne et sénégalaise, une délégation de la commission loi de l’Assemblée nationale du Mali est en Côte d’Ivoire  depuis hier et se rendra au Sénégal pour la même mission. Depuis un certain temps, le fonctionnement de nos institutions se heurte à des insuffisances de  notre Constitution, mettant ainsi un frein à certaines actions de développement. Pour corriger ces lacunes et adapter la loi fondamentale à l’évolution du  monde, les plus hautes autorités maliennes ont initié un projet de révision constitutionnelle qui leur tient à cœur. Le référendum est prévu pour juillet 2017 selon le calendrier électoral que le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat a proposé à la classe politique au cours de leur traditionnelle cadre de concertation.  Dans cette optique, les autorités veulent cerner les différents contours du processus afin d’obtenir une adhésion massive du peuple malien. C’est pourquoi, explique-t-on, l’Assemblée nationale ne veut rien laisser passer au hasard et entend jouer le rôle prépondérant qui est le sien dans ce processus.   Pour ce faire, le mercredi 8 mars 2017, elle a dépêché une délégation de la commission loi dans des pays d’Afrique de l’Ouest, lesquels ont récemment procédé à la révision de leurs constitutions avec succès. En l’occurrence la Côte d’Ivoire et le Sénégal.  L’objectif recherché, précisent des sources concordantes qui ont requis l’anonymat,  est de partager les expériences de ces deux pays. Au cours de leurs échanges, nos élus nationaux tiendront compte de certains aspects spécifiques, indiquent nos sources. Il s’agit, entre autres,  des possibilités légales à réaliser ce projet à une année des élections générales, les stratégies à mettre en œuvre pour éviter des interprétations erronées pouvant créer une tension sociale. Comme ce fut le cas dans certains pays africains. Soulignons que d’ores et déjà, cette démarche du parlement malien est appréciée à sa juste valeur. Car elle nous évitera des désagréments  qui ne doivent plus avoir de place dans notre société. Faut-il le rappeler, à l’occasion de la 12ème conférence de l’Union parlementaire  de l’Organisation de la conférence islamique (Upci), le Président de l’Assemblée nationale du Mali avait levé l’équivoque et rassuré les sceptiques quant au nombre de mandats présidentiels. L’honorable Issaka Sidibé avait en effet précisé que «notre pays connaîtra sûrement dans les mois à venir des réformes majeures avec la révision de la Constitution. Cette révision constitutionnelle, faut-il le préciser, ne concerne aucunement des prolongations de mandat présidentiel, comme certains seraient tentés de le penser, mais vise plutôt à corriger des insuffisances constatées dans l’évolution de notre processus socio-démocratique, depuis 1992». Il importe de rappeler par ailleurs qu’un comité des experts avait été mis en place à cet effet par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Ledit comité a déjà déposé son rapport qui reste à l’appréciation du chef de l’Etat. Oumar KONATE  

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Commentaires (12)

User
yemogo
yemogo 10 ans
L'empereur prépare le terrain pour le prince.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 10 ans
Ces escrocs n'arrivent pas a gérer un departement ministeriel et ils en rajoutent. Avons Nous besoin d’un foutu senat actuellement pour augmenter les dépenses de l’etat et que ces crocodiles, requins et vampires continuent a sucer jusqu’à la mort alors Nous agonisons, Le Peuple entier? Ok cest une manière de creer des faux sieges et construire des edifices pour des sales pouillons, escrocs, terroristes et chefs de guerre aillent asseoir leur….je ne sais quoi pour les player inutilement et leurs donner encore des occasions de Nous voler et de s’enrichir d’avantages sur Notre Dos???????? NOOOOONNNNN LE CHEF VAMPIRE IBK alias ladji bourama woloni kabakoh. NOOONNNN.
Kassin
Kassin 10 ans
Ce que veut faire IBK et son gouvernement c'est de faire une révision constitutionnelle pour que la constitution du Mali soit modifiable par la suite par les députés à l'assemblée nationale et non plus par tous les maliens par référendum constitutionnel comme c'est le cas aujourd'hui. C'est là où se trouve le piège pour la démocratie malienne car les députés à l'assemblée nationale sont à majorité acquis à la cause d'IBK et de sa famille, car ce sont des députés du RPM, un parti créé et dirigé par IBK qui décide de qui fait quoi au RPM du bureau national de ce parti au plus petit comité de quartier ou de village. À l'assemblée nationale c'est Issiaka Sidibé qui en est le président, et il n'est autre que le beau père du fils d'IBK, Karim Keita qui est lui même président de la commission défense de cette même Assemblée nationale du Mali car il est député élu dans la circonscription électorale de la commune II du district de Bamako. Donc modifier la constitution du 25 février 1992 pour permettre l'assemblée nationale du Mali de pouvoir par la suite modifier à souhait cette même constitution sans plus passer le vote du peuple malien par référendum, est un boulevard ouvert au RPM, à Issiaka Sidibé et à Karim Keita de faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels du Mali à deux et la durée d'un mandat présidentiel à 5 ans. 5 ans par mandat et pas plus de deux mandats par personne, c'est la seule manière pour le Mali de ne plus voir quelqu'un comme Moussa Traoré qui a fait 23 ans catastrophiques à la tête de notre pays et qui a mis le Mali dans le trou en bradant toutes les sociétés et entreprises publiques et en inventant la corruption au Mali avec le CMLN, l'UDPM, l'UNFEM et l'UNJM. Tout le monde voit que de septembre 2013 jusqu'à aujourd'hui IBK et sa famille s'enrichissent sur le dos des maliens. Aucun problème de développement du Mali ou de sa sécurité n'a été réglé sous IBK. Il n'y a ni routes, ni électricité, ni eau potable, ni emploi, ni pouvoir d'achat, ni sécurité pour personne au Mali si ce n'est la famille d'IBK et de ses valets. La grande corruption et le vol des milliards du pays n'a plus de limite au Mali, si jamais la constitution du pays est en plus modifiée pour que les dirigeants voleurs ne soient plus poursuivis par la Haute Cour de justice et qu'ils puissent avoir la possibilité de faire 3, 4, 5 voire 6 à 7 mandats et de transmettre le pouvoir de père à fils, ce serait fini pour la démocratie au Mali. Je pense qu'il est vraiment temps que les maliens se lèvent pour défendre avec vigueur leur constitution contre les nouveaux aventuriers de Koulouba sinon ils ne pourront s'en prendre qu'à eux mêmes après. À bon entendeur...
NOunluck13
NOunluck13 10 ans
IL faut abroger le Haut Conseil des Coectivités Territoriales et le remplacer par le Senat:les senateurs vont être elus pour 6 ans.
fill
fill 10 ans
Ce n'est pas un probleme de constitution. Nous avons suffisamment de lois. On vous demande seulement de les appliquer et d'arreter la corruption, le nepotisme, et vous imposer une austerité et une dicipline budgetaire et faire le travail pour lequel le peuple vous a élu! C'est tout! Allah kama, qu'est ce qui est compliqué dans ça! Au lieu de ça! Vous organisez des voyages inutiles a Abidjan & Dakar! Avec son lot de frais de mission & de perdiems, pendant que notre armée manque de tout! Si ça ne tenait qu'à moi, on allait dissoudre cette caisse de resonnance pendant 5 ans & consscrer son budget de fonctionnement a l'equipement de nos forces de securité.....
Baba
Baba 10 ans
Vraiment tu a parlé pour nous rien à ajouter merci
fill
fill 10 ans
Lire consacrer....
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