Choguel et Pr Singaré engagent le débat sur les rebellions au nord du Mali

01 Oct 2018 - 12:53
Mis à jour: 8 ans
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Choguel et Pr Singaré engagent le débat sur les rebellions au nord du Mali
DR CHOGUEL KOKALLA MAÏGA
Ce samedi 29 septembre 2018, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, un débat s'est déroulé entre Dr Choguel Kokalla Maïga, le Pr Issiaka Singaré et le public autour de leur livre intitulé : << Les rébellions au Nord du Mali, des origines à nos jours>>. Il s'agissait aussi de prendre des initiatives pouvant permettre aux jeunes générations d'apprendre la réalité des questions liées aux rebellions. La parution de ce livre a suscité de vives réactions à l'intérieur aussi bien qu'à l'étranger en raison de certaines révélations historiques de l'épineuse question de la rébellion qui a accablé plus d'un. Dans son exposé liminaire, l'ancien candidat à l'élection présidentielle et co-écrivain dudit livre, Choguel Kokalla Maïga, a expliqué que la source d'inspiration dudit livre se situe dans les processus ayant conduit à l'effondrement de l'État dans le courant du premier semestre de 2012 qui a mené le Mai à signer l'<< Accord pour la paix et de la réconciliation issu du processus d'Alger >> avec des rebelles sous l'égide d'une médiation internationale. Ce processus fut marqué par la production d'une série de textes. Selon lui, ce livre relate la comparaison entre le contenu de ces documents et ceux produits antérieurement,  de 1960 à 1990, sur les rébellions au Nord du Mali. Toujours aux dires de Choguel, il était temps qu'ils choisissent de revisiter l'histoire pour cerner les différents contours d'une sédition récurrente. Ce livre comporte 17 chapitres susceptibles d'être répartis en quatre subdivisions : les données de l'histoire du VIIème au XIXème siècle, le tournant de la décennie 1950, la gestion des rebellions de 1960 à 2015, l'internationalisation de la question du Nord du Mali. Dans ledit livre sur la gestion des rebellions au Nord du pays de 1963 à 2015, décrit les chapitres V à VII, Modibo Kéita en son temps n'a pas eu à faire face à une rébellion proprement dite,  mais l'Adrar des Iforas, il était question de << banditisme d'honneur >>. À l'époque, des moyens appropriés ont ainsi été utilisés pour le circonscrire. Mais cette répression laissera des séquelles encore vécues dans la douleur par les originaires de l'Adagh. Et ainsi sous Moussa Traoré, de jeunes Touaregs exilés en Libye s'organisent en un mouvement politico-militaire, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) et déclenchent le 29 juin 1990 ce qui est passé dans l'histoire sous la dénomination de << deuxième rébellion touarègue>>. Selon les conférenciers, en moins de trois mois, l'armée nationale arrive à bout des rebelles. Pr Issiaka Singaré parlera de quelques passages de leur livre sous la transition d'ATT. À ces dires, ATT a passé outre les dispositions de <<l'accord de Tamanrasset et a confié la gestion du problème à des étrangers. Profitant de la faiblesse de l'Etat, les rebelles reprennent les armes. Après de nombreux pourparlers, un document sous le nom de << pacte national>> est signé. Selon lui, que lorsque Alpha accédait au pouvoir, le nord du Mali est au banditisme et à un début de guerre civile, les communautés noires ayant choisi de s'organiser en milices d'auto-défense pour remédier à la carence de l'Etat. Encore des pourparlers intercommunautaires ramenèrent la paix. Et de nouveau la situation se dégrade en 2006 avec une mutinerie qu'Amadou Toumani Touré arrive à circonscrire. Avec l'effondrement de la Libye, des mercenaires touaregs retournent au Mali en jonction avec le MNA et donne naissance au MNLA en 2012. Dans le livre, les auteurs s'interrogent sur les intentions de nombreux Maliens sur deux questions suivantes : la complicité française n'est-elle pas à la base de l'enlisement ? Par-delà la rébellion, un complot international n'est-il pas ourdi contre le Mali ? Adama TRAORE

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Commentaires (1)

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AG AZAMANE
AG AZAMANE 8 ans
Azawad, 4 rébellions, 3 accords, 3 échecs 04/03/2015 00:04 En 50 ans (1963-2013) le Mali a connu quatre rébellions dans sa partie appelée autrefois « Boucle du Niger » et aujourd’hui AZAWAD. Chacune de ces rébellions a été, de la part de l’armée malienne, objet d’une répression d’une brutalité inouïe, et sanctionnée par un accord d’une efficacité très aléatoire. Chacune de celles qui ont suivi la première n’a été en fait qu’une reproduction de la précédente sous d autres modalités. Pourquoi ce recommencement qui ne finit pas ? La présente note tente de fournir quelques éléments de réponse qui ne suffisent nullement pour expliquer pourquoi le même malade revient toujours chez le même médecin, mais sans succès. Elle constituera beaucoup plus une petite gerbe de données qu’un spectre d’analyse pour les trois rébellions ici concernées : 1963, 1990, et 2006, en attendant l’épilogue de celle de 2012. La note s’appesantira essentiellement sur les raisons des échecs des remèdes apportés plutôt que sur l’origine du mal, même si celle-ci est quelquefois évoquée car elle seule peut orienter efficacement le choix des remèdes. Rébellion de 1963-1964: Elle a éclaté dans le cercle de Kidal (aujourd’hui Région) et est restée circonscrite à cette zone. Elle a été déclenchée dans sa phase armée à la suite d’une offense verbale à un jeune orphelin du nom de Elladi Ag Alla dont le père, Alla Ag Albacher, a été assassiné par l’armée française en 1954 et décapité deux jour après son inhumation. L’offense, proférée par le premier chef de poste malien, portait cyniquement et justement sur cette tête du père exhibée dans toute la zone par l’armée française comme pour dire « la force reste à la force » ! – Après une répression aveugle et sanglante par l’armée malienne dont les victimes ont été essentiellement la population civile et le bétail, il y a eu un arrêt des hostilités à partir du 22 septembre 1964. Cet arrêt des hostilités a été une sorte d’Accord Verbal comportant une clause unique : « Vous déposez les armes et vous aurez la vie sauve ». Il n’était assorti d’aucune autre mesure d’accompagnement. Il a été obtenu beaucoup plus par l’implication active de Monsieur Intalla AG ATTAHER, Coordinateur des Chefs de Tribus et de Fractions de Kidal, que par des victoires militaires. Ce fut un soulagement généra pour les populations. Mais, en dépit de ce soulagement, les populations n’ont pas tardé à comprendre que l’accord en question ne visait qu’à les réduire à une obéissance aveugle. Mal inculquée dès le départ, la confiance en l’Etat malien semblait afficher de sérieux indices de sa détérioration. Parmi ces raisons on peut citer celles qui ont marqué de façon indélébile les populations, pour ne pas dire celles qui les ont particulièrement traumatisées. – Silence absolu sur les victimes (nombreuses veuves, nombreux orphelins) : ni reconnaissance des crimes commis, encore moins de sanctions et de dédommagements. Les autorités maliennes ont fièrement affiché l’attitude de conquérants n’ayant rien à se reprocher. Les populations ont par contre commencé à se sentir comme des corps étrangers chez elles et ont compris qu’elles n’avaient aucun droit ; elles n’avaient plus que deux devoirs essentiels et non négociables : stricte obéissance au régime militaire installé à Kidal et payement des impôts sans broncher ; -Impact catastrophique des exécutions sommaires, collectives et publiques sur les populations : Les exécutions publiques avec applaudissements extorqués, les cadavres dans des fosses communes, les personnes brulées vif après aspersion d’essence, les personnes sommées de creuser leur tombe, tout cela a produit un choc terrible sur des populations qui voient de telles pratiques pour la première fois de leur histoire. Certaines en sont devenues partiellement ou totalement démentes – Impact d’un socialisme dit « scientifique », avec connotation « athée », sur des populations en totalité musulmanes ; – Militarisation à outrance et maintien d’un comportement hautement vexatoire et totalitaire contre les populations : § – réquisitions intempestives des dromadaires des éleveurs § – règne absolu des simples chefs de postes militaires qui avaient carte blanche § – assassinat de personnalités touarègues en dépit et au mépris de la proclamation du 22 septembre 1964 mettant officiellement fin à la rébellion. C’est ainsi que : Biga Ag Wambaja a été exécuté en 1965 à Tinessako Akhlou Salem Ag Akhemmenou est revenu d’Algérie en février 1967 afin de tester pour ses compagnons la sincérité des autorités maliennes. Face à la proposition malienne officielle offrant la vie sauve à tous ceux qui rendront les armes, Akhlou Salem a dit à ses compagnons : « cela pourrait être un piège car il y a ce que le Mali dit et ce que Diby fait. Je vais y aller seul pour tomber seul dans le piège si c’en est un ». Il a été assassiné sur la route Kidal-Ajalhok après un interrogatoire public qui l’a immortalisé ; Bissada Ag Rhissa, Hamzata Ag Al
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