Premier couac entre le Mali et la France : Le gouvernement rejette le plan français pour Kidal

27 Mai 2013 - 07:23
Mis à jour: 13 ans
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Le gouvernement du Mali vient d’opposer une fin de non-recevoir à la dernière proposition du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui accepte l’organisation de la présidentielle à Kidal,  mais sans les  militaires maliens. [caption id="attachment_124335" align="alignleft" width="350"]François Hollande et le président malien par intériem Diouncounda Traoré. - AFP PHOTO / PASCAL GUYOT François Hollande et le président malien par intériem Diouncounda Traoré. - AFP PHOTO / PASCAL GUYOT[/caption] Sur les antennes de RFI, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, a jugé "irrecevable" l’offre faite par les anciens alliés des jihadistes. Ce qui constitue une flagrante dissension avec la France dont le président, François Hollande, avait été le premier à avancer cette piste pour régler ce qu’on est en droit d’appeler le cas de Kidal. "Irrecevable ! L’armée malienne sera présente partout. Nous ne pouvons pas accepter que - quelle que soit la légitimité - ce groupe-là puisse décréter que l’armée nationale n’a pas sa place sur une partie du territoire national. Nous pensons aujourd’hui, plus que jamais, qu’il est temps que le MNLA redevienne un groupe politique normal, s’ils en ont la capacité et s’ils ont le fonds de commerce nécessaire pour cela". Telle est la réplique réservée par le gouvernement par la voix du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, à la dernière proposition du MNLA, un retour des civils, mais pas des militaires maliens à Kidal. Au micro de RFI, Tiéman Hubert Coulibaly s’indigne à ces termes : "Mais comment peut-on dire que l’armée malienne ne pose pas ‘ses godasses’ - passez-moi l’expression - sur une partie du territoire du Mali ? Qui sont-ils pour dire ça ? Nous avons la main tendue. Elle continue à être tendue et ouverte ! Et il est hors de question que ces gens-là imposent un quelconque diktat à l’armée malienne !" Apparemment, ce n’est pas tout à fait la position de Paris, qui verrait d’un assez bon œil cette solution en deux temps. En effet, si Pour François Hollande, le scrutin devra avoir lieu partout, y compris dans ces zones, il écarte pour l’instant un retour de l’armée malienne à Kidal. "Ces élections doivent se tenir sur tout le territoire malien. J'insiste bien : sur tout le territoire malien. Aucune fraction du Mali ne doit être privée de la possibilité d'organiser le scrutin", a-t-il affirmé. "Nous devons faire en sorte que l'administration malienne civile puisse être installée partout pour l'organisation de ces élections. La France, à travers sa présence militaire, et d'autres armées, y contribueront", a-t-il ajouté. Il paraît ainsi clairement que Bamako et Paris ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde même si le ministre Coulibaly prétend que "ce n’est pas ce que Paris lui a dit". Attendons de voir ce que tout cela va donner. Abdoulaye Diakité

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Commentaires (30)

User
ok ok
ok ok 13 ans
QUE LES AUTORIT2S MALIENNES TIENNENT BON!
Full
Full 13 ans
Keita, le mnla ne veut pas la paix. Et je resterai sur ma soif tant que cette bande de trafiquants ne sera pas combattue et cela par notre vaillante ARMEE qui n'attend que le "Go" de qui de droit. La France doit savoir que le Mali à besoin de la France et vice-versa, mais les Maliens ont besoin de leurs dignité et cela y va de la récupération de tout ce que "eux" les occidentaux ont tracé comme territoire Malien. Notre ARMEE le fera.
Hit
Hit 13 ans
Un titre accrocheur pour un contenu flou et incompréhensif. c'est ça le fond de commerce des journaux.
aleisha
aleisha 13 ans
comment faire un titre accrocheur quand on n'a rien à dire (cas de la plupart de nos journalistes) et qu'on veut se faire remarquer (de ceux qui ne réfléchissent pas) : on le voit avec cet 'article' . Qui a dit que la position de la France est contraire à celle du Mali sur ce sujet ? Facile de sembler faire preuve d'indépendance, et pas cher dans ces conditions !!
yadupour
yadupour 13 ans
La France n'a jamais eu de position contraire à celle du Mali. Le problème est que les intérêts du Mali ne sont pas les mêmes que celles de la France. Maliens, maliennes, comment demander à un parent de renier son fils, illégitime soit-il, conçu hors mariage? Les temps ont changé, on peut avoir des enfants éprouvettes, des enfants PMA et PMA. Dans la liste, il y a aussi, le MNLA, conçu depuis longtemps en cachette. Maintenant que le MNLA a grandi, il est moins sage et passe au stade de l'adolescent, plus turbulent, voir délinquant. Au lieu de sniffer dans les caves des immeubles, ou faire le deal le soir dans les parking, il a pris aise de dealer au grand jour, dans les sables du désert malien. Et oui, ce gosse la France ne veut pas le tuer , mais préfère le mettre en pension au Mali... Celà causera moins de dégâts pour la France. Et oui, on voit bien que le concepteur (le géniteur) du MNLA a du mal de trancher sur la question. "Il ne peut y avoir 2 armées dans un pays démocratique"...
koyrakoy
koyrakoy 13 ans
l'indépendance c'est les urnes ; de quoi le mnla a-t-il peur? de voir la population prix en otage s'exprimée et dire qui ils sont ( des terroristes).
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