Rébellion touarègue-gestion des affaires-conflits intercommunautaires : De la faillite du régime IBK…

24 Juin 2016 - 00:44
Mis à jour: 10 ans
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Rébellion touarègue-gestion des affaires-conflits intercommunautaires :  De la faillite du régime IBK…
Quand ATT, l’homme du 26 mars, devient victime de sa popularité croissante
Il n’y a plus de rébellion touareg au Mali, celle-ci a pris fin depuis la défaite du MNLA par les groupes djihadistes, mais il y a des conflits intercommunautaires perlés dont l’accord d’Alger est loin d’être une solution. Analyse. Derrière les rideaux de la mise en place des autorités intérimaires, nombre de Maliens voient en filigrane, la préfiguration de l’Etat de l’Azawad qui passe par une expérimentation de la cogestion des territoires concernés. La menace terroriste, quant à elle est instrumentalisée pour justifier de l’Etat du Mali, son reniement de toutes ses responsabilités dans le domaine de la sécurité et de la défense de l’intégrité territoriale du Pays. Tel me semble être le tableau de la situation présente au Mali, an après la signature de l’accord d’Alger. Il n’est pas question de nier le caractère international et régional du terrorisme, mais il est de reconnaitre que chaque pays a sa part de responsabilité dans la lutte efficace contre le phénomène dans ses frontières. Appelons cela « un effort/pays » qui constitue une contribution majeure à la lutte régionale, voire mondiale. Dans ce rôle le Gouvernement du Mali se révèle complètement impotent et il n’a qu’une prédilection en la matière pour l’incantation. Les autorités maliennes donnent l’impression de ne rien voir venir, c’est à peine si elles réalisent la gravité de l’heure. Dans notre pays aujourd’hui le discours sur la détérioration de la situation sécuritaire, du terrorisme sert d’opération gouvernementale de blanchiment de la mauvaise gouvernance, de détournements de toutes sortes. Tout semble avoir été dit sur la mauvaise gouvernance du pays, dont la cupidité du clan en est l’expression la plus achevée. Chacun a pu remarquer que sur ce point que le pouvoir est sans égard pour son peuple qui se réveille chaque jour avec son lot scandale financier, moral et politique. Aussi, l’insécurité dans le pays est-elle à la mesure du temps que les dirigeants du pays ont mis à piller les ressources de l’armée et des forces de sécurité, à livrer à la mort sans raison les jeunes soldats sans préparation, les agents de l’administration territoriale et des policiers sans défense.   L’immobilisme institutionnel C’est peu dire que la gouvernance IBK a méthodiquement organisé la faillite du Mali, conduit le pays dans un cul-de-sac. IBK n’a pas de projet, pas de vision donc pas d’architecture adéquate comme réponse à la crise du pays, car une vision conduit toujours à une architecture capable de la matérialiser. Il n’avait que la disqualification des politiques passées, des petites phrases confortant ses électeurs dans leur ignorance du contexte national et international. Au Mali, sous IBK on est vite passé du pouvoir personnel à l’immobilisme institutionnel. Les cercles de pouvoirs occultes se créent en dehors des institutions et s’imposent à celles-ci. Les institutions sociales ne sont pas en meilleur état de leur fonctionnement. Le pouvoir IBK a ruiné bien d’héritage historique de notre nation en trois ans d’exercice, il n’y a qu’à regarder comment le centre du pays s’abime dans des conflits inter et/ou intracommunautaires. Pendant ce temps, le parti présidentiel et les partis politiques qui l’accompagnent dans la majorité présidentielle, sont plus occupés à se faire des baisers de Judas, et n’ont de priorités qu’aux chamailleries internes. Pour la faillite nationale en cours, on avisera le moment venu. Il restera toujours la bonne vieille diversion du « péril national », la lutte contre le terrorisme et les soutiens qu’elle apporte. Efficace. Sûre. Garantie. Que personne ne se méprenne, le terrorisme remaquillé pour les besoins d’une gouvernance en faillite, non seulement arpente les couloirs du Palais Koulouba /Sébénicoro, mais également rend des services inespérés à un pouvoir familial. Personne n’ignore que la connivence des groupes armés et le principal groupe terroriste est une donnée politique à équation simple : le contrôle du chemin de la drogue. Il s’y ajoute que la lutte contre le terrorisme pour les sympathies supposées qu’elles confèrent, s’inscrit en bon place dans l’agenda électoral du Président IBK. C’est le cas lorsque le Gouvernement à travers le ministère des affaires religieuses et du culte, invite les imams à sensibiliser durant les prêches du vendredi, les citoyens aux menaces qui pèsent sur le pays, à les inciter au rassemblement autour du pouvoir personnel au nom de l’unité nationale, et à rester unis derrière notre direction nationale, il escompte bien utiliser le vieil artifice du « péril national ». Pourtant, quand sous nos pieds tout se dérobent, les communautés se dressent les unes contre les autres l’Etat détourne le regard. Par son absence organisée, tous les orgueils communautaires sont chatouillés, les esprits chauvins se réveillent, les dirigeants n’anticipent rien, pas même les suites à donner à la mise en place des nouvelles régions érigées par une loi comme soupapes de sécurité. Pendant ce temps en présence d’une armée totalement démoralisée, la bête de l’irrédentisme se cache derrière tous les prétextes possibles et suit sa marche inexorable, menace d’embrasser l’ensemble du pays. Devant la paralysie du pouvoir IBK, la colère monte dans le pays et l’exaspération de cette colère laisse à penser que le Mali se prépare à un affrontement majeur aux conséquences terribles pour la région entière. En définitive, à la lecture du discours du président de la république à l’occasion du premier anniversaire de l’Accord d’Alger et de celui du Premier ministre devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, à l’approche du renouvellement du mandat de la MINUSMA, le seul message qui sort de la bouche du Duo Keita est que la paix dans le pays, le redéploiement de l’armée et de l’administration sur l’ensemble du Mali, ne dépendent, tout compte fait, que de l’engagement directe de la MINUSMA sur le théâtre des opérations militaires. Sous ce rapport, il n’y a donc rien de nouveau dans le discours qui n’est qu’un constat d’échec et nous revenons à la case de départ. Souleymane Koné (Ancien Ambassadeur)

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Commentaires (99)

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le mazarin
le mazarin 10 ans
Bravo Mr l'Ambassadeur, pour votre pertinente analyse. Ne vous sentez point heurté par les réactions imbéciles suscitées par le Patron de la cellule de communication de la Présidence qui préfère sous traiter son devoir à des internautes qui noient leur ignorance et leur arrogance dans l'anonymat. Monsieur le Pdt de la cellule de communication du Président, vous êtes interpellé par un argumentaire juste et éclatant de vérités. Je doute que vous y compreniez quelque chose vu votre niveau. Et ce n'est surement pas au cours d'un one man show aux sujets de roman d'Harlequin, devant un parterre de courtisans que tu pourrais apporter réponse à une telle analyse. mais c'est pas grave. Tu n'as pas été nommé pour travailler, mais pour ag grandir l'équipe de courtisans, autour d'un banquet dont le seul menu est le sang et la chair du Mali.
yugubané
yugubané 10 ans
Bravo au frère LE MAZARIN aussi pour sa remarque lucide. J'ai l'impression que ce Racine THIAM et sa horde de mercenaires du Web prennent leur Boss pour un Vieux sénile qui ne sait pas quelle heure il fait. Quant on regarde la manière dont ces Pintades ont surgit d'un coup avec des centaines de commentaires flatteuses qui ne reposent sur rien, on aurait cru que ça ne pourrait durer...... Depuis une popularité peut passager de moins de 5% à plus de 95% en une journée sans qu'il y aie un évènement ou un cas de force majeure ? :smile: :smile:
Jmalia
Jmalia 10 ans
Ayons le courage de le reconnaitre le régime actuel fais de son mieux pour calmer le jeu mais à analyser la situation , on le voit il y' a une incapacité à tous les points de vue pour faire bouger les choses. Ceci n'est pas un hasard car le maitre d’œuvre en la personne du Président IBK , improvise , essaye d'appliquer un principe qui n'est pas le sien"la négociation", car à l’époque il a dénoncer à mainte reprise les initiatives du Président ATT. Alors à la suite de cette fameuse bataille de Kidal , voyant qu'il n'a aucune autre carte que celle de la négociation , il se met à l’œuvre. Sauf que on ne peut être maitre d'oeuvre d'une oeuvre qui n'est pas de le notre. Osons espérer que les conditions créées par cet accord malgré les divergences d’appréciation sur son contenu puisse nous conduire à une paix durable. A défaut je vous le dit sans detour , les probables échecs de ce accord ouvriront encore plus la brèche et la je le craint mais ça sera bye bye le Mali et bienvenu tout ce que je ne sais : Azawad , Macina , Karta, Neguetan, Kenedougou, Djitoumou, Banimonotié .
T.Sankara
T.Sankara 10 ans
"...l’État paie sa faillite. Sa faillite d’assurer ses missions régaliennes. Celle de ne pas pouvoir sécuriser ses citoyens, de ne pas être en mesure de distribuer équitablement la justice. Et dans ces conditions, il est bien normal que touaregs, peulhs, sonhrai, bozos, mianka ou toute autre ethnie s’arme pour surveiller ses arrières. Tout simplement parce qu’il s’agit d’une question de survie. Il est aussi d’une évidence absolue que la multiplication des mouvements armés traduit tout simplement l’incapacité de l’État, d’une part, à assurer la sécurité de ses citoyens et d’autre part l’impunité qu’il a toujours accordée aux responsables de ces groupes. Cherchez à savoir ce que sont devenus les différents chefs rebelles du Mali !...." Merci a Dicko.DE mALIWEB
Toto Totorino
Toto Totorino 10 ans
Analyse pertinente n'en déplaisent aux pintades. Un pays qui se dit souverain, incapable d'assurer la sécurité de sa population soi disant que la MINUSMA est là et soi disant à la recherche de la paix. Tous les prétextes sont bons pour fuir ses responsabilités.
bbacus
bbacus 10 ans
Encore un de ces vagabonds qui écument le Mali. Des bandits qui ont pillé ce pays, orchestrer et soutenus les mouvements armés de façon directe et indirecte. Des individus malsains qui ont laissé AQMI et stellites prospérer sous leur bienveillance et leur vision, déçus d'avoir été virer pour insuffisance de résultats s’adonnent à la publication de propos scandaleux et ignobles au nom d'une certaine démocratie. Et dire que ce sont des individus qui ont représenté ce pays meurtri par leurs fautes. Nous aimerons entendre des leçons de gens neufs, engagés au patriotisme avéré que les élucubrations des déchets de ce pays. De toute les façons si IBK ne réussi pas son mandat, le peuple souverain lui fera payer cela en 2018.
yugubané
yugubané 10 ans
Il est vrai que de tous les temps (1960 à nos jours) tous ceux qui ont eu la moindre objection sur la gestion ou la marche des affaires au MALI sont pires que les maux qu'ils dénoncent. Cela est connu de tous. Il est temps qu'on nous disent si les critiques sont infondées sinon il ne sert à rien d'indexer toujours la mauvaise foi des dénonciateurs quand de visu la détérioration frappe à l'œil.
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