Gestion de la période transitoire au Mali : Blocage entre la junte et la CEDEAO Le pire est à venir

15 Mai 2012 - 08:05
Mis à jour: 14 ans
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L’avenir politique du Mali s’assombrit à l’horizon après l’échec des négociations entre la junte et la CEDEAO concernant la personne qui doit diriger la Transition. Du coup, des instabilités institutionnelles planent de nouveau sur notre pays et nul ne peut prévoir l’issue d’un tel scénario. Cette situation fait suite au refus de la junte de reconnaître, après la période intérimaire, Dioncounda Traoré comme président de la République du Mali comme il a été décidé lors du Sommet extraordinaire d’Abidjan. Le sommet de Dakar, qui a suivi, n’a pu dissiper les malentendus et Bamako a confirmé, samedi dernier, les dissensions entre la junte conduite par Amadou Haya Sanopgo et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) représentée par les émissaires Djibril Bassolé du Burkina et Togbé Blé de la Côte d’Ivoire. Après l’échec des négociations entamées à Bamako sous l’égide des émissaires de Blaise Compaoré et de Alassane Ouattara, et qui constituent l’emphase des discussions entamées à Ouagadougou, Abidjan, et Dakar, il a fallu l’intervention de Cheik Modibo Diarra pour faire revenir les émissaires sur leurs décisions de regagner leur pays respectif. La décision du Premier ministre Diarra était d’autant plus courageuse et salutaire que lesdits émissaires ne travaillent pas pour eux, mais pour le Mali. « Attendez- moi, j’arrive » aurait-il dit aux émissaires presque en route pour l’aéroport. Dans un baroud d’honneur, il parvient à convaincre les deux hommes de revenir sur leur décision de regagner leur pays. Le samedi 12 mai, nouveau blocage.   [caption id="attachment_60667" align="alignleft" width="344" caption="Le ministre burkinabè Djibrill Bassolè (g) et le capitaine Amadou Sanogo,"][/caption] Le point d’achoppement  Selon des sources proches des négociations, la CEDEAO estime que l’ancien président de l’Assemblée nationale Dioncounda Traoré doit continuer la Transition après la période intérimaire de 40 jours prévue par la Constitution malienne. Mais pour la junte, cette décision unilatérale prise lors du sommet extraordinaire d’Abidjan enfreint à la Déclaration de Ouagadougou qui prévoyait le choix d’un autre homme après l’expiration du délai constitutionnel sus mentionné. Concernant Dioncounda lui-même, ce dernier se dit prêt à faire ses valises si c’est lui qui constitue le blocage. Pour la CEDEAO, il est inutile de choisir un autre homme après la période intérimaire estimant que la période transitoire doit être dirigée par Dioncounda Traoré qui est déjà au fait des affaires. Mais pour la junte, il faut une convention pour choisir un homme consensuel. Et c’est l’identité de cet homme qui tarde à se faire savoir. Selon des indiscrétions, c’est Amadou Haya Sanogo lui-même qui convoiterait ce poste. « Faux », déclare l’intéressé. Si tel est le cas (que Sanogo revienne), c’est un nouveau coup d’Etat, avertit la CEDEAO. Et de plus en plus, l’envoi d’une force des casques bleus au Mali tient route. Or, Sanogo a mis en garde qu’aucun soldat de la CEDEAO ne mettrait pied au Mali sans l’aval des autorités maliennes autrement dit de la junte. Vers un nouveau bras de fer entre la junte et la CEDEAO ? Pour la CEDEAO, Sanogo a créé une sorte de bicéphalisme au sommet de l’Etat : il fait arrêter les personnalités sans mandat, sans informer le Premier ministre encore moins le président. Pis, c’est lui qui rejette les accords d’Abidjan... Selon le capitaine, ces accords se sont déroulés en son absence et sans un représentant de la junte. L’organisation sous régionale a tout simplement estimé que c’était Dioncounda le président, et à ce titre, la junte n’était pas l’interlocuteur attitré ou valable. Aujourd’hui, chacun reste campé sur sa position et c’est le statu quo ante qui prévaut. Le Capitaine estime qu’il n’aura pas fait lui son coup d’Etat pour rien. C’est cette situation, selon son entourage qui réveille son courroux. Et pour la CEDEAO, il est dans l’illégalité. Pauvre Mali ! Affaire à suivre. Issiaka Sidibé

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Commentaires (24)

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Samba Konipo
Samba Konipo 14 ans
Djoncounda et Cheik Modibo Diarra doivent démissionner et arrêter d’être des symboles sans pouvoir qui contribuent à faire croire au Peuple Malien et à la communauté internationale à un ordre constitutionnel qui n’existe véritablement pas. Djoncounda est un président présidé. S’agissant de Cheik Modibo,il ressemble à un Gonogo qui joue au cache-cache alors qu’il est apprivoisé par Sanogo. Sanogo et ses supporteurs ont oublié la douleur des populations du Nord et l’humiliation du Mali. Il organise une convention pour se maintenir au pouvoir. La convention est un malicieux stratagème pour légitimer le règne de Sanogo. Attention au complot. Le capitaine Sanogo contrôle la convention qui va certainement le désigner pour être président. Attention aux intellectuels et hommes politiques véreux qui ont reçu les promesses de Sanogo pour duper le Mali. Il n’est pas question que la junte et les opportunistes qui le supportent continuent de remuer le couteau dans la plaie du Peuple Malien. Sanogo fait tout pour rester au pouvoir qu’il n’a jamais quitté d’ailleurs. Restons vigilants contre Sanogo et ses pions de tout bord. Les militaires dans les casernes, c’est ce qu’exigent la constitution et la démocratie qu’il n’est pas question de continuer à fouler au pied. Depuis le début de ce fiasco de putsch les Oumar Mariko, Amion Guindo, Younous Hamèye Dicko et autres opportunistes n’ont cessé de s’agiter pour des porte-feuilles contre l’intérêt du Mali. C’est un opportunisme historique mais le Peuple malien n’est pas dupe et les a àl’oeil. Cependant, si on ne se mobilise pas pour les en dissuader, la minorité opportuniste est plus active que la grande majorité qui ne dit rien. Cela risque de maintenir la junte au pouvoir et de compromettre dangereusement l’avenir de notre cher Pays.
sana
sana 14 ans
dakaridia aussi ne parle pas bien est ce que tu conait ce que c`est l`ambargo total?toi tu est qui et tu te met ou?c`est le peuple qui decide pas sanogo il ne represente pas le peuple du mali .faut vraiment reflechir avant de parler parceque ce que vous oublier le mali depend de la sous region tout est importer ver le mali.
sana
sana 14 ans
excusez moi mais je pense que certaines personnes ne sont pas du tout corecte sanogo jure qu`aucun soldat de la cedeao ne va venir au mali il a menti il peut faire quoi face a cette armee de la cedeao?s`il pouvais il n`alait pas fuire le nord.ce n`est pas la bouche la cedeao veut la paix au mali si non une journee il rentre au mali lui il va sortir soiyons serieux.inssister et vous verai
DIAKARIDIA
DIAKARIDIA 14 ans
c est nous qui decide notre prisident le mali est un pays laique souverraine J AIME MON FASSO MON PATRI
sonni
sonni 14 ans
prenez de la hauteur et pensez a votre pays; Sanogo est un fils du pays et reflete ce que votre armée est aujourd’hui. n’oubliez pas que c’est un instruicteur et donc il a la tete sur le epaules. il a l’armée et les forces de sécurité derrière lui. Si ces gens et la classe politique de leur pays ne peuvent pas trouver une solution pour sirtir le pays de lç, je crois qu’on doit tous aller ailleurs. le probleme est de savoir quel est la position du médiateur, de la CDEAO. Ne sont ils pas partisans? sinon laisser les maliens trouver leur solution. depus le 22 mars, les citoyens maliens n’ont jamais été inquiétés par les militaires. Tout se passe bien mais on essaie de nous faire croire que la solution doit venir d’ailleurs. Ailleurs on ne nous crére que des problemes come le MNLA qui a été crée de toute pièce pour nous diviser et diviser notre pays. le capitaine sanogo et ses camarades sont des ptriotes et ils ont tellment reculé qu’on leur demande d’oublier leur coup d’état. C’est trop demandé.
Kinguiranke
Kinguiranke 14 ans
Sanogo et ses collegues doivent oublier justement cette vilaine chose: le Coup d'Etat, c'est ce qui rend leur cashier judiciaire difficile a negliger.
sonni
sonni 14 ans
si cétait pas sanogo et ses amis, cétait les civils. et on appelle ça guerre civile: couteau haches, et autres entre les partsians de ATT et leurs opposants. C'est ce que les miltaires nous ont epargné. Vous tous étiez malades a chaque fois que vous entendiez le repli ou la fuite des militaires au Nord. vous croyez que eux aussi ça leur plaisait. Ils ont eu le meêm sentiment et n peuvent le faire qu'avec leur arme. C'est ce qui est le coup d'état.
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