Billet : Le nécessaire face-à-face oratoire du second tour

26 Juil 2013 - 07:13
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_157536" align="alignleft" width="159"]Bruno D SEGBEDJI Bruno D SEGBEDJI[/caption] Sauf surprise majeure, le scrutin de ce dimanche 28 juillet va nous conduire inexorablement vers un second tour le 11 août prochain. Dans tous les cas, il est nécessaire d'organiser un débat en direct (sur les chaînes de radio et de télévision) entre les deux finalistes de cette élection présidentielle. Fortement médiatisé, ce face-à-face a le mérite d'édifier l'opinion sur les valeurs intrinsèques des deux candidats. L'occasion leur est ainsi donnée face à la caméra de dire l'un à côté de l'autre ce qu'ils comptent faire s'ils arrivent aux affaires.   Cette joute oratoire est un moment de grande émotion et un événement phare au sein de la République. Il a le mérite de développer chez les citoyens la culture du débat démocratique. A travers leurs explications l'un en face de l'autre avec courtoisie et toute la civilité requise, le débat du second tour permet de désamorcer la tension entre les deux camps en face. L'image par exemple d'un IBK opposé à Soumaïla Cissé sur le plateau de l'ORTM s'adressant des piques amicales, se permettant des amabilités, souriant au besoin à travers des plaisanteries comme la culture malienne sait en offrir (avec le cousinage à plaisanterie) permet d'atténuer les adversités, d'annihiler les velléités de violences entre leurs partisans respectifs.   Le face-à-face du second tour entre les deux candidats finalistes a aussi un effet positif sur les velléités de contestation des résultats issus des urnes. Car cette prestation des deux prétendants au fauteuil présidentiel permet généralement au public de savoir qui a pris, ne serait-ce qu'une légère avance sur son adversaire du moment. C'est ainsi qu'en 2010, lors du second tour de la présidentielle ivoirienne, le duel oral entre Alassane Dramane Ouattara et Laurent Gbagbo avait permis aux électeurs ivoiriens de comprendre que le président sortant était légèrement en perte de vitesse sur son adversaire. La suite, on la connaît, sauf qu'une dangereuse cécité intellectuelle aggravée par le démon du mauvais perdant dont a souffrait M. Gbagbo a conduit aux drames qui ont endeuillé les bords de la Lagune Ebrié.   Cette opposition verbale permet aux électeurs surtout les indécis de faire le choix en toute lucidité, dans la mesure où les explications de l'un et de l'autre montrent aisément lequel des deux a la capacité de diriger le pays.  Cet exercice oratoire de haute portée facilite aussi la culture d'un climat de fair play qui pousse finalement le perdant à reconnaître que son challenger a été le meilleur et à le féliciter. Le grand geste de délivrance qui sauve le pays de la crise postélectorale, dont Dieu doit tout simplement  éloigner le Maliba!

                                                                   

Bruno Djito SEGBEDJI

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Commentaires (7)

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Donne moi le nom d'un journaliste malien qui pourra animer ce débat! C'est tout simplement dommage car ceci nous interpelle tous et comme c'est regrettable! A moins qu'on ne demande à nos voisins de nous prêter leurs journalistes pour une soirée!
madoucoul
madoucoul 13 ans
Soumana Sako: Mes dix engagements pour le Mali La double crise politico-institutionnelle et sécuritaire que le Mali traverse depuis l’année 2012 a mis à nu les graves défaillances de la gouvernance politique et économique qui ont abouti à l’effondrement de l’Etat et de l’Armée ainsi qu’à la perte de légitimité des institutions aux yeux des citoyens. Aujourd’hui, il s’avère nécessaire d’engager des reformes en profondeur et de mettre en œuvre des mesures concrètes et durables contribuant au renouveau démocratique et à l’amélioration substantielle du niveau de vie des populations, y compris en milieu rural et dans les zones péri urbaines, afin de conjurer efficacement les sérieux risques d’implosion sociale et de dislocation de l’Etat central en tant que garant de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du pays. Pour guider la lutte historique du Peuple vers le Mali nouveau offrant des chances égales à tous ses enfants, nous prenons les dix engagements solennels suivants : Engagement no 1 : Re-legitimation de l’Etat au service du Peuple Nous engagerons une lutte systématique, sans relâche et sans exclusive contre la corruption dans tous les secteurs et à tous les niveaux au nom de l’Impunité Zéro. Nous introduirons en outre les réformes suivantes destinée à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat. Dans ce cadre, le train de mesures radicales ci-dessous sera mis en œuvre dans les six premiers mois du premier mandat : 1.1. Criminalisation du délit d’initié, du conflit d’intérêt, du trafic d’influence ou d’abus de biens sociaux, notamment en matière de marchés publics ; 1.2. Inéligibilité aux marchés publics, quel que soit le montant ou l’origine du financement, du conjoint et des enfants, ascendants et alliés du Chef du Département ministériel, du service public central, déconcentré ou décentralisé ainsi que de tout Projet de développement ou d’aide humanitaire concerné. Cette mesure s’étend à toute structure parapublique ou privée bénéficiant d’un appui financier direct ou indirectement de subventions de l’Etat central; 1.3. Transparence dans l’octroi du crédit bancaire ; 1.4. Interdiction à tout agent de l’Etat ou de ses démembrements territoriaux ou fonctionnels de s’adonner, directement ou par personne interposée, à une activité professionnelle ou intermittente lucrative dans le même domaine que celui de sa structure d’appartenance administrative. 1.5. A l’occasion de chaque mise à jour annuelle de la déclaration de biens des agents publics visés, le concerné devra indiquer l’origine licite ou légale de toute variation du patrimoine depuis la précédente déclaration de biens. Toute dissimulation ou minoration de biens à déclarer entrainera automatiquement la confiscation des biens meubles ou immeubles concernés au profit de l’Etat. 1.6. Lorsque, au moment de son entrée en fonction ou de sa prise de service, un agent public, élu ou nommé, détient des actions ou des parts dans une entité privée ou parapublique, la gestion de son portefeuille d’actions ou de parts sociales est confiée à un ‘’blind trust’’ pendant la durée de la fonction ou du mandat. 1.7. Pendant une période d’au moins trois ans suivant la fin de sa mission ou de son mandat, aucun agent public, nommé ou élu, ne saurait servir dans les organes d’administration, de surveillance ou de gestion d’une structure privée, publique, parapublique ou associative ressortissant de son domaine d’autorité administrative ou politique ayant bénéficié d’une aide directe ou indirecte de l’Etat pendant sa fonction ou son mandat. 1.8. Aucun agent public, nommé ou élu, ne saurait être actionnaire ou sociétaire d’une entreprise étrangère ou à capitaux partiellement ou entièrement étrangers installée au Mali ou à l’Etranger. 1.9. Il sera formellement interdit à tout membre des corps militaires ou paramilitaires (Armée, Sécurité, Douanes, Eaux et Forêts, etc.), des services de l’assiette et du recouvrement et aux hauts responsables de banques et autres établissements financiers de faire partie des organes dirigeants ni d’être bailleurs de fonds de partis, regroupements ou associations à caractère politique, sans préjudice des textes spécifiques à ces différents corps et professions relatifs à la participation de leurs membres respectifs à toute activité politique formelle ou informelle. 1.10. Toute condamnation pour détournement de biens publics, abus de biens sociaux, délit d’initié, participation à la fraude ou à la corruption à l’occasion d’examens officiels ou de concours de recrutement organisés par ou pour le compte de l’Etat, ou spéculation foncière entraine l’inéligibilité à exercer tout mandat public, électif ou nominatif, pendant une période d’au moins 10 ans après la condamnation définitive. 1.11. Un audit de la gestion du foncier urbain et rural, y compris les baux à l’Office du Niger, sera lancé et un Tribunal du foncier sera créé; 1.12. Les mesures prévues par la Constitution concernant les déclar
Soldat Raté
Soldat Raté 13 ans
A deux jours su scrutin ...voila ci dessous la photo de la semaine ....pour rappeler aux un et aux autres que ... VOTER POUR DES CONS IRRESPONSABLES ET SANS LA MOINDRE INTEGRITE ... A DE LOURDES CONSÉQUENCES .... http://m.flickr.com/#/photos/79313524@N06/9357092156/ Ça ce n'est qu'une petite facette des conséquences ... une toute petite ... VOUS LES AVEZ DEJA VU À L'ÉPREUVE ... VOUS LES CONNAISSEZ TRÈS BIEN ... LES NULS DU GENRE DIONKISS... BIEN QU'ILS SE CHAMAILLE DE TEMPS À POUR LEUR APPÉTIT PERSONNEL ... C'EST EXACTEMENT LA MEME BANDE ... Le MALI est victime de l'irresponsabilité populaire ... SI LE PEUPLE N'EST PAS FATIGUÉ DE LA MALÉDICTION...IL PEUT VOTER POUR SA CONTINUITÉ ... C'EST COMME CA QUE LA DÉMOCRATIE MARCHE ... Moussa Ag,....VOTEZ POUR LES FUTURES GÉNÉRATIONS AU LIEU DE VOS VENTRES...BON WEEK-END À TOUS ...
ousmane
ousmane 13 ans
il faut obligatoirement un face à face.on a pas besoin d'un président carrent comme mr conakry.
Ouandiana
Ouandiana 13 ans
Mr le journaliste, les raisons que tu évoques ne justifie pas un débat.
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