Mot de la semaine : Exaspération

06 Avr 2018 - 01:22
Mis à jour: 9 ans
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Mot de la semaine : Exaspération
Le message d’IBK à Koutiala : « Je ne tomberai pas… »
Le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita semble désormais être sur pied de guerre contre ses adversaires, au-dedans comme au dehors de la Convention de la Majorité Présidentielle, CMP. Vilipendé par ses anciens collaborateurs, trainé dans la boue par l’Opposition, lâché par les religieux, IBK est aujourd’hui acculé jusque dans son dernier retranchement, d’où une virulente exaspération envers et contre tous. Il est d’autant plus irrité qu’il agit aujourd’hui suivant ses sentiments,  pas en se fondant sur la  raison. Sinon, comment comprendre sa brusque décision de limogeage du 4ème vice-président de l’ADEMA, Moustapha Dicko, de son poste de conseiller spécial, chargé de la Francophonie, au seul motif qu’il est candidat à la candidature de l’ADEMA. Cette décision, loin de lui être bénéfique, étale encore une fois de plus ses lacunes  dans le management des hommes. Les réactions d’IBK, ces derniers temps, s’apparentent à celles d’un candidat qui tient un discours de défaitiste. Pour rappel, lors de sa rencontre avec les forces vives de Gourma Rharous, profitant de l’occasion qui lui était offerte et content du soutien qu’il a trouvé merveilleux,  il a voulu solder les comptes  de ses détracteurs et certains leaders religieux en  tenant des propos offensants à leur endroit dont voici quelques échantillons : « …les gens disent du n’importe quoi, souvent des propos qui frisent la mal éducation…. Bon, c’est le prix à payer pour la démocratie… ». Ou encore : « … Des hommes de foi, des vrais hommes de foi, pas des hypocrites …. ». Ces propos traduisent chez IBK, non seulement  le degré d’irritation, mais aussi et surtout le signe de désespoir. Aujourd’hui, on peut affirmer, sans risque de se tromper, que le Président de la République est dans de beaux draps. Rien qu’en se référant aux différents départs au sein de la Majorité et parmi ses proches, entre autres, Moussa Mara, Mountaga Tall, Mamadou Igor Diarra,  Kalfa Sanogo, Modibo Koné, et une frange majoritaire de l’ADEMA, il y a de quoi comprendre son exaspération. Selon des sources proches de la Présidence, on soupçonne d’autres partis, des leaders religieux et de la société civile, d’être déjà en contact avec l’Opposition ou d’attendre l’officialisation de certaines candidatures pour les rejoindre avec armes et bagages. Un remaniement ministériel serait même  imminent pour débarquer tous ceux qui hésitent encore à apporter leur soutien à la candidature d’IBK. Les ministres ADEMA seraient en tête de liste pour leur  incapacité à imposer la volonté d’IBK aux abeilles qui semblent déterminées à présenter un candidat bon teint au premier tour. Comme pour dire que les semaines à venir risquent de nous réserver d’innombrables et d’énormes surprises désagréables. Youssouf Sissoko [email protected]

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Commentaires (10)

User
Lastus
Lastus 9 ans
Il n'admet aucune contestation..... Il se croit infaillible........ Il n'a pas le sens de la raison et est égocentrique, pensant qu'il a raison sur tout et contre tous................ Si tout le monde le lache, il devrait se demander pourquoi il est laché................. Il peut être exaspéré, mais nous aussi sommes exaspérés après 5 ans de divagation politique!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
TOURE
TOURE 9 ans
IBK comme d'habitude, a été très maladroit dans ce le limogeage de Moustapha Dicko. De lui même, Dicko devait démissionner à partir du moment où il a clamé sa candidature. L'élégance aurait voulu qu'il quitte d'abord l'encrage présidentiel pour se fendre de déclarations pareilles. A moins qu'il y ait une raison inavouée, la méthode discrédite le président et Dicko à la fois. Dicko est davantage discrédité pour son entêtement à vouloir garder son poste malgré sa sortie maladroite. IBK n'est pas sérieux, il a ici une occasion sans pareille pour se soustraire aux chants de sirènes qui bercent ses oreilles. Son entourage joue à fond la carte de deuxième mandat en oubliant perfidement de regarder la réalité en face. Les Maliens, s'il n'en tenait qu'à eux, n'attendraient pas les élections pour dégager IBK. La déstabilisation du pays est même une sorte de baraka pour ce régime. L'instabilité empêche les Maliens se s'insurger, de peur que des êtres malintentionnés ne récupère l'insurrection en sa faveur. IBK a échoué lamentablement, et le soutenir est une irresponsabilité très grave. Le Mali ne s'est jamais trouvé aussi mal qu'aujourd'hui, le pays va à vaux-l'eau.
Tolorence
Tolorence 9 ans
Usma merci pour votre réaction d'enfant de bonne. Vraiment c'est dommage que des humains refusent de s'instruire pour faire des débats d'idées qui pourraient être fructueuses pour nous tous. On ne connaît pas son père, ni ses frères ou camarades mais plutôt d'insulter seulement. Ceux ci peuvent ils prétendre à la magistrature suprême un jour?
BISMARK
BISMARK 9 ans
le mali est dans un bateau ivre avec ce régime qui a atteint le seuil de l'incompétence( 'IBK) prions DIEU que le bateau arrive à bon port
Usma
Usma 9 ans
Svp. Arretez d’insulter et aller aux débats d’idées. S’il vous plait. Merci
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