Focus : Tempête sur la République

01 Déc 2014 - 03:39
Mis à jour: 12 ans
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drapeau MaliComme un bateau ivre, le Mali tangue au milieu d’une tempête engendrée par des précipitations sociopolitiques, économiques, financières, sanitaires et sécuritaires qui ont pour noms, entre autres, menace de grève avec les syndicats de l’Ortm et de la police, suspension des pourparlers d’Alger, propagation du virus Ebola, pourrissement des relations entre les institutions avec l’affaire du député de Kati et du juge de Ouélessébougou, suspense sur les conditions de la levée des sanctions du Fmi, malvivre général. « Mieux vaut brûler au tréfonds de l’enfer que de vivre au Mali de nos jours ». Cette conviction d’un citoyen quadragénaire, donc plein de vie, décrit l’extrême sentiment de désespoir que ressent la majorité des Maliens aujourd’hui. Désespoir de voir leur pays sur le chemin de la partition ou d’une autonomie qui ne dit pas son nom, avec la rupture consacrée dans les négociations d’Alger. Certes, le gouvernement tient bon, en ne lâchant pas le morceau sur la préservation de l’intégrité du territoire national. Mais jusqu’à quand ? Parce que, de l’autre côté, les groupes armés jurent d’arracher « leur fédéralisme » même s’il faut patienter pendant dix ans. L’autre facteur qui joue contre le gouvernement, c’est que l’équipe de Médiation est truffée de gens aux intentions obscures, s’ils ne prennent pas carrément partie pour l’ « ennemi ». En attendant, la région de Kidal et une bonne partie du nord échappent au contrôle du pouvoir.   Désespoir de voir le Fmi rallonger leur souffrance au-delà de la date (fatidique ?) de ce lundi 1er décembre qui consacre le Conseil d’Administration de l’institution monétaire. A titre de rappel, depuis mai dernier, le Fmi a suspendu son aide budgétaire au Mali pour mauvaise gestion des fonds publics constatée dans l'achat de l'avion présidentiel et le contrat d’équipements militaires. Sur exigence du Fmi, les audits menés par le Vérificateur général et la section des comptes de la Cour suprême du Mali ont révélé des surfacturations s’élevant entre 29 et 38 milliards de FCFA. Septembre dernier, les enquêteurs du Fmi en mission d'évaluation ici ont confondu les autorités sur ces malversations notoires. Et posé des conditions auxquelles le président a promis de satisfaire, notamment la punition des coupables. IBK aurait tenu promesse à sa manière. La sanction sera-t-elle levée aujourd’hui ? Le suspense reste entier.   Désespoir de voir le virus Ebola se propager dans une population qui n’a rien fait pour mériter que ce mal de l’année sème la terreur en son sein par la faute de ses gouvernants. Le Mali a connu son premier cas d’Ebola le 23 octobre avec la fillette de Kayes ; puis ses deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième cas depuis l’entrée et le séjour du patient guinéen, l’imam de Kourémalé. A la date du vendredi 28 novembre, on dénombrait 5 décès, un cas confirmé en traitement, 286 personnes-contacts dont une retrouvée. Même la bonne nouvelle du premier malade guéri de la maladie à virus Ebola chez ne saurait noyer le laxisme dont font preuves les autorités dans la gestion de cette (très) dangereuse maladie.   Désespoir de voir naître une crise institutionnelle entre l’Assemblée nationale et le pouvoir judiciaire et le gouvernement avec la mise sous mandat de dépôt de l’honorable Bourama Tidiane Traoré, député Rpm élu dans la circonscription électorale de Kati, dans l’affaire d’agression du juge de paix à compétence étendue de Ouélessébougou, Amadou Bocar Touré dit Diadié.   Mécontents de l'arrestation de leur collègue, les députés ont annulé l’ordre du jour de la plénière de jeudi dernier pour adopter une résolution en sa faveur. A l’unanimité 123 députés votants, ils exigent la libération immédiate de leur camarade et l'annulation de toutes les procédures judicaires à son endroit. Les députés menacent même de voter une motion de censure contre le gouvernement. De chaudes empoignades en perspective d’ici mercredi, jour du jugement du député gifleur.   Désespoir enfin de voir le Mali versé dans l’intégrisme islamique avec l’annulation (maquillée en report) de la Nuit Miss Ortm 2014. La majorité des Maliens est d’accord pour lier cette décision à la pression des musulmans sur IBK. Danger et tempête sur la République ! Sékou Tamboura

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Commentaires (7)

User
Emoo
Emoo 12 ans
Mon pays se portait mal, il est agonisant par la faute d'IBK un cas d'Ebola au propre comme au figure. IBK est surement un 'Ebola politique'. Le pays se meurt a une vitesse incroyable...
taasikoro
taasikoro 12 ans
J´AI HONTE DE MON PAYS REGARDONS LES AUTRES ET DIRE QUE NOUS SOMMES GARDÉS PAR DES SOLDATS ETRANGERS PENDANT QUE NOUS A L´INTERIEUR ON NE PARLE QUE DE MISS ORTM DE GREVES ET DEPUTÉS PROBLMATIQUES, COMME SI CEUX LA ETAIENTS LES CHANTIERS BRULANT DE LA NATION? DISONS VRAI LE MALI EST FRAPPÉ PAR UNE MALEIDCTION NI DE DIEU NI DE SATAN MAIS DE MALIBA MEME LE PLUS GRAVE C´EST CETTE FOIS CI QUAND CA PETERA, PERSONNE NE NOUS AIDERA! DORMONS! OH! DORMONS!
Sondia kouma
Sondia kouma 12 ans
Le Mali ne sera pas divisé et soyons-nous patriotes à 100% si nous voulons un grand Mali! Aucun individu ou politiciens manipulés par leurs qualités de franc-maçon ne devraient nous permettre de juguler notre identité collective et notre intégrité territoriale. Le Mali ou l'Afrique tout court ne pourraient se développer sans justice contre les infidèles du continent et plus particulièrement ceux du Mali composés de tous genres c'est à dire les faux maliens qui gonflent notre territoire. Nous devrions commencer à étudier comment vivre avec les sanctions internationales pour atteindre notre but parce que c'est de cette manière que les visionnaires internationaux s'appuient pour nous diviser et pour atteindre les objectifs du nord matériellement et politiquement. En tout cas nous devons aussi créer des justiciers qui jouent les mêmes rôles que les autres si la justice reste absente chez nous.
journaliste ni dougouti kouma
journaliste ni dougouti kouma 12 ans
Le Mali ne sera pas divisé et soyons-nous patriotes à 100% si nous voulons un grand Mali. Aucun individu ou les politiciens manipulés par leurs qualités de franc-maçon ne devraient nous permettre de juguler notre identité collective et notre intégrité territoriale. Le Mali ou l'Afrique tout court ne pourront se développer sans justice contre les infidèles du continent et plus particulièrement ceux du Mali de genre composés des faux qui gonflent notre territoire. Nous devrions commencer à étudier comment vivre avec les sanctions internationales pour atteindre notre but parce que c'est de cette manière que les visionnaires internationaux s'appuient pour nous diviser et pour atteindre les objectifs du nord matériellement et politiquement. En tout cas nous devons aussi créer des justiciers qui jouent les mêmes rôles que les autres si la justice reste absente chez nous.
rox
rox 12 ans
DESASTRE PARLEZ-MOI DU DESASTRE PARLEZ M'EN LE PEUPLE,SABATI....... VOULANT D'UN MALI DIGNE,sans reproche,propre mis sur les rails,un Mali desormais dirigé par des patriotes sincères. Et puis et puis et puis au nom du père du fls du neveu du beau père du gendre et puis et puis et puis désastre parlez-moi du désastre parlez-m'en Taisez-vous vous ai-je ou non dit que je suis quand même le président je ne suis pas un brigand et puis et puis j'ai 70 ans et puis et puis je ne suis pas à la barre. et puis et puis vous n'êtes aussi pas des saints je n'ai pas de bateau de plaisance je ne suis pas à un sou prêt jusqu’à prendre dans la soupe du sommet AFRIQUE-FRANCE. DESASTRE PARLEZ-MOI DU DESASTRE PARLEZ-M'en......... vive le MALI. :wink: :wink: :wink: :wink: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
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