Gestion de la transition malienne : L’ingratitude de Dioncounda Traoré envers Cheick Modibo Diarra

23 Juin 2016 - 00:55
Mis à jour: 10 ans
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Gestion de la transition malienne :  L’ingratitude de Dioncounda Traoré envers Cheick Modibo Diarra
Gestion de la transition malienne : L’ingratitude de Dioncounda Traoré envers Cheick Modibo Diarra
La transition malienne d’avril  2012 à août 2013, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Mais ce qui a le plus marqué les Maliens, c’est la cabale orchestrée contre le Premier ministre de plein pouvoir, Cheick Modibo Diarra, conduit à la démission forcée sans la moindre compassion de celui dont il a sauvé la vie. Après le coup d’Etat de mars 2012, le Mali était plongé dans une grave crise où il fallait des hommes d’Etat pour le sauver. A la suite de l’accord-cadre, le Pr Dioncounda Traoré, bien qu’impopulaire à l’époque, a pris les rênes du pays, conformément aux dispositions constitutionnelles. Pour faire accepter les Maliens le choix de Dioncounda Traoré et faciliter la transition, il fallait nommer un Premier ministre au dessus de tout soupçon. C’est ainsi que Cheick Modibo Diarra a été déniché et nommé Premier ministre plein pouvoir en avril 2012. Pendant ce temps, il a su équilibrer le pays. Le marché était bien approvisionné en denrée de première nécessité et à moindre coût. Les agents de l’Etat étaient payés à temps sans l’aide budgétaire des grandes puissances. L’on se rappelle qu’à la veille d’une fête, les fonctionnaires ont perçu leur salaire le 18 du mois. Malgré l’impopularité du président par intérim, Dioncounda Traoré, le respect que les Maliens avaient pour le Premier ministre a permis de faire avancer les choses. Le Mali devenait de plus en plus indépendant au sens propre du terme. Car les ressources propres du pays étaient bien gérées. Cette situation a créé la jalousie, d’où les multiples conspirations contre le navigateur interplanétaire, Cheick Modibo Diarra. Brouille avec la Cedeao  Selon des sources dignes de foi, le problème de Cheick Modibo Diarra a commencé suite  à son refus catégorique d’annexer le Mali comme l’avait souhaité la Cedeao. En bon patriote, soulignent nos sources, le Premier ministre Diarra a sans détour craché la vérité à la Cedeao. Il  lui a notifié que son pays, le Mali n’était pas à annexer, et même si c’était le cas, on ne peut rien confier à la Cedeao. Car, il n’a aucune force militaire capable d’appuyer le Mali  encore moins de moyen financier. Au même moment, les 40 jours prévus par la constitution  permettant à Dioncounda Traoré de diriger le Mali arrivaient à terme. Les esprits s’échauffaient et la situation politique s’enlisait. Pendant ce temps, le Chef du gouvernement, Diarra, multipliait les appels à la retenue. Pourquoi Dioncounda devrait être reconnaissant envers Cheick Modibo Déterminé à n’accorder une seconde de plus au président par intérim, Dioncounda Traoré, un groupe de Maliens, 4 000, estime-t-on, est monté à Koulouba le 21 mai. Toute affaire cessante, confient nos interlocuteurs, le Premier ministre de plein pouvoir s’est impliqué afin que le palais de Koulouba ne soit pas violé. Impopulaire même dans les rangs des forces de l’ordre censés être neutres,  l’assurance de la sécurité du président par intérim a été difficile. Arrivée à Koulouba, la foule déchainée a passé à tabac le Président Traoré. Dans les derniers instants de la manifestation, racontent nos interlocuteurs, le Premier ministre Cheick Modibo Diarra est venu traverser à pied plus de 4 000 manifestants pour être au chevet du Président. Avant de venir s’adresser à la foule: «mais enfin, que voulez vous? » Quelques instants après, précisent des sources bien introduites, un manifestant a levé la tête et dit : «Monsieur le Premier ministre, qu’est-ce que voulez-vous, vous aussi ?». «Je veux que vous rentriez chez vous», répliquera le PM. C’est ainsi qu’en moins de 10 minutes, les manifestants se sont dispersés. A partir de là, narrent nos sources, le président intérimaire a été conduit à l’hôpital mère enfant, Le Luxembourg. Pendant deux heures de traitement, raconte-t-on, Cheick Modibo est resté au chevet de Dioncounda Traoré, en train de pleurer. Mais, pendant cette période, aucun membre du parti que Dioncounda dirigeait, l’Adema en l’occurrence, prétendant être la première force politique à l’époque, n’a daigné lui rendre visite.  Une fois  son état de santé stabilisé, il devrait rentrer chez lui. Par peur de se faire agresser, il a refusé de regagner son domicile. Ainsi, poursuivront nos sources, Check Modibo Diarra a amené le Président Traoré dans sa résidence à Titibougou, mettant ainsi sa famille en danger. Muni de son pistolet, il a passé trois nuits aux côtés des gardes présidentiels pour sécuriser le Président intérimaire.  Mieux que cela, pour lui faire oublier le traumatisme subit à Koulouba, on l’a fait amener acheter des poulets dans un endroit huppé de Bamako avant d’aller les manger au bord du fleuve.  Quelques jours après, pour des analyses très poussées, le Chef du gouvernement a proposé au Président de poursuivre les soins à Paris. Ayant toujours peur pour sa sécurité, Dioncounda Traoré a refusé d’aller se changer à la maison avant de se rendre à l’aéroport. Finalement, a-t-on appris, il est parti à l’aéroport avec un simple boubou et une tapette. Une fois Dioncounda à bord de l’avion, le Chef du gouvernement a été informé que les militaires de Kati ont empêché le décollage de l’avion transportant le Président. Aussitôt, il à intimé les militaires de libérer l’avion dans les minutes qui suivent. Faute de quoi, on saura à qui le Mali appartient. Huit minutes plus tard, il s’est dirigé vers l’avion dont le moteur était en marche, les militaires sont venus à bord d’un véhicule de marque Jeep, en disant : «Monsieur le Premier ministre, vous êtes trop nerveux. Nous allons le laisser partir». C’est dans ces conditions que l’avion de Traoré s’est envolé pour Paris. En plus, précisent nos sources, pendant sa convalescence, chaque vendredi Cheik Modibo Diarra rendait visite à la mère de Dioncounda Traoré.   Mais de son retour de Paris, le Pr Traoré n’a pas été guidé du sens de gratitude malgré son âge avancé. Les militaires manipulés par les politiques Selon des indiscrétions, homme de principe, Diarra a refusé de donner de l’argent à gaspiller aux militaires. Connaissant la sensibilité des militaires, certains politiques ont commencé à passer la nuit à Kati. Ils ont cherché de l’argent au Burkina et ailleurs pour venir arroser les jeunes militaires. Corrompus par ces sous, ceux-ci ont commencé à se laisser manipuler par les politiques jusqu’à évincer Cheick Modibo Diarra de la Primature en décembre. A suivre… Oumar KONATE

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Commentaires (33)

User
Diak
Diak 10 ans
cet article est nul et insensé, pas digne d'un journaliste...
siko
siko 10 ans
En 1997 Check modibo Diarra etait le MAlien le plus connu. ds le monde .Il en est toujours 2016. Le gouvernement forme par CMD sert tjs le Mali aujourdhui. CMD PEUT FAIRE SORTIR LE MALI DE TOUS CES MARASMES LE Mali a besoin d'un scientifique president .Tous ces historiens et militaires ne nous font que mettre en retard. RIEN N'EST TARD ON PEUT TOUJOURS BIEN FAIRE.
yugubané
yugubané 10 ans
Sauf que scientifique est plus politicien que les Politiques Classiques. Il a en lui tant de rancœurs et de haines qu'il ne peut produire rien de positif. À ce que je sache, ça fait près de 10 ans qu'il a créé son parti politique. C'est la démagogie qui a fait des autres politiciens et lui autre chose. Si quelqu'un qui a créé et parti politique et le préside n'est pas encore politicien ...... !
mynti
mynti 10 ans
Cet article est nul et insensé . Prétendre que le président intérimaire ait été protégé par son premier ministre alors qu'il fut tabassé et laissé pour mort au palais par une foule en délire armée de gourdins et de barres de fer est une aberration. La meilleure protection était d'empêcher les marcheurs déchainés prêts à faire la peau du président d'arriver jusqu'au palais . Non seulement les marcheurs brandissant des gourdins et proférant des menaces de mort à l'encontre du président n'ont eu aucune embûche pour monter à Koulouba , accéder au palais pour enfin dénicher le président dans son dernier retranchement . La foule déchainée et avide de sang du président , après avoir tout saccagé au palais , tabassé et laissé le président pour mort , est repartie sans même être inquiétée . Les larmes de crocodile d'un premier ministre impuissant et lui même très inquiet pour sa propre sécurité servaient à quoi ? Un premier ministre qui n'hésita pas non plus à dire qu'en cas de démission de sa part , qu'il ne voyait personne à qui rendre sa démission . Donc aucun respect pour le président intérimaire . Malgré tous ces faits avérés , un journaliste a l'audace de nous sortir un torchon de ce genre . Que dieu bénisse le Mali
T.Sankara
T.Sankara 10 ans
"...Le marché était bien approvisionné en denrée de première nécessité et à moindre coût. Les agents de l’Etat étaient payés à temps sans l’aide budgétaire des grandes puissances. L’on se rappelle qu’à la veille d’une fête, les fonctionnaires ont perçu leur salaire le 18 du mois. Malgré l’impopularité du président par intérim, Dioncounda Traoré, le respect que les Maliens avaient pour le Premier ministre a permis de faire avancer les choses. Le Mali devenait de plus en plus indépendant au sens propre du terme. Car les ressources propres du pays étaient bien gérées...." OOOOOH ARRETER AVEC VOS CONNERIES. S'IL SAGIT DE FAIRE MACHER LE PAYS AU MINIMA (payes le saliaes des fonctionnaires, faire table rase de tous grands travaux ou investissement),MEME SANOGO PEUT FAIRE CA. ET PENSES-TU VRAIENT QUE DIONCOUNDA A ETE SAUVE PAR CHEICK MODIBO, LE FROUSSARD QUI TREMBLAIT DES FESSES EN COURANT REPONDRE AUX APPELS DE KATI? COMME DISENT LES GRINGO, GIVE ME A BREAK: le crapeau voullait devenir un beouf. Alors le "guenon" de Kati l'a vite vite degonfle.
yugubané
yugubané 10 ans
Merci mon frère. Malgré le pillage des services de Douanes et du Trésor Public par les putschistes-cambrioleurs de Kati, s'il y avait encore de quoi payer les fonctionnaires à temps, c'est que ceux qui étaient là avant la transition ont abattu un travail de TITANS. Cela ne devra rien avoir avec les performances de ce gros Vaurien.
yugubané
yugubané 10 ans
S'il y a un service que cet avorton de Capitaine Sanogo a rendu à son pays, c'est d'avoir choisi ce gros nullard de CMD comme Premier Ministère pour qu'en moins de 3 mois il nous montre toutes ses limites. Sans cela ce vaurien inspirait tant confiance que nous étions tous prêts à le plébisciter pour diriger ce pays et on était foutu à jamais.
El Hajj Niyefôkoyesegou
El Hajj Niyefôkoyesegou 10 ans
Est ce que toi tu es un bon malien?
yugubané
yugubané 10 ans
El Hajj, est-ce que le bon Malien existe ? Si oui, montres moi un. Un seul !!
sambou
sambou 10 ans
@yugubané. Ecoute yigo, CMD n'est pas un "nullard". Ou si l'est nous le sommes tous y compris toi même! Quelqu'un qui a travaillé à la NASA et chez Microsoft...comment peux-tu le qualifier de "nullard"? Je m'abstiens de commenter tes injures grossières envers le digne fils du Mali, je veux parler du général 4* AAS (à qui je demande pardon pour toi), grâce à l'action de qui IBK est aujourd'hui à Koulouba. Sans quoi ATT avait déjà fait son choix entre Soumi et Modibo Sidibé, tout le monde est conscient de cela....
mynti
mynti 10 ans
C'est une insulte contre l'intelligence des maliens en essayant de leur faire admettre de telles inepties . Les nullards de Kati ont fait le coup d'état pour eux même . Leurs discours de l'époque et le train de vie qu'ils menaient démontraient à suffisance qu'ils comptaient garder le pouvoir pour eux mêmes Maintenant concernant IBK il a été élu parce que les maliens avaient besoin d'un homme comme lui . La loyauté et la fermeté payent toujours même en politique Dans la vie chaque situation profite à quelqu'un . Cela ne veut aucunement dire que chaque situation profitable pour une personne ait été créée pour elle . C'est toujours le jeu de circonstances et du hasard qui fait cela .
El Hajj Niyefôkoyesegou
El Hajj Niyefôkoyesegou 10 ans
Ne parles pas, Yugo est un petit monsieur aigri, qui n'a même pas son billet retour pour le bercail
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