Affaire des 11 officiers radiés : Me Mountaga Tall introduit une nouvelle requête à la Cour suprême

La Cour suprême du Mali va examiner, ce vendredi 27 février 2026, le « référé-liberté » introduit par Me Mountaga Tall. L’avocat, défenseur des 11 officiers radiés de l’armée malienne, espère ainsi obtenir le transfert des intéressés vers des établissements pénitentiaires civils.

27 Fév 2026 - 08:57
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Affaire des 11 officiers radiés : Me Mountaga Tall introduit une nouvelle requête à la Cour suprême

En sport de combat, la technique adoptée par Me Tall est appelée « encaissement tactique ». Il s’agit d’encaisser un coup de l’adversaire pour ensuite lui en administrer un coup décisif, voire victorieux. L’avocat avait d’abord introduit une requête en annulation des décrets de radiation visant certains militaires et gendarmes. Ce recours pour excès de pouvoir a été rejeté lundi dernier.

Dans un communiqué publié ce jeudi 26 février, Me Tall affirme ne pas être surpris par la décision rendue, qu’il qualifie de « singulière et sans précédent ». Selon lui, deux issues étaient possibles : soit l’annulation des actes incriminés, « conforme aux exigences de légalité », soit le rejet de la requête.

Les avocats avaient sollicité la comparution personnelle des militaires radiés ou, à défaut, l’accès à leurs clients, en se fondant sur l’article 7 de la Constitution de 2023. Cette demande est restée sans suite, empêchant, selon lui, les intéressés de répondre aux faits qui leur étaient reprochés.

Rejet stratégique et référé-liberté

Aux dires de Me Tall, en rejetant la requête d’annulation, la Cour a conféré une « validité juridictionnelle » aux décrets de radiation. En conséquence, les militaires concernés perdent définitivement leur statut militaire pour redevenir des civils, avec des effets juridiques jugés bénéfiques pour les intéressés, notamment : l’application du régime de détention de droit commun applicable aux civils ; l’impossibilité de leur maintien dans des lieux de détention relevant de l’autorité militaire.

Fort de cette interprétation, Me Tall a introduit un « référé-liberté » devant la même Cour suprême du Mali, afin d’obtenir le transfert des intéressés vers des établissements pénitentiaires civils. Il demande également que soit garanti un accès libre à leurs avocats, conformément à la Constitution, aux textes communautaires et aux principes généraux du droit.

L’audience publique sur le référé-liberté est fixée à ce vendredi 27 février à la Cour suprême du Mali. Pour Me Mountaga Tall, quelle que soit l’issue de cette audience, « les responsabilités seront établies et assumées devant l’Histoire ».

Mamadou TOGOLA

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Commentaires (3)

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Kinguiranke
Kinguiranke 8 mois
Mamadou Togola, si tu continues a écrire des articles bidons et inepties de ce genre nous te mettrons dans la meme classe des apatrides et ennemis du Mali comme les 11 officiers felons et Mountaga Tall le president-a-vie du CNID
Kinguiranke
Kinguiranke 8 mois
Mountaga Tall le president a vie du CNID est un malade psychopathe, un ennemi du Mali et un Malankolon den ani Fasomandju den. Des officiers felons Dembele Sagara Sangare Goita etc etc etc ne seront jamais dans les rangs de nos FAMA dignes fils du Mali et patriotes sans faillle! Mountaga Tall le president a vie du CNID va demander la liberation de l' agent de la DGSE aussi? Quel animal humain!!!
ama
ama 8 mois
Une justice instrumentalisee par des criminels assoiffés de pouvoir qui ont marché sur leur propre constitution des officiels apatride qui ont mis le pays à genoux des chercheurs sont entrain d abandonner le pays et on dit année de l éducation tout est la propagande
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