Edito : 22 Mars, une bonne ou mauvaise date ?

21 Mars 2014 - 00:01
Mis à jour: 13 ans
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  [caption id="attachment_183203" align="alignleft" width="200"]Moustapha Diawara Moustapha Diawara[/caption] Jour glorieux, tournant historique, jour inoubliable… Le 22 mars est gravé dans la mémoire de tous les Maliens. Cependant, il reste à savoir de quel des 22 mars s’agit-il ? Celui de 1991 ou de 2012 ?     Quelque soit le choix,  ces deux dates ont des similitudes.  Celles d’avoir conduit à la fin d’un régime, soit  dictatorial ou démocratique dans notre pays.  Mais aussi, d’avoir contribué à mettre sur la place publique, deux homonymes de bérets différents, tous  illustres inconnus des rangs de l’armée : Amadou Toumani Touré (1991) et Amadou Haya Sanogo (2012).     L’opinion favorable au 22 mars 1991, pourra dire que c’est à cette date que la véritable révolution pour  l’avènement de la démocratie fut enclenchée. Avec la marche estudiantine, soutenue par les associations du mouvement démocratique, de droit de l’homme et des travailleurs. Une insurrection populaire (selon Choguel Kokalla Maiga du MPR) réprimée par la force.  Dans le déroulé de cette révolution, la date importante n’est point le 22 mars, mais le 26 mars qui a vu la chute du régime dictatorial de Moussa Traoré. C’est pour cette raison que le 22 mars 1991 ne représente pas un point  d’orgue mais un point de départ d’un évènement historique dont le couronnement fut, un nouveau point de départ d’un pan de l’histoire de notre pays. A savoir, l’avènement de la démocratie.     Une démocratie qui fera émerger une nouvelle race de fonctionnaires milliardaires. Une démocratie qui fera pousser de nouveaux galons sur les épaules des officiers de bureau. Une démocratie qui sacrifiera l’éducation nationale sur l’autel des intérêts sordides. Une démocratie qui verra son principal héros descendre par la colline, le soir d’un autre 22 Mars, celui de 2012.     Il s’agit du soldat de la démocratie, Amadou Toumani Touré qui a été dans le collimateur d’une grogne « soldatesque », pilotée par la garnison de Kati. Même si ce 22 mars n’a pas enregistré trop de pertes en vie humaine à la dimension de celui de 1991, baptisé le ‘’vendredi noir’’, force est de reconnaître qu’il a laissé des stigmates graves sur tous les secteurs de la vie de la Nation.     Des partenaires stratégiques qui ont plié bagages, des organisations internationales qui ont exclu notre pays de leurs structures, des caisses de l’Etat pillées et les populations clouées sous le poids de la crise que cela a engendrée.     Cependant, cette date a eu le mérite d’avoir permis le changement tant espéré. Un changement qui aurait  occasionné de démasquer  le vrai visage de la complicité entre les autorités publiques et les narcotrafiquants. Mais aussi, de mettre au goût du jour, les conditions lamentables de nos forces armées et de sécurité.     Des forces armées qui n’étaient pas au bout de leur peine, car laminées par une portion d’officiers postés à Kati sous la direction d’Amadou Haya Sanogo. Un illustre inconnu Capitaine qui sera bombardé général quatre étoiles. Sachant bien qu’il drainait la réputation d’un sanguinaire. Pour avoir dirigé une opération de disparition des éléments du régiment des commandos parachutistes.     Malgré tout, il sera avec ses sbires, un bras important pour l’élection du nouveau président de la République. Un président qui donnera force à la justice de tirer au clair toutes les affaires sales. Ainsi, l’homme fort du 22 mars 2012, comme un simple citoyen coupable sera écroué.     L’autre héros du 22 mars 1991 est attendu, de pied ferme, par la Haute Cour de Justice.   A quoi ont donc servi toutes ces deux dates ? Moustapha Diawara

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Commentaires (15)

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Mansaré
Mansaré 13 ans
Toutes ces deux dates se valent.Elles correspondent à la libération des consciences d'une partie des populations maliennes. Malheureusement ces mêmes populations ne sont pas parvenues à s'approprier cette liberté grâce à l'imposture de certains politiques.
Capitaine général haya SANOGO Sélingué
Capitaine général haya SANOGO Sélingué 13 ans
je dirais tout simplement que ces deux dates sont tristes pour le Mali car aucune d'elle n'a fait le bonheur du peuple. Il s'agit bien du 22 mars 1991 et du 22 mars 2012. Néanmoins, je soutiens le mouvement populaire du 22 mars 1991 à la différence du 22 mars 2012 et ses conséquences que je ne pourrais qualifier.
Mamady sissoko
Mamady sissoko 13 ans
:mrgreen: simple coincidence sinon les deux dates n'ont pas la même signification. En 1991, les militaires sont seulement intervenus pour parachever les actions des braves populations décidées à prendre dorénavant leur destin en main. En 2012, l'Etat était devenu défaillant, oligarchique et corrompu. Ainsi les défaites militaires ont conduit à la constitution d'un mouvement de rectification au sein même de l'armée nationale.Il a dès lors suffi d'une mutinerie pour voir s'écrouler un régime qui ne tenait plus. Les contextes sont donc véritablement differents. Si la première date pourrait indiquer pour le peuple héroique du Mali la conquête de sa liberté politique, la deuxième pourrait être interprétée comme la rectification et la volonté de repartir notamment sur de nouvelles bases. Alors restons unis et forts derrière notre choix: le Président IBK en l'occurrence. Rien est encore perdu. Que Dieu bénisse le Mali et les maliens. Amen
Mamady sissoko
Mamady sissoko 13 ans
simple coincidence sinon les deux dates n'ont pas la même signification. En 1991, les militaires sont seulement intervenus pour parachever les actions des braves populations décidées à prendre dorénavant leur destin en main. En 2012, l'Etat était devenu défaillant, oligarchique et corrompu. Ainsi les défaites militaires ont conduit à la constitution d'un mouvement de rectification au sein même de l'armée nationale.Il a dès lors suffi d'une mutinerie pour voir s'écrouler un régime qui ne tenait plus. Les contextes sont donc véritablement differents. Si la première date pourrait indiquer pour le peuple héroique du Mali la conquête de sa liberté politique, la deuxième pourrait être interprétée comme la rectification et la volonté de repartir notamment sur de nouvelles bases. Alors restons unis et forts derrière notre choix: le Président IBK en l'occurrence. Rien est encore perdu. Que Dieu bénisse le Mali et les maliens. Amen
Djibril Traoré
Djibril Traoré 13 ans
Président Ibrahim Boubacar Keita doit faire attention à ces anciens collègues et compagnons du FDR. Il a beau se justifié, la relaxe des rebelles qui nous ont offensé et humilié, le rapprochement avec les anciens du FDR qui nous ont fait mal à cause de l’appât du gain facile; ne sont pour nous que moquerie et humiliation. La prétendue RECONCILIATION NATIONALE en pâtira s’il n’y prend pas garde. Nous nous sentons trahi, abandonné, humilié et oublié par IBK en qui nous avions placé nos espoirs. Ces gents du FDR ont détruire le Mali, déstabiliser l’armée nationale, faciliter infiltration des bandits sur notre territoire et encourager la délinquance financière.
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