Edito : La classe politique interpelée

31 Juil 2017 - 00:45
Mis à jour: 9 ans
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Edito : La classe politique interpelée
Le vendredi 28 juillet, au petit soir, les troupes de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) sont entrés ragaillardis dans la ville de Ménaka, après avoir chassé 72 heures auparavant le Groupe d’auto-défense Imgad et alliés (GATIA) de leur fief de Takalout. En fait, il faut reconnaitre que ce mouvement armé a été sérieusement défait. Alors question : pourrait-il se reconstituer pour une hypothétique revanche ? Rien n’est moins sûr. En fait, ce qui s’est passé est une énième violation de cessez-le-feu, donc une transgression de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. On assiste depuis deux ans à de tels actes, sans que la communauté internationale, garante de ce document de paix ne lève le petit doigt pour apporter les sanctions prévues à cet effet. Il y a quelques semaines, la MINUSMA et la France ont commencé à hausser le ton pour brandir d’éventuelles sanctions. C’est bien le moment à jamais de les mettre en exécution. Mais, ne nous trompons point, il n’y aura aucune sanction, en dehors du langage diplomatique habituel, auquel sont abreuvés les Maliens. La communauté internationale, à travers la MINUSMA, est manifestement impuissante ou complaisante devant la situation au nord du Mali. En effet, elle ne peut empêcher aucun affrontement entre mouvements armés, elle ne peut non plus s’interposer entre eux, encore moins prévenir les heurts entre belligérants. Le pire, quand une partie tente de récupérer une position qui n’est pas la sienne, au vu et au vu de l’agence onusienne, la MINUSMA croise les bras et se mue en spectateur. Alors, qu’on nous dise ce qu’elle fait au Mali. Même pas la dissuasion. Parce que sa présence à Ménaka, avec tous les moyens militaires dont elle dispose, n’a pas empêché la CMA de prendre cette ville très importante du Septentrion malien et de s’y installer confortablement. Que faire ? Nous interpellons la classe politique (Opposition et Majorité), pour qu’elle s’implique davantage pour la paix et la réconciliation nationale, qui ne saurait être la seule affaire du gouvernement malien. Nous l’interpellons pour qu’elle se manifeste pour la question du nord, aujourd’hui plus qu’hier. Elle doit se mobiliser, à travers des marches, des meetings, pour faire bouger les lignes de tous les côtés (Mouvements armés, Communauté internationale, Etat du Mali). Il faudrait que la Communauté internationale sache que l’opinion publique malienne est exacerbée, qu’elle n’en peut plus. Bref que trop c’est trop. Nous interpellons la classe politique, afin que les Européens, pour lesquels les opinions publiques comptent beaucoup, voient une marée humaine dans la rue, plus forte que celle de la plateforme « An té Abana- Touche pas ma Constitution », au nom de la paix et de la réconciliation nationale. Nous interpellons la classe politique parce que, chaque fois, qu’elle est divisée à Bamako, les terroristes et les Mouvements armés tentent de profiter de la situation. C’est le cas depuis deux ans. Il est temps, grand temps, de former une Union sacrée autour de la question du nord du Mali. La classe politique doit plus que jamais prendre ses responsabilités devant l’histoire. L’insécurité totale ou résiduelle, les affrontements communautaires ou intra-communautaires, l’absence de l’Etat dans certaines localités du pays, notamment à Kidal, fragilisent l’Etat souverain du Mali et compromettent dangereusement  l’avenir de ses filles et fils, dans la mesure où les maigres ressources, au lieu de servir à l’emploi et au bien-être, seront injectées dans l’apaisement d’un conflit, qui a pour soubassement un piège, sans fin. Seule la classe politique, soutenue par l’ensemble des Maliens, peut mettre fin à ce conflit injuste qu’on nous impose. Si elle ne réagit pas, cette classe politique serait totalement disqualifiée pour prétendre, encore, diriger le pays. Il faudra se battre pour l’existence réelle de celui-ci, pas factice, avant d’ambitionner quoi que ce soit pour lui. La classe politique est donc vivement interpellée ! Chahana Takiou

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Commentaires (12)

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FannieGon
FannieGon 9 ans
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FannieGon
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Kinguiranke
Kinguiranke 9 ans
Chahana nous disait il y a quelques jours que la Cour Suppreme avait raison et que le 118 n'exsite pas et que le referendum est la solution, Chahana tu es plus nullard que le roi Bidon de Segou.
Fasoden
Fasoden 9 ans
Chahana Takiou, tu sais IBK va partir sans doute. Toi tu risque d'avoir chaud.
Toto Totorino
Toto Totorino 9 ans
Takiou doit avoir le César de la connerie. N'est-ce pas le même ignard qui défendait il n'y a même pas deux semaines l'article 118 en répétant comme un âne qu'il est que l'état est partout présent ? Soit ce monsieur n'a pas de cervelle, soit il n'a pas de dignité. Mais je suis d'avis qu'il n'a aucun des deux.
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