Edito International / Le Mali d’IBK sous tutelle des Nations-Unies ?

On n’entend plus la voix du Mali, on ne voit plus l’Etat malien, on ne le sent plus en tant qu’Etat souverain dans la gestion de la crise du nord. Tout comme nous devons les avancées enregistrées en 2014 sur le front de la lutte contre la corruption, à l’implication musclée des partenaires techniques et financiers.

27 Jan 2015 - 00:17
Mis à jour: 12 ans
20
[caption id="attachment_239742" align="alignleft" width="200"]Boukary Daou Boukary Daou[/caption] Groupes rebelles, groupes  d’auto-défense, milices et la mission onusienne Minusma venue défendre l’intégrité territoriale et les populations, sont sans doute devenus des acteurs de premier plan, qui dessinent sans complaisance les contours de la paix  au Mali. Sans l’Etat malien ! Faute de gérer et d’avoir laissé les problèmes se fossiliser, par ce que manquant de vision, le Mali officiel, celui représenté par les institutions élus et qui doit faire autorité s’enfonce et disparait peu à peu comme dans un sable mouvant, sous le regard impuissant et ébahi des populations maliennes, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Le gouvernement malien nous a habitués à se présenter aux différents rounds des pourparlers inter maliens à Alger, sans en imprimer sa marque, laissant toute latitude au chef de file de la médiation internationale. Mais qu’on en arrive à un effacement complet de ses traces dans la gestion des graves questions de sécurité, jusqu’à la signature d’un accord entre la Minusma et un groupe rebelle sur le territoire malien, a paru aux yeux des Maliens comme une goutte de trop. Erreur de casting ou réelle substitution ? Le déficit de communication (avec un deputy chief Communication qui est convaincue que balancer un communiqué vaut toujours mieux que répondre avec convenance à un journaliste qui appelle pour s’informer) n’aidant pas, les Maliens dans leur majorité ont mal accueilli l’ «accord pour l’établissement d’une zone temporaire de sécurité », signé entre la Minusma et le Mnla. Que la Minusma ait péché faute d’avoir communiqué en amont, ou qu’elle s’y soit mal prise en faisant du Mnla son seul interlocuteur pour cette signature, à l’exclusion du gouvernement malien ou des Forces armées maliennes, et des autres groupes armés comme la CPA, le MAA  et leurs alliés groupes d’auto défense, signataires de la plateforme du 14 juin d’Alger, elle est difficilement comprise aujourd’hui par les Maliens. On y voit tout simplement une libération de cette zone au profit du Mnla qui ne cherche qu’à y chasser tout autre groupe armé opposé. Si le résultat n’est autre que la paix, la Minusma se doit beaucoup plus d’explication. La signature d’un accord avec le Mnla sans le Mali, est purement une substitution au Mali souverain. Doit-on comprendre maintenant que le Mali est sous tutelle des Nations-Unies ? B . Daou      

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (20)

User
mistake Jakuma
mistake Jakuma 12 ans
ah ah
Misseni Foronto
Misseni Foronto 12 ans
Non Touareg, c'est le vendu de Tieoulé et Adamà Dioncounda pour devenir conseiller spécial chacun. Et puis pour avoir quoi? une vieille charrette qui tombe en panne sèche chaque fois. Le grand Le Républicain, la Directrice générale est bien charnue et ne paie pas les journalistes. Pourquoi pensez-vous que c'est accepté par le proprio ? allez savoir!
Touareg
Touareg 12 ans
Les oiseaux de mauvais augure peuvent continuer à s’émouvoir, IBK a le pouvoir il l’exerce et l’exercera au delà de 2018 n’tchallah. Ne vous fatiguez il vaut Mille fois mieux que vos soit disant dirigeants de bananes pilées, aux ordres de leur MENTOR. N’est ce pas Boukary Daou le Martyr de Sanogo ?
Le General de Corps d''Armee Amadou Haya Sanogo
Le General de Corps d''Armee Amadou Haya Sanogo 12 ans
A force de passer trop de temps a' savoir qui a tort et qui a raison, nous oublions ce qui est important. L'essentiel doit etre d'avoir la volonte' d'arriver a' des solutions qui sont acceptables par toutes les parties au conflit. Il est certes crucial de situer les responsabilite's. Tout comme nous ne devons pas perdre de vue les revendications legitimes et legales mais nous ne devons jamais rater les opportunite's qui se presentent. Il ne sert a' rien de blamer l'ONU et les pays freres et amis qui sont dans notre faso pour nous aider. Nos seules priorite's doivent etre les suivantes: 1- La paix, la stabilite' et l'integrite' territoriale du Mali 2- Proteger les droits et les interets des habitants de la region 3- La justice sociale pour toutes les maliennes et tous les maliens 4- Empecher que le terrorisme ne s'entende a' d'autres zones LA MANIERE ANCIENNE NE MARCHE PAS. NOUS SOMMES OBLIGE'S D'ANALYSER, PROPOSER ET UTILISER LES SOLUTIONS QUI NOUS FERONT SORTIR DE L'IMPASSE!!!!
gazelle
gazelle 12 ans
2018 sera tard pour le Mali le fou est entrain de faire la politique de la terre brûlée il prépare sa fuite pour le Qatar ou la Corse attendons voir dans 8 mois maxi
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (109)
  • Nfp (78)
  • Kankan (58)
  • Sissoko (27)
  • Citoyen du monde (22)