CPI : son greffier appelle les États de l’UE à soutenir la Cour pour lui permettre d’agir « sans entrave »
Osvaldo Zavala Giler rencontre à Bruxelles des représentants d’États pour discuter des moyens de renforcer la résilience de la CPI
Le greffier de la Cour pénale internationale (CPI), Osvaldo Zavala Giler, a appelé mercredi les États membres de l’Union européenne (UE) à soutenir politiquement la Cour pour lui permettre de poursuivre ses activités « sans entrave », sur fond de pressions américaines.
Dans une vidéo diffusée sur la plateforme américaine X par la CPI, à l’occasion de sa participation à une réunion à Bruxelles du sous-groupe chargé de la Cour au sein du groupe de travail de l’UE sur le droit international public (COJUR-CPI), il a souligné que la continuité de ses activités reposait sur les efforts conjoints de l’institution et des États membres.
« Garantir que la justice soit résiliente et que la CPI puisse poursuivre son travail sans entrave nécessite des efforts », a-t-il déclaré.
Le greffier a expliqué que la Cour devait se doter de mécanismes et de procédures assurant la pérennité de ses activités, tout en bénéficiant du « soutien politique des États parties ».
« C’est pourquoi je suis aujourd’hui à Bruxelles, auprès de l’UE, pour discuter avec les États membres des moyens par lesquels ils peuvent apporter un soutien politique à la CPI », a-t-il ajouté.
Ce soutien doit, selon lui, permettre « de garantir que nos efforts communs assurent la résilience de nos opérations et que la justice puisse être rendue sans entrave ».
La CPI a précisé que son greffier avait appelé les participants à soutenir la Cour « dans sa mission de rendre justice aux victimes des crimes les plus graves ».
Cet appel intervient alors que les États-Unis ont sanctionné 13 responsables de la CPI, dont neuf de ses 18 juges.
Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière, le président américain Donald Trump a de nouveau critiqué la Cour et appelé les États qui en sont membres à s’en retirer.
Les critiques de Washington se sont intensifiées après l’émission, en 2024, de mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour des crimes de guerre présumés à Gaza.
Les États-Unis et Israël ne sont pas parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
Beyza Binnur Dönmez
Source: https://www.aa.com.tr/fr
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