L’accord pour la paix au Mali mis à mal : La médiation et les partenaires face à leurs responsabilités…

05 Août 2017 - 00:06
Mis à jour: 9 ans
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L’accord pour la paix au Mali mis à mal : La médiation et les partenaires face à leurs responsabilités…
An II de l’Accord pour la paix et la réconciliation: la flamme de l’espoir brille
L’accord pour la paix au Mali a été signé, à Alger, avec la communauté internationale comme garant. Trois ans après, sa mise en œuvre évolue en dents de scies. En analysant de plus près, on constate que c’est la partie gouvernementale qui a fait le plus d’efforts et de preuve bonne volonté pour traduire en actes concrets ce qui lui est imposé à cet effet. Au moment où, du côté des groupes armés signataires de l’Accord, à savoir la CMA et la Plateforme, on est toujours dans la duplicité et les voltefaces. Or, la signature du document est assortie d’un chronogramme précis et c’est à chaque partie d’y veiller. Un an, deux ans, trois ans après, le constat est là : la voie menant à la paix est toujours jonchée de difficultés. Après une situation de relative accalmie où la seule difficulté venait des groupes terroristes minant le terrain et posant des bombes faisant leurs victimes aussi bien au sein de l’armée, de la CMA que du côté de la Plateforme, la donne a brusquement changé depuis quelques temps. Avec une reprise des hostilités par les mouvements pourtant signataires de l’Accord d’Alger.   Un plan concerté pour faire échec au retour de l’Etat… Depuis les affrontements d’Anefis, la semaine dernière, le cessez-le-feu n’est plus respecté sur le terrain. Au moment où on attendait de la médiation qu’elle situe les responsabilités dans cette violation du cessez-le-feu et de l’Accord, la CMA et le GATIA se sont à nouveaux affrontés, aux alentours de la capitale de l’Adrar. Comme d’habitude, les deux parties se rejettent la responsabilité de ce qui est une violation du pacte de non agression. Ces combats qui se sont soldés par un bilan humain et matériel très lourd, surtout du côté du GATIA, prouvent que des soutiens occultes ont apporté aux ex rebelles un puissant soutien matériel et logistique en vue de faire échec au retour de l’Administration à Kidal ; une décision qui a, pourtant, été prise à la suite de plusieurs réunions concertations menées par le Chef du Gouvernement, Abdoulaye Idrissa Maïga, qui avait fait assoir tous les acteurs autour de la même table des discussions. De commun accord, la date du 20 juillet a été fixée pour le retour des services de l’Etat à Kidal. Mais, à  seulement une semaine de cette date, une situation de tensions a été crée entre les deux mouvements armés : le GATIA (qui a militairement étendu sa mainmise sur plusieurs localités de Kidal) et la CMA qui n’accepte ce retour que du bout des lèvres. Les derniers affrontements sont survenus au moment où un nouveau chronogramme était en discussion toujours sous la direction du Premier Ministre. Fait tout à fait surprenant : la CMA, vaincue et poussée jusque dans ses derniers retranchements, est revenue, avec force, et avec une puissance de feu dont il est facile de comprendre la provenance. Le GATIA, seule force défendant le retour de l’Etat, a finalement perdu toutes ses positions dans la zone. Pire, la Plateforme sera même délogée d’une autre localité : Ménaka. Et, aujourd’hui, on parle de plus en plus d’une possible progression de la CMA plus au Sud, à Gao. Ces actes gravissimes attentatoires à l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale se déroulent dans une situation de quasi indifférence non seulement de la part de la médiation algérienne, mais également des autres partenaires internationaux qui se sont pourtant engagés à garantir sa bonne application. Une attitude qui conduit à se poser une question : pourquoi si c’est l’Etat qui commet une faute il est vite interpelé, alors que les ex rebelles peuvent se permettre tout, tendre un traquenard aux convois de l’armée, poser des mines anti-personnel, sans personne pour les appeler à la raison ? Peut-on construire la paix lorsqu’on affiche un arbitrage disproportionné? S’il y a un minimum de sincérité dans ce cirque, elle devrait conduire ceux qui ont brandi, hier, l’Accord comme un trophée de guerre, à savoir la médiation algérienne et les partenaires internationaux, à soutenir le retour, à Kidal, de l’Etat. L’Etat qui a posé plusieurs actes allant dans le sens de l’application de l’Accord, sans obtenir de ces partenaires un engagement résolu et ferme pour le désarmement de tous les groupes armés. Voilà qui explique bien pourquoi, trois ans après la signature de cet Accord, la paix au Mali reste toujours un mirage. Oumar Diamoye

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Commentaires (38)

User
Kinguiranke
Kinguiranke 9 ans
Le probleme du Mali ce n'est pas la Constitution du Mali ou sa revision mais c'est IBK qui est parti en Algerie pour signer des betises qu'il a appele des accords, personne meme l'Algerie ne pense pas que la partition du Mali sera une bonne chose pour elle ou pour le Niger et la Mauritanie, alors IBK degage!
sangare
sangare 9 ans
Les français ont-ils changé de stratégie en constatant la difficulté pour Ibk de faire passer la réforme constitutionnelle qui leurs permet de diviser le MALI? Ne sont-ils pas entrain de mettre la main sur les partis du territoire considérés AZAWADIENS ? LE relogement du GATIA semble être le premier acte d'un plan en marche. Les français semble acter que l'accord est caduque,que s'il faut signer un nouvel accord,l' AZAWAD doit être couvert militairement par la CMA pour être en position d'imposer ses envies de division du pays. Si la partie gouvernementale refuse,le statu quo demeurera jusqu'à ce que les faits s'imposent permettant aux touaregs de proclamer l'indépendance. Le Soudan du Sud a procédé ainsi avec l' appui des américains. Notre salut pour éviter l' application du plan français,est Ibk qui doit se réveiller,proclamer la caducité de l' accord afin d'engager une lutte à la fois diplomatique et militaire pour empêcher la division. Une mobilisation de toutes les couches de la société est nécessaire pour gagner cette bataille contre les français Le président doit faire une allocution télévisée pour exiger une mobilisation générale de la société pour sauver l'intégrité territoriale du pays. En procédant ainsi Ibk retrouvera sa popularité de 2013.
Visus_Mali
Visus_Mali 9 ans
Vous dites très juste. Mais le problème du Mali est ce que IBK est avec le Mali? Même un aveugle aurait vu la suite de cette affaire. Mais depuis la visite d'état d'IBK en France l'homme n'est plus le même. Le salut du Mali c'est d'engager une guerre ouverte contre ces renégats de Kidal. Il faut s'assurer d'avoir les moyens aériens de la Russie, pas les super tucano du Brésil; car apparemment le Brésil est sous embargo Français et américains pour livrer les avions que nous avons payés et dont tout le monde peut voir les images aux couleurs du Mali et cela depuis presque 6 mois. Il faut que le Mali aille voir la Russie, malheureusement IBK est un français; il n'est pas prêt au sacrifice suprême pour le Mali. Un vrai patriote ne laisserait jamais le pays aller à vau-l'eau comme ça.
Sacha Schapiro
Sacha Schapiro 9 ans
VOICI UNE PREUVE QUE NOUS, AFRICAINS DE LA BASSE COUR OCCIDENTALE, SOMMES DIRIGÉS NON PAR DES HUMAINS , MAIS PAR DES ZOMBIES FÉROCES. REGARDEZ! https://francais.rt.com/international/41714-pause-estivale-vladimir-poutine-chasse
Mamadou diabate
Mamadou diabate 9 ans
L'accord pour la paix n'a jamais été respecté au Mali ni les groupes armées ni la France et ses alliés deux ans après l'accord Algérie combien des soldats et les civils Malien a était tuer au nord du Mali il ya pas la paix sans la réconciliation nationale et libéré sanogo te ses compagnons armes et désarmer toutes les groupes armées au nord du Mali
Pacheco Diarra
Pacheco Diarra 9 ans
Nous devons nous atteler à faire pression sur la France pour sa partialité dans la crise , mais les opposants au lieu d'exhorter le peuple dans ce sens se sert de nous pour mener leur combat d'intérêt . Les règles diplomatiques font que le gouvernement ne peut pas citer publiquement France comme responsable de l'exacerbation de la violence , ce rôle revient donc à l'opposition et à la société civile . Par ailleurs si le référendum n'aboutissait pas malgré que l'Etat malien honore ses engagements de l'accord , cette même France et la communauté internationale rendront le gouvernement responsable de l'échec de la mise en oeuvre de l'accord .
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