NORD DU MALI : Main – basse sur l’Accord d’Alger, impasse sur les élections de 2007

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De sa signature en juillet dernier à nos jours, l’Accord d’Alger piétine et pourrait même compromettre les élections générales de 2007. C’est l’impression qui se dégage, en tout cas, de la posture de mutins toujours calfeutrés dans les hauteurs du Teghargharte. Ils attendent impatiemment la concrétisation de certains engagements sur lesquels le pouvoir central traîne exclusivement encore les pieds.rn

 A quelques encablures de consultations générales susceptibles de faire les frais de leurs dissonances, les protagonistes de l’Accord d’Alger n’accordent toujours pas leurs violons sur ses aspects prioritaires. Première manifestation de volonté par les deux parties, le Conseil régional provisoire est un acquis trop peu suffisant pour faire figure d’une garantie incitative aux concessions et conditions d’un apaisement définitif. Et pour cause, le cantonnement et la restitution des butins du 23 Mai ne sont jamais intervenus que par les forces alertes, faute sans doute de confiance entre le pouvoir central et les têtes de proue de la mutinerie. Le premier, une conséquence du second selon l’Accord d’Alger, demeure toujours l’otage de discordances et intransigeances sur le nombre et la qualité des éléments à insérer dans les unités respectives des forces armées et de sécurité.

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Dans cette atmosphère empreinte de méfiance, le pouvoir central, dans le dessein vraisemblablement de laisser émerger d’éventuelles facettes rédhibitoires de l’Accord, traîne le pied en s’attardant sur des engagements apparemment moins urgents pour l’autre protagoniste. C’est ainsi que les hautes autorités se trouvent en plein dans l’organisation d’un Forum sur Nord, dont la teneur en initiative de développement du  le septentrion, aux yeux des chefs rebelles, paraît moins prioritaire que la démilitarisation de la 8ème région par exemple. De quoi mettre la puce à l’oreille d’autorités manifestement peu enclines aux concessions pouvant déboucher sur la privation totale d’emprise régalienne sur Kidal.

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En définitive, les rapports entre les mutins et le pouvoir central portaient déjà les germes de la méfiance que la visite du Premier Ministre a accentuée par le confortement d’une présence militaire dans la zone. Il n’est ainsi point étonnant qu’une présence concomitante de parlementaires à Teghargharte se soit soldée par un refus diplomatique mais catégorique de Iyad et compagnie à regagner la ville. Les malentendus gagnent ainsi en intensité à la veille d’un Forum de Kidal où l’absence des plus sérieux interlocuteurs de l’Etat serait synonyme d’impasse sur les élections générales à venir.

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A. Keïta

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