Mali: la ville de Kidal aux mains des rebelles, la junte appelle à l'aide

30 Mars 2012 - 12:06
Mis à jour: 15 ans
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BAMAKO (AFP) - 15:43 - 30/03/12 - Les rebelles touareg et les groupes islamistes armés ont pris vendredi le contrôle de la ville stratégique de Kidal, dans le nord-est du Mali, poussant la junte militaire à s'alarmer de cette situation "critique" et à appeler au soutien "extérieur" pour endiguer cette avancée. "Les rebelles maîtrisent la situation (...). Hier ils ont lancé leur offensive, ça s'est arrêté vers 20H00 (locales et GMT), et ils ont repris ce matin et maîtrisé les deux camps militaires", selon un habitant joint par téléphone. "Les gens d'Iyad (Ag Ghaly, chef du groupe armé islamiste Ansar Dine) sont entrés dans la ville, ils nous ont dit +circulez, n'ayez pas peur+. Ils disent aux civils +Allah Akbar+ et nous répondons +Allah Akbar+ (Dieu est grand)", a raconté un autre fonctionnaire. Selon une source diplomatique africaine, l'attaque a été menée "essentiellement par le groupe Ansar Dine d'Iyad Ag Ghaly appuyé par des combattants d'Aqmi" (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le grand groupe rebelle touareg, et Ansar Dine, dont le chef est natif de Kidal, prenaient la ville en étau depuis plusieurs jours. Le MNLA, qui affiche une position laïque, ne partage pas les objectifs d'Ansar Dine (défenseur de l'islam, en arabe), qui vise l'instauration de la charia (loi islamique) et a des liens avec Aqmi, mais les deux groupes combattent parfois ensemble l'armée malienne par stratégie. Le nord du Mali subit depuis la mi-janvier une vaste offensive des rebelles touareg et de groupes islamistes, qui ont réussi à prendre plusieurs villes. Avec les localités d'Aguelhok, Tessalit, Tinzawaten et aujourd'hui Kidal, les rebelles contrôlent désormais la quasi-totalité du nord-est malien, considéré comme le berceau des Touareg. Les villes de Gao (nord-est) et Tombouctou (nord-ouest), restent sous contrôle de l'armée. La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (dit ATT) a invoqué l'échec du régime contre la rébellion pour justifier son putsch. Acculée face aux rebelles, sous la menace d'un embargo aux conséquences potentiellement désastreuses brandie par l'Afrique de l'Ouest, la junte, par la voix de son chef, le capitaine Amadou Sanogo, a jugé vendredi matin la "situation critique". "Excuses" "Les rebelles continuent à agresser notre pays et terroriser nos populations" et "notre armée a besoin du soutien des amis du Mali", a lancé le capitaine Sanogo, dans un discours au camp militaire de Kati, près de Bamako, son quartier général. Il a déploré "un incident malheureux indépendant de notre volonté", après l'échec de la médiation de chefs d'Etat ouest-africains jeudi à Bamako, qui ont annulé leur venue en raison d'une manifestation pro-junte à l'aéroport. Le chef des mutins a présenté ses "excuses" à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et aux partenaires du pays. Forcés de rebrousser chemin, les chefs d'Etat se sont retrouvés à Abidjan autour du président ivoirien Alassane Ouattara. Choisissant la manière forte, ils ont menacé la junte d'un embargo "diplomatique et financier" faute d'un retour à l'ordre constitutionnel d'ici lundi. La menace est très sérieuse: une telle mesure provoquerait immédiatement l'asphyxie du Mali, pays pauvre et enclavé, avec une fermeture des frontières, une fermeture de l'accès aux ports des pays côtiers de la zone et un gel des comptes du Mali à la banque centrale ouest-africaine (BCEAO). Les membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte) sont aussi menacés de sanctions incluant une interdiction de voyager et un gel des avoirs dans la région. "Nous avons compris la position de la Cédéao, nous nous félicitons surtout de la volonté de part et d'autre de continuer à privilégier le dialogue", a commenté le chef des putschistes, qui a "invité la Cédéao à approfondir davantage son analyse de la situation", sans pour autant proposer formellement aux chefs d'Etat de revenir à Bamako. Face aux condamnations internationales unanimes et aux menaces de leurs voisins, les putschistes pourraient raidir leur attitude. Ils se sont efforcés jusqu'à présent d'instaurer un état de fait, multipliant les mesures visant à une normalisation, notamment l'adoption d'une Constitution censée régir la transition jusqu'à des élections à une date non déterminée. Ils savent pouvoir s'appuyer sur l'adhésion d'une partie des Maliens vivant dans la pauvreté et écoeurés par la corruption. Mais à Bamako, le climat s'est détérioré ces dernières heures, avec trois blessés graves lors de l'attaque du QG du front anti-junte par des partisans des putschistes, alors que la presse internationale est de plus en plus prise à partie par les soutiens du nouveau régime. AFP  

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Commentaires (148)

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Ce qui me fait très mal c'est cette partie de la population qui soutient Sanogo. Il faut vraiment être bête pour se faire manipuler de la sorte. Il suffit juste de regarder leurs tronches et se demander "ce sont eux qui vont gérer notre pays"
Comme je vous l'ai dit hier , je suis à Mopti depuis le Vendredi .Voici les faits hier à Mopti 2 vehicules BJ contenant des ouvriers de la SATOM ( une entreprise de BTP en travaux sur la route GAO-BAMAKO )rentrent par Djondjori (un village au nord de sévaré) abandonant la route nationale de crainte d'etre face à face avec les militaires paniqués en deployement sur la route GAO-SEVARE .Les militaires du camp de Sevaré sont aussitot alertés par des personnes ayant vu ces 2 vehicules avec leurs passagers turbanés se dirigeant vers la ville de Sevaré. Les militaires se redeployent ainsi vers ce village en traversant toute la ville de sevaré avec des troupes au sol , des BRDM , des chars et des BJ munis de mitrailleurs . C'est la panique generale à Mopti .Au meme moment les militaires en replis de GAO rentrent à vive alure dans la ville de Sevaré. En ce moment tout ce qui peuvent faire evacuer leur femmes et enfants les embarques à destination de Bamako , Koutiala , et Sikasso . Mopti tombe ainsi dans la psyschose et la pannique . Au camp de Sevaré les militaires et les chefs de services regionaux evacuent egalement leur famille à bord de vehicules 4X4 et BJ. La population civile voyant les militaires evacués les siens pensent à une defaite de l'armée face au rebelle en conquete de Mopti. Voila la situation réelle à Mopti , sans quoi aucun rebelle au jour d'aujourd'hui ne se trouve dans la ville et il n'y a egalement aucune attaque iminente de la ville .Les parents des uns et des autres ne cessent d'appeler les siens se trouvant à Mopti pour s'enquerir de leur nouvelle car à 15 heures dejà les premiers à quitter Mopti arrivent à Bamako panniqué . La nouvelle circule ainsi donc sur la conquete de Mopti . Voila toute l'information sur la situation aujourd'hui . dans cette meme vague de pannique , les banques ont vidées toutes leurs caisse et beaucoup de service public n'ont ouvert leur porte car plusieurs parmi les agents ont dejà quitté la ville de Mopti .
Bkaman 15 ans
Gao vient de tomber. Continuez a bavarder.
Achill 15 ans
gao est tombé
c'est pas vrai??
CHER AMIS CROYEZ MOI QUE SEUL L'AMBARGO DE LA CEDEAO OUVRIRA LES YEUX AUX MALIENS ET MALIENNES QUI SUIVENT ENCORE AVEUGLEMENT CETTE JUNTE MILITAIRE. LE PEUPLE MALIEN NE COMPREND QUE QUAND SON PETIT thé QUOTIDIENT MANQUE .ATTENDONS LA SEMAINE PROCHAINE POUR VOIR.
Achill 15 ans
mon frere laisse,avec l'embargo en une semaine la crise sera résolue laisser le faire le con
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