Rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la visite de l’ex-pm Moussa Mara à Kidal : Entre la déloyauté d’un Premier ministre et la légèreté d’un Chef de l’Etat, qui en sortira indemne ?

01 Juil 2016 - 07:39
Mis à jour: 10 ans
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Rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la visite de l’ex-pm Moussa Mara à Kidal : Entre la déloyauté d’un Premier ministre et la légèreté d’un Chef de l’Etat, qui en sortira indemne ?
Carnage à Kidal suite à la visite de Mara : Mara, Boubèye et Touré sur la sellette
Le Mali a-t-il déjà commencé à entrer dans une zone de turbulence politique à quelques  deux ans des élections présidentielles de 2018 ?  Sans répondre par l’affirmative, on peut dire que le grand déballage a commencé et tous les moyens sont bons pour handicaper ses adversaires et engranger des points. Hier, c’était la cabale contre le chef de file de l’Opposition Soumaila Cissé dans la prétendue affaire de 27 milliards détournés à l’UEMOA. Aujourd’hui, c’est au tour du PM Moussa Mara d’être sérieusement indexé dans le rapport d’enquête parlementaire sur sa visite inopportune à Kidal. Mais toutes les responsabilités ont-elles été situées sans arrières pensées politiques ? Le rapport d’enquêtes est-il impartial ? L’ex Premier ministre a-t-il pu se rendre à Kidal sans l’accord du président IBK ? Que Moussa Mara soit coupable nul n’en doute. Mais qu’il soit le seul sans le Chef suprême des Armées à en répondre est tout aussi incompréhensible.  A force de vouloir vilipender un adversaire on finit par lui donner des ailes.   A force de vouloir éloigner un crapaud en le jetant au loin, bien que lui faisant mal, on finit aussi par lui rendre court son chemin, dit un adage bien populaire de chez nous. Bien que l’idée d’un rapport d’enquêtes parlementaires, après un tel évènement qui a tant ensanglanté le pays, soit appréciable et les conclusions acceptables, il n’en demeure pas moins que les observateurs de la scène politique sont restés sur leur faim tant le rapport semble incomplet. Tout indique que la Majorité fait feu de tout bois juste pour affaiblir les potentiels menaces à une probable réélection d’IBK. Aujourd’hui, deux figures emblématiques de la scène politique malienne semblent couper le sommeil à IBK au point que certains acharnements sont perçus comme des tentatives de neutralisation dans le dessein de réduire à leur plus simple expression Soumaila Cissé et Moussa Mara en vue des élections présidentielles de 2018. Si la cabale contre le chef de file de l’Opposition n’aura été qu’une tempête dans un verre d’eau, faute de preuves tangibles, les conclusions qui incriminent son ancien PM sont suffisamment graves et sont loin de connaitre leur épilogue.  IBK semble décider à en découdre avec son ex PM Moussa Mara qui s’est déjà prématurément déclaré candidat à sa succession. L’ambitieux PM, ayant eu vent de cette cabale, est monté au créneau pour ne pas être surpris et poignardé dans le dos. C’est  pourquoi il multiple aujourd’hui les sorties médiatiques pour d’ores et déjà informer l’opinion de ce qui se trame contre lui. Son interview sur une radio internationale n’avait d’autres objectifs que de se disculper et surtout de se victimiser en dénonçant une cabale contre lui. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir  si la stratégie du PM à faire feu de tout bois est finalement la meilleure. En homme d’Etat, un Premier ministre fut-il ancien est toujours le fusible de son Président. Vu sous cet angle, toutes sorties de Mara contre son ancien patron peut être assimilée  à de la déloyauté. De même que les tentatives de déni du Chef de l’Etat face à sa responsabilité de commandant peuvent être vertement qualifiées « d’irresponsabilité politique ». Chacun devrait assumer ses responsabilités dans cette affaire pour en sortir grandi.  Dans tous les cas de figures, c’est le Premier ministre Mara qui en sortira perdant étant entendu que les pouvoirs africains ont particulièrement une telle  capacité de nuisance qu’il leur est plus  facile de détruire que de construire une image, surtout avec une justice aux ordres du pouvoir du jour. Vu les conclusions du Rapport, le pouvoir a tout en ses mains pour déclencher toute procédure judiciaire afin de clouer le bec au PM pendant trois ans le temps de sortir de la zone de turbulence. C’est pourquoi, il est tout à conseiller au PM Mara cette sagesse qui recommande d’observer le silence qui est d’or.  En voulant tout déballer on risque de se faire tout discréditer aux yeux de l’opinion publique, secrets d’Etat obligent. En définitive, le Président de la République IBK a désormais entre ses mains trois dossiers à la fois  brûlants et sensibles et dont la mauvaise gestion peut s’avérer être un obstacle majeur à sa propre réélection. Il s’agit  du dossier d’ATT, celui du général Amadou Haya Sanogo ainsi que celui de la visite à Kidal de son ex PM Moussa Mara.  Au travail donc ses conseillers. Youssouf Sissoko [email protected]

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Commentaires (69)

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TOURE
TOURE 10 ans
Dans une interview en bambara à la télé, face aux Maliens, le Président IBK avait bien dit, qu'il était un Président très bien informé. Puis, qu'il n'a pas été informé de la visite du PM à Kidal, soit. Mais, ce que IBK oublie, c'est sa jubilation effrénée, lorsqu'il reçu le coup de fil, l'informant que l'armée Malienne avait pris le dessus sur les rebelles à Kidal, le jour de l'attaque supposée ordonner par le PM. Combats au cours desquels, 160 personnes environ, ont perdu la vie. Qu'allons-nous comprendre dans cette histoire. S'il dit ne pas avoir été informé du voyage du PM à Kidal, il a certainement donné l'ordre de venger l'affront fait à celui-ci lors de ce voyage. Sinon, comment expliquer sa jubilation, en plein conseil des Ministres, sur la pseudo victoire de l'armée pendant les affrontements.. De deux choses l'une. Ou bien, comme l'a écrit notre confrère Youssouf Sissoko, IBK veut incriminer le PM pour des raisons bassement électoralistes, ou alors, il n'était au courant de rien. Ce qui remettrait en doute sa capacité de gouverner, en tant que chef suprême des armées. Autrement, comment le PM, qui n'est pas chef des bidasses, a t-il pu ordonner la contre attaque meurtrière de Kidal? Les députés se trouvent devant la réponse toute crue à cette question. Mais,connaissant bien les applaudisseurs qui siègent dans l'hémicycle, transhumants notoires, sans idéal, pour la plupart traîtres à leurs partis, Moussa Marra peu d’ores et déjà dire ses prières. Aucun ne culpabilisera IBK,
T.Sankara
T.Sankara 10 ans
139 millions F CFA pour les Députés rebelles déserteurs, et combien pour les militaires maliens morts en mission ? Au commencement de la crise du nord, subitement, tous les députés de la région de Kidal et certains du cercle de Ghourmas-Rharouss ont déserté l’Assemblée Nationale du Mali à partir de janvier 2012. Comme prétexte, ils disaient que leur sécurité était menacée à Bamako. Ce qui est invraisemblable dans la mesure où le Professeur Agory Ag IKNANE, Mohamed Ag Erlaf et autres vivaient en paix à Bamako, même si certains les soupçonnaient d’être les yeux et l’esprit de la rébellion Touareg. C’est alors après le coup d’état du 22 mars, et le vote d’une loi d’amnistie de mai 2012, que les députés se sont révoltés contre le paiement des indemnités des députés Touaregs absents sans motif valable. L’honorable Younoussi TOURE, président de l’Assemblée Nationale pendant la transition en accord avec le bureau de l’Assemblée a fait sortir une note pour suspendre ces paiements. Ladite note ne concernait pas le Dr Oumar MARIKO, qui après le vote de la loi d’amnistie au profit de ses mentors (la junte militaire) a arrêté de venir à l’Assemblée Nationale, tout en demandant que ces indemnités soient reversées au Trésor Public, contre un reçu qui devrait lui être présenté par le questeur de l’Assemblée Nationale. Cette décision courageuse a été appliquée par les Députés de la quatrième législature, jusqu’à la fin de leur mandat en décembre 2013.Après la folle journée du 21 mai 2014 relative aux évènements de Kidal, qui avaient pour motif de récupérer le gouvernorat de Kidal par les FAMAS à la suite de l’empêchement du Premier ministre Moussa MARA d’effectuer une mission officielle que lui avait confiée le Président IBK à Kidal ils ont encore disparus. Même si cette version est contestée par le Président IBK et sa majorité parlementaire, parce que Moussa MARA est un candidat potentiel pour 2018, le discours du 19 mai 2014 est là pour recadrer un mensonge d’état. Les conséquences de cette sortie ont été la perte de Kidal pour l’Autorité Centrale, l’humiliation nationale, l’assassinat de 6 fonctionnaires administrateurs, de 50 éléments des FAMAS etc… Il s’en est suivi des négociations entre les parties à Alger, imposées par la Communauté Internationale. L’Autorité Centrale est allée à Alger la peur au ventre et pour se sauver, elle a tout cédé aux groupes rebelles, voire même le fédéralisme déguisé. C’est pourquoi la majorité des maliens pensent que IBK a trop cédé contre rien pour la République. C’est ce qui lui vaut aujourd’hui, un score de seulement 15% de maliens qui jugent son mandat à mi-chemin bon. Non contents d’avoir installé leurs combattants dans les collectivités territoriales tout en chassant les conseillers élus selon la constitution du 25 février 1992 dans l’ensemble des régions du nord, et de leur offrir, toute une zone d’habitation à Muegin-Sikoro appelée Kidal 2 où les beaux immeubles sortent de terre partout, ils réclament pour les députés déserteurs des arriérées de salaires pour lesquelles ils n’ont pas fait le travail. Ce montant s’élève dans le budget révisé la semaine dernière par l’Assemblée Nationale à 139 millions de F CFA pour environ cinq députés..
T.Sankara
T.Sankara 10 ans
Que dire de cet acte du régime d’IBK lorsque ces députés sont encore dans la rébellion, car Kidal est interdit aux autorités maliennes ? Les députés auxquels l’état va payer 139 millions de F CFA acceptent sinon appuient cette situation. Du jamais vu, dans l’histoire d’une rébellion à travers la planète terre. Mais l’incompétence, et l’incapacité d’un régime se mesurent à la portée des actes antipatriotiques posés par ses dirigeants tout en muselant le peuple. On pourra être amené maintenant à dire que ça suffit ! Nous en voulons aux députés de la cinquième législature, qui ont accepté de prendre à contre-pied les décisions des députés de la quatrième législature. Les rebelles continueront à coincer le régime d’IBK, tant que la rébellion reste un fonds de commerce pour les Touaregs. Déjà en mars 2016, votre journal serviteur a étalé au grand jour le montant de 7,5 milliards de FCFA pour les fonctionnaires et rebelles armés. Le régime a apporté un démenti sur l’idée et les chiffres annoncés dans votre journal serviteur. Voilà maintenant que la chose commence à pointer du nez à commencer par les députés, ensuite les fonctionnaires déserteurs. En ce qui concerne les combattants rebelles à cantonner, dans la convention signée le 19 juin par l’état et les rebelles, le gouvernement à accepter de prendre en charge financièrement ceux qui ont tué des milliers de maliens. La majorité présidentielle, la société civile seront les comptables de cette capitulation du régime face aux rebelles. Qu’est-ce que le régime d’IBK prévoit pour les soldats et les fonctionnaires maliens morts en missions commandées depuis l’attaque d’Alguelhoc en janvier 2012, de Kidal en 2014 et autres agressions contre les FAMAS depuis l’éclatement de la rébellion ? Pour une question de justice sociale, l’Etat doit assurer la prise en charge des familles des soldats morts lors de la rébellion, de 2012 à l’image de ce qui se fait en France. En effet, dans l’armée française, tous les soldats morts en mission commandée ont droit à une prise en charge totale de leurs familles. D’abord, l’Etat assure le salaire régulièrement à la famille jusqu’à l’âge de la retraite normale du soldat mort en mission commandée, ensuite la pension prend la relève. Également les études des enfants sont prises en charge par l’Etat. Actuellement, ce qui se passe lorsqu’un soldat meurt en mission commandée, l’Etat lui apporte 50 kg de riz et une somme de 50 000 F CFA. Au bout d’une semaine on presse sa famille à quitter le logement du camp, la mettant ainsi dans une détresse totale. Pour les 116 morts d’Aguelhoc l’Etat leur doit dans les conditions normales, 656 millions F CFA comme salaires pour les quatre premières années (2012-2015) après leur assassinat. Leurs ayant droit doivent percevoir mensuellement leurs salaires comme s’ils vivaient naturellement jusqu’à l’âge de la retraite. A l’âge de la retraite, les ayant droit percevront la pension normale. Sans cela, l’armée sera la grande perdante des différentes rebellions, parce qu’elle est muette. Pourquoi, ne pas confier cette mission réparatrice d’une injustice rapport aux FAMAS à la commission défense et sécurité de l’Assemblée Nationale du Mali. Si tel n’est pas le cas, le régime d’IBK va-t-il échappé à une plainte des parents des soldats morts en missions commandées contre lui après son mandat constitutionnel ?.
Mali-Chez Nous
Mali-Chez Nous 10 ans
C'est du n'importe quoi, ce rapport. Des parlementaires nuls ne produiront qu'un rapport nul. Il faut que le procureur se saisisse du dossier. Je n'ai rien à lire dans ce rapport bancal et discrédit.
Mali-Chez Nous
Mali-Chez Nous 10 ans
Moi personnellement, je ne perdrai jamais une seconde à lire un rapport aussi biaisé que ses auteurs. Les députés à mi-mandat qui n'ont même pas le courage d'interpeller à l'A.N un membre du gouvernement sur sa gestion des affaires publiques sont-ils à mesure de produire un rapport fiable sur une action gouvernementale ? Ma réponse est NON. Le fond alloué à la production de cette connerie de rapport est tout simplement du gâchis. C'aurait été plus judicieux de soutenir les familles des victimes par ce fonds et laisser la justice se saisir du dossier, s'il y a lieu.
Mod
Mod 10 ans
Comment une simple visite sans arme peut provoquer des morts. Si je vous comprends bien vous innocentez ceux qui ont tué? Personne ne parle d'eux. Donc c'est bien ce qu'ils ont fait? Tout le monde s'acharne sur Mara par ce qu'il est politique plein d'avenir et il est bien à abattre. Courage Mara ces même gens vont changer de langage tôt ou tard. On les a vu sous ATT on les voit aujourd'hui sous IBK et on les verra demain sous Mara.
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