Rencontre chef de la Minusma et Premier ministre Modibo Keïta : Hamdi signale le péril qui plane sur l’accord

02 Sept 2015 - 07:29
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1133772" align="alignleft" width="360"]Mongi Handi et le PM Modibo Keita Mongi Handi et le PM Modibo Keita[/caption] En rencontrant le Premier ministre Modibo Keita, lundi 31 aout, au moment où la plateforme, à travers le Gatia, tente d’en faire à la résistance à Anéfis, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSMA, Mongi Hamdi n’est pas passer par quatre chemins pour lui dire le danger encouru par le processus de paix. Le patron de la mission des Nations-Unies au Mali, qui ne doute pas de la sagesse du Premier ministre Modibo Kéita, et qui ne souhaite guère que les efforts de l’ONU au Mali soit un éternel recommencement, s’est prononcé sans complaisance sur la grave recrudescence que connait l’insécurité au Mali en général et à au nord du Mali en particulier. Hamdi a signifié à son interlocuteur que « cette dégradation brusque de la situation sécuritaire, au moment où le Mali et la Communauté internationale sont en train de mettre en place l’Accord de paix et de réconciliation, pourraient éventuellement mettre en péril le bon déroulement de l’Accord ainsi que les efforts que nous sommes en train d’entreprendre ». Une alerte réelle et sans fausse note, pour qui sait que le scénario n’est pas une première, après le cas de Ménaka que le Gatia a été contraint de quitter. Le Gatia, groupe progouvernemental, avait occupé cette ville, et avait été mis sur le banc des accusés pour violation du cessez-le-feu et pour avoir momentanément compromis la signature de l’accord par la CMA (Coordination des Mouvement de l’Azawad). Sous la pression de la Communauté internationale et du Conseil de Sécurité, le Gatia a quitté Ménaka, cédant à la Minusma (et non à la CMA, considérée par les populations de Ménaka comme une force d’occupation), la mission de sécurisation de la ville. La prise d’Anefis a été vécue dans le processus de paix comme étant une récidive de la menace qu’a constitué le cas Ménaka, amenant l’ONU à établir une zone de sécurité sur 20 km autour de Kidal. Elle a mis un coup d’arrêt aux travaux du Comité de suivi de l’accord au sein duquel, la CMA a suspendu sa participation jusqu’à ce que la Plateforme quitte Anefis. Un baroud honneur pour Me Harouna Toureh et le Gatia qui se voient prier par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita, de quitter Anéfis. Le Secrétaire général du Gatia, Fahad Ag Almahmoud annonce que le groupe acceptait le principe de quitter Anéfis. Mais apparemment, du fait de la branche politique dirigée par Me Harouna Toureh, à Anéfis, on joue la prolongation. A l’instar du président IBK qui avait juré la main sur la poitrine, qu’il ne négocierait pas avec les groupes qui n’ont pas déposé les armes. Heureusement que le Mali est un pays béni, qui peut user et abuser de la générosité des autres. Toutefois doit-on comprendre que la patience des autres peut avoir une limite ? Revenir dans la logique de paix Au cours de sa rencontre avec le Premier ministre, Hamdi ne pouvait pas taire les derniers développements et la situation sécuritaire qui prévaut dans le nord du pays. Il ne pouvait également qu’évoquer le risque de « péril sur le bon déroulement de l’Accord ainsi que les efforts que nous sommes en train d’entreprendre ». Le Président a pris sa décision et a demandé à la Plateforme de quitter Anéfis. Pour Mongi Hamdi, « la MINUSMA facilitera l’application de cette décision. Les esprits doivent s’apaiser. Nous sommes tous d’accord pour travailler ensemble avec le Gouvernement, afin que les parties reviennent dans la logique de paix et celle de l’Accord de paix, qui a été signé par tout le monde ». La MINUSMA et la Communauté internationale demeurent engagées aux côtés du Gouvernement du Mali et les parties impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord de paix, a indiqué le patron de la mission onusienne au Mali.
  1. Daou

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Commentaires (48)

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NASSIRA
NASSIRA 11 ans
La Minusma = CMA ça ne change pas, mais une chose est sur le Mali ne sera pas divisé. Les maliens sont loin d’être des dupes, nous sommes au courant de tout ce que ces opportunistes de l’ONU et la France attendent de notre président. Comme routine, le président IBK reste sur ses décisions conformément aux attentes de son peuple dans la gestion de la crise du nord. Pour plus de détaille, il s’agit sans nul doute de la non partition du Mali. C’est dans ce contexte que nos soit disant amis se font le plaisir de monter la CMA contre son propre pays enfin d’arriver à leurs fins.
LATI
LATI 11 ans
Qu’est-ce que le représentant de la Minusma peut bien dire au premier Ministre. Il n’a pas besoin de voir nos autorités pour quoi que ce soit. Nous savons pourquoi la Minusma tient deux langages. D’ailleurs c’est pour cela qu’elle s’est focalisé sur le retrait du Gatia dans la localité d’Anéfis.
FATOU
FATOU 11 ans
Rien de ce qui peut sortir dans la bouche de ce Monsieur n’est vrai. Le Mali bénéficie malheureusement de la main d’œuvre de ces ennemis au lieu de ces amis. Ces soient disant amis qui ne cessent d’appuyer la CMA enfin d’arriver à leurs fins. On ne veut plus la force Barkhane et la Minusma à nos côtés. C’est eux qui complotent contre l’Etat malien.
ASSI
ASSI 11 ans
Le noir reste toujours le noir quel qu’en soit le milieu auxquelles il est conçu. La venue d’Obama au pouvoir était acclamé par tous les africains, aujourd’hui c’est lui le principal ennemi de ses frères. Il n’y a jamais eu de l’ONU, l’Amérique = l’ONU. A travers la Minusma, les Etats Unis d’Amérique essaie à tout prix de diviser le Mali enfin de s’accommoder de ses ressources naturelles. Ainsi, force est de considérer le colonisateur du Mali la fameuse France. C’est dans ce contexte que la force Barkhane tout comme la Minusma parle le même langage.
ABDOULAYE
ABDOULAYE 11 ans
La Minusma n’a aucune raison d’être au Mali, sa présence ne change rien dans la gestion de la crise du nord. Au contraire, c’est elle-même qui aggrave la situation. Les Etats Unis à travers l’ONU et la Minusma veulent ajouter le Mali sur la liste des pays passe drogue. La non intervention de la Minusma dans ces affrontements expliques tout.
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