Enquête sur l’agression de Dioncounda Traoré : Vers la levée de l’immunité parlementaire d’Oumar Mariko

04 Juin 2012 - 06:00
Mis à jour: 14 ans
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Avec le déclenchement des poursuites contre les auteurs et commanditaires de l’agression du président de la République, l’étau se resserrerait autour de l’Honorable Oumar Mariko. En effet, tête de proue du Mp22 et de la Copam, il serait dans l’œil du cyclone depuis le lundi 21 mai. Plusieurs responsables de son parti et de la Copam ont d’ailleurs été interpellés ou détenus à ce jour. Les jours suivants risquent d’être difficiles pour lui. En tout cas les enquêteurs seraient déterminés à l’entendre pour faire la lumière sur son présumé degré d’implication. Il se dit que la majorité des députés est prête à faire lever son immunité parlementaire. [caption id="attachment_70847" align="alignleft" width="310" caption="Honorable Oumar Mariko"][/caption] L’éviction du général Amadou Toumani Touré de la Présidence de la République par une équipe de mutins, le député Mariko en a fait une affaire personnelle. Dès les premières heures du coup d’Etat, Oumar Mariko s’en est réjoui. Il a créé un mouvement pour soutenir les putschistes, le MP22. Comme si cela ne suffisait pas, avec d’autres mouvements pro junte militaire, ils ont créé la Copam, un regroupement voulant que la transition soit assurée par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Suite à la pression et à l’intransigeance des médiateurs de la Cedeao, le capitaine a fait machine arrière, renonçant ainsi à présider la transition, tout en reconnaissant le choix porté sur Dioncounda Traoré par les médiateurs. Malgré cet accord intervenu entre la Cédéao et le Cnrdre, Mariko et ses acolytes ont tenu à organiser une convention nationale, alors que l’initiateur lui-même, le capitaine Sanogo, avait officiellement tourné le dos à son projet. Des appels furent lancés par la fameuse Copam invitant les militants et sympathisants à se rendre au Centre international de conférences de Bamako (Cicb). C’est à partir de ce point de rencontre qu’une marche « improvisée » a été initiée par les responsables de la Copam, en violation flagrante des textes qui régissent la marche.  Les marcheurs, avec à leur tête des responsables de la Copam, ont accédé avec une facilité déconcertante au Secrétariat général du Gouvernement. La dite marche a été retransmise en direct sur les antennes de la Radio Kayira dont le promoteur n’est autre que le même Oumar Mariko. Pourquoi la Radio Kayira a-t-elle pris le soin de faire la narration détaillée de ces événements ? Qui a donné ordre à la radio Kayira de procéder ainsi ? Oumar Mariko ignorait-il que cette station faisait la narration de la marche en direct ? Est-ce que les responsables de la radio de Mariko n’étaient pas informés à l’avance des évènements qui allaient se dérouler le jour de l’agression de Dioncounda Traoré ? Autant de questions auxquelles seuls Oumar Mariko et ses proches peuvent répondre devant les enquêteurs. C’est dans des conditions troubles qu’est survenue l’agression du Pr Dioncounda Traoré. A l’ouverture de l’enquête, les limiers se sont intéressés immédiatement aux têtes de proue de la Copam et du Mp22 : Oumar Mariko, député, Hammadoun Amion Guindo, syndicaliste et secrétaire général de la Cstm, M. Boré, président de l’association « Yèrèwolo ton » qui s’est avérée sans déclaration ni récépissé. Est également interpellé, le coordinateur de la radio Kayira. Tous, sauf Oumar Mariko, ont été entendus. Et pour cause : en tant que député à l’hémicycle, Mariko est couvert par une immunité parlementaire, selon les dispositions de l’article  62 de la constitution, qui précise  qu’ «Aucun membre de l’Assemblée nationale ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé du fait des opinions ou vote émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. Aucun membre de l’Assemblée nationale ne peut, pendant la durée des sessions être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit. Aucun membre de l’Assemblée nationale ne peut, hors sessions, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive. La détention ou la poursuite d’un membre de l’Assemblée nationale est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert». Convoqué par la gendarmerie nationale la semaine dernière, le secrétaire général du parti Sadi n’aurait pas déféré à la convocation, évoquant son statut de député qui le protège. Selon plusieurs souces, Mariko ne serait pas allé à Koulouba le jour de l’agression, resté au Cicb. Qu’à cela ne tienne, il est et demeure un responsable du Mp22, dont seraient issus les organisateurs de la marche. Ce qui est clair. Mais les enquêteurs butent contre l’immunité de Mariko. Jusqu’où peuvent-ils aller ? Sommes- nous en face d’un cas de flagrant délit dans cette enquête qui concerne et les auteurs et les commanditaires ? Même si l’article 62 de la constitution accorde une immunité aux députés, il faut comprendre que les constituants maliens ont mis des garde-fous car le député n’est pas au dessus de la loi. Il est acteur de droit comme les autres citoyens. En effet, l’alinéa 4 de l’article 62 du texte suscité prévoit que l’on peut passer outre l’immunité, s’il s’agit d’un cas de flagrant délit. La principale question est de savoir, dans le cas de Mariko, s’il est possible de parler de flagrant délit. La question a toute son importance et il appartient au parquet de se décider à y répondre, les unités d’enquête n’étant pas compétentes à ce niveau. D’ailleurs, selon nos sources, ce débat peut ne pas avoir lieu car le gouvernement adresserait bientôt une correspondance à l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire du Dr Mariko. Depuis le coup d’Etat, ses relations avec ses collègues députés seraient devenues exécrables, émaillées de prises de bec avec certains d’entre eux, au point que ces derniers le traiteraient même de ‘’Satan’’. Selon les mêmes sources, ce sont des députés qui auraient demandé au gouvernement de leur adresser cette correspondance. Et dans ces conditions, si le Gouvernement saisissait les députés, ceux-ci, dans leur majorité, ne s’opposeraient certainement pas à la levée de l’immunité d’un collègue devenu «encombrant» pour eux. Dan-oulé CAMARA  

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Commentaires (63)

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Kingkas Angel
Kingkas Angel 14 ans
LA CEDEAO COUPABLE… En effet, aucune loi malienne ne dit que Dionkounda Traoré, l'ex-président intérimaire, continue ou du moins puisse présider la transition au Mali comme le prétend la CEDEAO. Que cette CEDEAO cesse de dire du n'importe quoi en ce qui concerne la constitution malienne. Effet, cette CEDEAO vient d'imposer sa décision au peuple malien comme elle entendait le faire, à tout prix, concernant le maintien de Dionkounda Traoré à la tête du pouvoir de transition au Mali. La CEDEAO et toute la communauté internationale doivent tirer la meilleure leçon de ce qui est arrivé hier, car la majeure partie du peuple malien ne veut pas du maintien de Dionkounda à la tête de la transition. Seule l'ex-majorité, le FDR et ses membres qui ne représentent désormais qu'eux-mêmes sont pour le maintien de Dionkounda Traoré. Et voilà pourquoi c'est plus que nécessaire que les maliens eux-mêmes se concertent lors d'une convention nationale pour choisir un président consensuel pour diriger ce pouvoir de transition. Et c'est sans doute là la seule issue favorable de la crise au Mali. La CEDEAO est donc la seule responsable de ce qui est arrivé à ce malheureux de Dionkounda Traoré ce jour-là... LE MALI, C'EST LE MALI... Que cette marionnette de CEDEAO et l'un de ses dirigeants fantoches de Kadré Désiré Ouédrago et cet intellectuel béni-oui-oui de Mohamed Bazoum du Niger aillent se faire foutre avec leurs menaces de sanctions interminables. Nous en avons marre. Nous disons « non » au maintien de Dioncounda Traoré à la tête de la transition au Mali. Que ces Kadré Désiré Ouédrago et Mohamed Bazoum sachent que le Mali, c'est le Mali et non le Burkina Faso ou le Niger. Et qu'ils s'occupent surtout des affaires du Burkina et du Niger, car, d'un moment à l'autre, leurs pays peuvent connaître une situation encore pire que ce qui se passe au Mali actuellement. Mais nous ne le souhaitons pas. Leurs acolytes et eux feraient mieux de se détromper maintenant, car ils connaissent mal les Maliens... En réalité, Mohamed Bazoum ne fait que dire des bêtises sur le Mali. Ce FDR (ce soit disant "Front uni pour la Démocratie", une parodie de regroupement politique, syndical et associatif, véritable Front uni des Destructeurs de la République et de la Démocratie) qu'il dit être la majorité des Maliens est devenu la minorité aujourd'hui à cause des actes sordides qu'il a posés et continue de poser pour foutre ce beau pays dans la merde. Dieu se chargera de punir ces apatrides du FDR. En effet, la vraie majorité de nos jours, c'est les Maliens mécontents de ces actes sordides des ces partis politiques et leurs acolytes du FDR. La CEDEAO sera bientôt déçue, car elle ne tardera pas à savoir toute la réalité en ce qui concerne le Mali et les Malien
Kingkas Angel
Kingkas Angel 14 ans
LA CEDEAO COUPABLE… En effet, aucune loi malienne ne dit que Dionkounda Traoré, l'ex-président intérimaire, continue ou du moins puisse présider la transition au Mali comme le prétend la CEDEAO. Que cette CEDEAO cesse de dire du n'importe quoi en ce qui concerne la constitution malienne. Effet, cette CEDEAO vient d'imposer sa décision au peuple malien comme elle entendait le faire, à tout prix, concernant le maintien de Dionkounda Traoré à la tête du pouvoir de transition au Mali. La CEDEAO et toute la communauté internationale doivent tirer la meilleure leçon de ce qui est arrivé hier, car la majeure partie du peuple malien ne veut pas du maintien de Dionkounda à la tête de la transition. Seule l'ex-majorité, le FDR et ses membres qui ne représentent désormais qu'eux-mêmes sont pour le maintien de Dionkounda Traoré. Et voilà pourquoi c'est plus que nécessaire que les maliens eux-mêmes se concertent lors d'une convention nationale pour choisir un président consensuel pour diriger ce pouvoir de transition. Et c'est sans doute là la seule issue favorable de la crise au Mali. La CEDEAO est donc la seule responsable de ce qui est arrivé à ce malheureux de Dionkounda Traoré hier... LE MALI, C'EST LE MALI... Que cette marionnette de CEDEAO et l'un de ses dirigeants fantoches de Kadré Désiré Ouédrago et cet intellectuel béni-oui-oui de Mohamed Bazoum du Niger aillent se faire foutre avec leurs menaces de sanctions interminables. Nous en avons marre. Nous disons « non » au maintien de Dioncounda Traoré à la tête de la transition au Mali. Que ces Kadré Désiré Ouédrago et Mohamed Bazoum sachent que le Mali, c'est le Mali et non le Burkina Faso ou le Niger. Et qu'ils s'occupent surtout des affaires du Burkina et du Niger, car, d'un moment à l'autre, leurs pays peuvent connaître une situation encore pire que ce qui se passe au Mali actuellement. Mais nous ne le souhaitons pas. Leurs acolytes et eux feraient mieux de se détromper maintenant, car ils connaissent mal les Maliens... En réalité, Mohamed Bazoum ne fait que dire des bêtises sur le Mali. Ce FDR (ce soit disant "Front uni pour la Démocratie", une parodie de regroupement politique, syndical et associatif, véritable Front uni des Destructeurs de la République et de la Démocratie) qu'il dit être la majorité des Maliens est devenu la minorité aujourd'hui à cause des actes sordides qu'il a posés et continue de poser pour foutre ce beau pays dans la merde. Dieu se chargera de punir ces apatrides du FDR. En effet, la vraie majorité de nos jours, c'est les Maliens mécontents de ces actes sordides des ces partis politiques et leurs acolytes du FDR. La CEDEAO sera bientôt déçue, car elle ne tardera pas à savoir toute la réalité en ce qui concerne le Mali et les Malien LA SITUATION AU MALI : POURQUOI... Pourquoi toute la communauté internationale, dans une complicité coupable et honteuse, veut-elle sacrifier le Mali, notre chère patrie, à cause d'une seule personne? Que c'est absurde! La CEDEAO ne fait que berner le reste de la communauté internationale qui elle aussi ne fait que la suivre bêtement en ce qui concerne la situation au Mali. Au lieu de rester à distance pour accuser à tort la majorité du peuple malien qui ne veut pas de ce maudit et traître de Dionkounda Traoré comme président de la transition au Mali, vous feriez mieux de venir constater vous-mêmes la vraie version des faits au Mali. Nous vous assurons que votre surprise sera grande... Ainsi vous allez cesser de nous distraire comme vous l'avez toujours fait depuis le coup d'État du 22 mars 2012 en menaçant le Mali de sanctions et de lui couper toutes les aides de façon concertée favorisant ainsi la prise par les rebelles de tout le reste des localités du Nord Mali. Si vous nous aviez fait économie de toutes ces menaces de sanctions et d'aides coupées, nous aurions à coup sûr bouté tous ces rebelles hors d’Aghel Hoc, de Ménaka et de Tessalit. C'est après cela que la communauté internationale devrait demander aux militaires du CNRDRE de rentrer dans les casernes et de remettre ainsi le pouvoir aux civils... La communauté internationale va payer cher cette erreur monumentale qu'elle a commise à l'égard du Mali, car le "MNLA" qui disait l'aider dans sa lutte contre "AQMI", une fois l'indépendance de " l'Azaouad " acquise, se trouve en minorité et aux abois face à "AQMI" et "ANSARDINE" qui veulent imposer la "Charia " dans "l'Azaouad ". La communauté internationale s'est alors fait prendre à son propre piège...
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 14 ans
Oui peut etre mais il ne faut pas oublier Gassama aussi.
kone31
kone31 14 ans
.......Même si je reconnais sans franchise qui derrange certains, il n'est pas au dessus des autres maliens. On sait tous que depuis le début de ce coup d'état, il n'a cessé de se comporter en agitateur comme si, son ère est arrivé pour prendre le pouvoir. Il a fait perdre le temps au gouvernement de s'organiser pour aller défendre le NORD et de plus,il ne s'est pas rendu compte que pendant qu'il essaye d'imposer SANOGO ou ses idées par la force au peuple malien, les populations du NORD s'ouffrent. Il doit s'expliquer devant la justice et son immunité doit être levée aussi. Il est un homme courageux donc, il doit assumer sa responsabilité dans l'agression sauvage et barbare dont DIONKOUNDA a été victime et l'envahissemnt du Palais par des individus d'une telle bassesse. Comme il aime son pays, il devrait appeler ces mêmes crétins à aller frapper les rebelles au NORD et non DIONKOUNDA. Un vieux de 70 ans. Quelle malédiction?
sanogo
sanogo 14 ans
tu sais même pas si le pr et son dauphin sont actuellement ensemble peut être pour partage gâteau issu des marché 2/3 ag.dans tout les cas hollande a la vraie lecture .bientôt tu verras la face politique.pas de radicaux a nos portes.alors que mariko n'en veut pas non plus.resté seulement pour dormir .cedeao n'est pas prêt a être attaqué dans ses bases par des radicaux.
Rebel 14 ans
immunité ne veut pas dire impunité. flagrant délit ou pas, ce SADIque a sa part de responsabilité dans ce qui s'est passé. alors, il n'est pas au dessus de la loi, il doit être entendu et même coffré au besoin. ça l'apprendra...
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