Entre Nous: Attention !!!

Dialakorodji a été le théâtre de fortes tensions, le dimanche 4 octobre 2026, entre une frange de la population, notamment les jeunes et les forces de sécurité. À l’origine : la mort, dans des circonstances non encore élucidées, de Salif Sidibé dit « Sergent ».

8 Octobre 2026 - 09:41
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Entre Nous: Attention !!!

Des rues barricadées ! Des tirs de sommation pour disperser la foule furieuse qui avait l’intention d’incendier purement et simplement les locaux de la Brigade territoriale de gendarmerie de Dialakorodji où seraient réfugiés les éléments de la police nationale soupçonnés d’être à l’origine du drame. Heureusement, les appels au calme ont permis d’éviter une escalade hautement préjudiciable à la paix sociale. Le défunt a été accompagné, le lundi 5 octobre, à sa dernière demeure. Des jeunes interpellés dans la foulée des événements ont été relâchés par la suite. Jusqu’au moment où nous écrivions ces lignes, le mardi dans l’après-midi, il n’y a eu la moindre déclaration de la Direction générale de la Police, de la Gendarmerie nationale, encore moins du ministère de la Sécurité et de la Protection civile sur cette affaire. Pas de réaction des autorités judiciaires locales non plus. Aucune communication officielle sur le nombre de victimes. Et c’est justement cette absence de parole officielle qui continue d’alimenter la polémique. A l’instar de Salif Sidibé, combien d’autres jeunes ont trouvé la mort dans des conditions suspectes. Qui n’a pas été ému par la mise à mort du jeune rappeur Lord Makhaveli ? Qui n’a pas été indigné du sort du jeune pauvre Abdoulaye Diarra, battu puis brûlé vif quelque part en commune II du district de Bamako, accusé à tort d'être un « terroriste » en raison de ses vêtements usés et de sa coiffure négligée ? Que ce soit une bavure des forces de l’ordre ou un déchaînement de la foule, nul ne doit encourager le recours à la justice populaire. Pour la simple raison que des innocents peuvent facilement être victimes. Les forces de l’ordre ont prêté le serment de sécuriser les populations et leurs biens. Leurs éléments envoyés sur le terrain ne devraient donc pas être les bourreaux de ces mêmes populations. Ils doivent faire preuve de retenue quelle que soit la gravité de la situation. La foule qui se constitue spontanément n’a pas à se donner la liberté de lyncher à mort les personnes impliquées à la survenue de certains événements, si tragiques soient-ils. Il est encore temps de balayer devant nos portes. Les troubles consécutifs à ce qui s’est produit à Dialakorodji sont révélateurs des dysfonctionnements de l’Etat. Partout où ce phénomène se multiplie, il traduit le niveau de frustration des populations, le degré d’insatisfaction vis-à-vis de l’Etat et de ses représentants. Alors, attention !

Chiaka DOUMBIA

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Commentaires (1)

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Kinguiranke
Kinguiranke 22 minutes
Chiakani i Malankolon den ani Fasomandju den tu accuses l' etat sans donner de preuves? Tu merites d' aller rejoindre Youssouf Sissoko, Chahana, Abdramane Keita et Mountaga Tall le president a vie du CNID dans leur lieu de repos!
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