GOONGA TAN : Bamako : le retour à l'ordinaire, symbole d'une stabilité retrouvée ?

De retour au pays après plusieurs semaines d'absence, mes premières impressions sur Bamako, la capitale du Mali, donnent à voir une image qui contraste avec mes inquiétudes des mois de novembre et décembre 2025 : la pénurie de carburant a laissé place à l'image d'une ville revenue à son quotidien, presque familier.

07 Mars 2026 - 02:08
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GOONGA TAN : Bamako : le retour à l'ordinaire, symbole d'une stabilité retrouvée ?
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GOONGA TAN :  Bamako : le retour à l'ordinaire, symbole d'une stabilité retrouvée ?

 Aux premières heures du matin, les artères principales se remplissent de nouveau du flux dense des motos et des transports urbains, tandis que les marchés retrouvent leur animation habituelle. Les étals se réorganisent, les commerces rouvrent sans interruption et les établissements scolaires accueillent leurs élèves dans une atmosphère redevenue studieuse.

Cette normalité, faite de gestes simples et de routines collectives, constituerait-elle l'un des signaux les plus visibles d'une situation en voie de stabilisation pour l'ensemble du pays ? On peut l'espérer, car dans plusieurs autres grandes villes du pays, la reprise des activités illustrerait cette dynamique. À l'échelle urbaine, à l'exception de quelques localités et à défaut d'indicateurs précis, l'on apprend que les administrations, de leur côté, fonctionnent sans perturbations majeures, permettant la reprise de nombreuses démarches suspendues durant les périodes d'incertitude. Il reste le cas de quelques grands axes commerciaux, souvent sensibles aux variations du contexte sécuritaire, affichant une fréquentation moyenne.

C'est aussi admettre que l'atmosphère décrite à Bamako ne signifie pas l'absence de défis, mais elle témoigne d'une capacité à préserver la continuité de la vie urbaine. À cet égard, la normalisation progressive de la capitale s'inscrit dans un cadre plus large où les enjeux sécuritaires demeurent centraux. L'espoir est permis, de mon point de vue, car les opérations menées par les Forces armées maliennes se poursuivent dans plusieurs zones névralgiques du territoire, avec une intensification des actions visant à contenir les groupes armés.

En plus, les frappes ciblées traduisent une évolution vers la mobilité, l'anticipation et l'action militaire ne se limite plus à la seule dimension sécuritaire. Dans certaines localités, notamment au centre et au nord, des initiatives d'assistance aux populations accompagnent les opérations de stabilisation : distribution de vivres, appui sanitaire, sécurisation des axes routiers. Cette approche combinée contribue à restaurer la confiance entre l'État et les communautés locales et participe, indirectement, à la stabilité observée ces derniers temps, où les répercussions psychologiques des tensions régionales influencent fortement le climat social.

La perception de sécurité joue, en effet, un rôle déterminant dans la dynamique urbaine. Lorsque les rumeurs s'estompent et que les institutions assurent la continuité de leurs missions, la vie reprend naturellement son rythme. Les activités économiques, même modestes, retrouvent leur fluidité et permettent aux ménages de préserver leurs habitudes de consommation. C'est dans ce contexte que certains indicateurs économiques affichent des perspectives encourageantes, portées par les investissements publics et la relance progressive de secteurs productifs.

Cependant, je ne cesserai jamais de le souligner, l'enjeu ne se limite pas aux performances macroéconomiques et à l'accalmie à Bamako. La stabilité visible dans la capitale repose aussi sur la capacité des autorités à maintenir une gouvernance structurée. La maîtrise des dépenses publiques et le redéploiement de l'administration constituent des conditions essentielles pour consolider durablement le retour à la normalité observé dans la capitale, mais moins perceptible dans la vie quotidienne à l'intérieur du pays.

Parallèlement, l'orientation diplomatique du pays évolue dans un contexte international marqué par de nouvelles recompositions. A cet effet, le renforcement des relations économiques avec des partenaires multiples doit illustrer notre volonté de diversification des partenariats stratégiques. Les projets d'infrastructures et les investissements techniques associés pourraient, à moyen terme, améliorer les conditions de mobilité urbaine et soutenir la transformation économique.

Ainsi, la normalité progressive ne doit pas constituer un simple détail du quotidien : elle représente un indicateur majeur. Une capitale dans laquelle ça circule, qui apprend, qui échange et qui travaille reflète souvent un État en quête de stabilisation. Cette réalité rappelle que la reconstruction nationale ne se mesure pas uniquement aux statistiques économiques ou aux communiqués officiels ; elle se lit aussi dans des salles de classe pleines, des marchés animés, des débats responsables et des routes redevenues vivantes.

Le véritable défi consistera désormais à transformer cette stabilité perceptible en dynamique largement partagée dans le pays et durable. Car si la normalité peut revenir rapidement, sa consolidation exige constance, coordination et confiance.

Aujourd'hui, Bamako semble reprendre son souffle ; demain, il faudra maintenir ce rythme pour qu'il devienne celui d'une stabilité pleinement retrouvée partout au Mali.                              

DICKO Seidina Oumar

Journaliste - Historien - Écrivain

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Commentaires (4)

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Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
Seydina Omar Dicko, les très sales trolls de la très maudite France et les animaux malades du paturage Azawad avec a leur tête sangare de l' ADEMA-PASJ d' Alpha Omar Konare vont te tuer a cause de la verite que tu viens de dire!
Zombo
Zombo 7 mois
Et pourtant seulement hier Omar Dicko était ton héros...Tu changes de veste comme un chameleon qui change de couleur au grès du temps, vieux macaque débile à la gueule puante...
sangare
sangare 7 mois
Nous avons toujours dit ici que la paix n'est possible que par la NÉGOCIATION,non par la LUTTE ARMÉE comme indiquer par les USURPATEURS depuis 2021. L'accalmie actuelle à Bamako, c'est l'effet de la négociation entre la JUNTE et les JIHADISTES. Autant ASSIMI GOITA et ses camarades FOUGARIDEN ont décidé de donner des milliards aux MERCENAIRES RUSSES ET TURCS pour faire le travail de l'armée malienne autant ils versent les mêmes milliards aux JIHADISTES afin de faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Au centre, c'est un fait qu'il y a un CESSEZ-LE-FEU sans que les maliens en soient informés. Dans cette partie du mali les JIHADISTES circulent librement au vu et au su des troupes de l'armée malienne qui ne bougent jamais de leurs positions. Dans la région de kayes, c'est un fait que les soldats JIHADISTES ont remplacé les gendarmes sur le long du trajet Sénégal-kayes. Ils encaissent des taxes réservées à l'Etat du Mali. Donc naturellement Bamako va retrouver son activité économique rêvée. Jusqu'à quand? Il est évident que l'accord signé est limité dans le temps à moins de renouveler indéfiniment signifiant renouveler aussi les versements des milliards Jusqu'à ce QU'IYAD AG GHALLI soit prêt à lancer la dernière offensive contre la ville de Bamako. On ne doit pas se réjouir tant que les JIHADISTES sont éparpillés dans les environs de Bamako. ON AURAIT RÉVÉLÉ QUE L'ARMÉE MALIENNE A ENTAMÉ UNE OPÉRATION MILITAIRE GIGANTESQUE DESTINÉE À NETTOYER LES BROUSSES DU SUD, DU CENTRE, DE L'OUEST DE LA PRÉSENCE DES JIHADISTES, ON AURAIT COMPRIS CETTE SITUATION DE NORMALITÉ. Faire un pas en dehors de Bamako, ce sont les JIHADISTES qui règnent. C'est factuel!!! Il suffit de constater que nos officiers supérieurs n'osent plus aller dans leurs champs au risque d'être enlevés.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
Tu es une vraie honte et une indignation totale sangare! Tu n'as pas honte de mentir! Malankolon den ani Fasomandjugu den!
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