Lutte contre le terrorisme : Quand Amnesty International considère les victoires des FAMa comme crimes de guerre
Le Mali ne lutte pas seulement contre le terrorisme. Il fait face aussi à des organisations dites de défense et de protection des droits de l'homme, un instrument de déstabilisation au service des puissances occidentales.
La semaine dernière, Amnesty International s'est fendu d'un rapport sans tête ni queue pour salir la réputation de l'armée malienne, dont la mission à elle confiée est de mettre hors d'état de nuire les hors-la-loi. Cet énième torchon n’ébranlera personne.
Là où, elles ne souhaitent pas intervenir directement, les puissances impérialistes font appel à leurs instruments de déstabilisation, créés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour maintenir les pays faibles, riches en ressources naturelles stratégiques, dans leur giron. C'est ce qu'il faut comprendre avec le rapport d’Amnesty International, publié le 29 septembre. Il accuse les Forces armées maliennes (FAMa) et leur partenaire russe de crimes de guerre. Selon lui, ils ont été commis sur des populations civiles le long de la frontière mauritanienne entre juin 2023 et décembre 2025.
Cette chanson des organisations dites internationales est connue: mobiliser les va-t’en guerre contre le Mali pour l'envahir au nom de la violation des droits de l'homme, des crimes de guerre et de leurs intérêts. Comme ce fut le cas de l'Irak, de la Libye, de l'Afghanistan. Les villes et les villages de ces pays et leurs installations civiles ont subi nuit et jour les bombardements de l’aviation des armées impérialistes, intervenues pour préparer le terrain au pillage des minerais stratégiques dont leurs industries ont besoin. Ces interventions armées, en violation des principes du droit international, ont été l’occasion pour ces pays agissant au nom de des droits de l’homme, de massacrer des populations civiles. Et chaque fois qu’elles ont été victimes des bombardements ou des tirs d’obus, les impérialistes préfèrent employer les termes : bavure, victimes collatérales. Du côté des défenseurs des droits de l’homme, ces tueries ne sont pas documentées. Par crainte de voir leur financement coupé. Quant à leurs médias, c’est le silence assourdissant. Ils craignent eux aussi des sanctions ou d’être traités d’apatrides.
Après la publication de ce torchon intitulé, Mali: «Nul n’est épargné»: Crimes de guerre commis par l’armée malienne et les forces armées étrangères le long de la frontière mauritanienne, l'autre acteur clé de la déstabilisation a pris le relais. Il s'agit de leurs médias de diffusion de fausses informations, de propagation, de haine, de division et de mépris. Chaque support médiatique a choisi son angle de traitement. Les uns ont diffusé en boucle le contenu nauséabond de ce rapport, interviewé et de donné la parole à des ennemis du Mali. Les autres ont organisé des débats autour de ce chiffon de papier, pour dit-on, faire croire à l'opinion mondiale que les FAMa, dans leur engagement et détermination patriotique et souverain à combattre des groupes terroristes armés, financés et soutenus par la mafia internationale, massacrent sa propre population. On appelle cela, être plus royaliste que le roi. S'il y a un défenseur et protecteur de la population malienne, c'est d’abord son armée. Ce travail incombe à elle seule et non à des forces coalisées. Nous avons l’amère expérience de la force Barkhane. Elle a bombardé un cortège de mariage en 2021 à Bounti, tuant dix-neuf (19) civils. Ce massacre a été qualifié de bavure par la force d’occupation française. Nous n’avons entendu aucune voix d’une organisation de défense des droits de l’homme pour condamner ce crime odieux commis volontairement.
Trop, c’est trop !
Le rapport de chantage tombe à un moment où l’armée malienne et son partenaire russe traquent sans merci les mercenaires de l’Occident. Cette diversion d’Amnesty International ne passera pas. Cela est devenu une habitude pour cette organisation. Chaque fois que l’armée malienne prend le dessus sur les protégés de ses financiers, il lance un rapport discréditant les efforts de celle-ci. S’il ne qualifie pas les victoires des FAMa de violation des droits de l’homme, il les considère comme des crimes de guerre. D’ailleurs, en parcourant ledit rapport, il ne mentionne le nom d’aucun village où sont commis lesdits crimes de guerre le long de la frontière mauritanienne. De la fiction !
Nous avons assez de cette politique deux poids, deux mesures. On crie au scandale quand l’armée malienne sécurise son territoire, sa population et leurs biens face à des criminels sponsorisés par des multinationales et leur gouvernement. Mais lorsque les terroristes téléguidés depuis l’extérieur attaquent des villages maliens et tuent les civils, les voix se tuent. L’attaque sanguinaire contre le bateau Tombouctou, en 2023, sur le fleuve Niger, n’a fait l’objet d’aucune condamnation. Pourtant, des centaines de civils ont laissé leur vie. Ils chassent les populations de leurs villages ou leur imposent des taxes. Ils volent le bétail. Ils violent les femmes. Ils ferment les écoles. Ils exécutent à bout portant sur les places publiques. Ils brûlent les céréales. Ils interdisent aux paysans de cultiver. Voilà des droits fondamentaux des Maliens violés durant des années par des terroristes au service de l’Occident. Ces crimes ne sont pas condamnés, à fortiori documentés dans un rapport d’une soi-disant organisation de défense et de protection des droits de l’homme.
Ces violations de droits de l’homme sont le quotidien du peuple malien. Il le subit depuis 2012. Sans la moindre compassion des défenseurs des droits humains. Cela se comprend aisément. Dans la mesure où, ces organisations bénéficient du soutien financier, logistique et politique des multinationales et leur gouvernement.
Dans cette guerre imposée à notre pays, la vie du Malien ne compte plus. En revanche, la mort des terroristes choque plus dans les milieux occidentaux que la mort d’un Malien.
C’est aux Maliens de comprendre les enjeux géopolitiques de cette guerre dont l’objectif est de diviser notre pays pour s’accaparer de ses ressources naturelles. Ce plan des puissances impérialistes ne profite et ne profitera aucun Malien. Pour cela, nous devons nous unir derrière notre armée pour qu’elle brise la colonne vertébrale des terroristes et leurs parrains ainsi que les suppôts africains.
Ce rapport sans tête ni queue qu’Amnesty International s’est fendu le 29 septembre pour salir la réputation de l'armée malienne, dont la mission à elle confiée est de mettre hors d'état de nuire les hors-la-loi, n’ébranlera personne. Nous n’accepterons pas que des organisations dressées contre notre pays considèrent les victoires de notre armée comme des crimes de guerre.
Le Mali vaincra, inchalla !
Yoro SOW
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