Après le «conflit» entre Bérets Rouges et Bérets Verts : Le soldat Aliou Boncana Maïga reste introuvable

25 Juin 2012 - 01:00
Mis à jour: 14 ans
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Depuis le début du mois de mai, Zeinabou Touré, la mère du soldat Aliou Boncana Maïga, élément du 33ème Régiment des Commandos Parachutistes (RCP), cherche son fils, disparu après le «conflit» qui a opposé son unité aux Bérets verts fidèles au Capitaine Sanogo.   [caption id="attachment_75147" align="alignleft" width="315" caption="Soldat-Alou-B-Maiga.jpg"][/caption] Vendredi 23 juin 2012. Il est environ 18 heures 15 mn quand nous arrivons dans un quartier de la Rive Droite du District de Bamako. Une dame, assez âgée, nous accueille sur la terrasse d’une maison. Elle a le regard presque perdu et cherche les mots justes pour décrire ce qui lui passe par la tête depuis des semaines. «Je suis musulmane et très croyante. Je dois vous affirmer que j’ai beau réciter des Sourates pour garder espoir, espoir que mon fils vive encore, très souvent, je suis obligée de baisser les bras, car je ne sais plus sur quel pied danser. J’ai tout fait, mes proches ont fouillé partout, en vain» nous confesse-t-elle, la gorge nouée. En effet, selon les témoignages que nous avons recueillis auprès des proches du jeune soldat, Aliou Boncana Maïga aurait été appréhendé vers 2 heures 30 du matin dans la nuit du 30 avril au 1er mai, puis amené dans les studios de l’ORTM. L’image que tous les Maliens ont certainement vue l’avait alors montré aux côté du Lieutenant Cissé, un autre disparu (voir l’article de Chahana Takiou). La nuit de son arrestation, l’un de ses geôliers aurait appelé pour faire savoir à sa tante que «si elle ne venait pas confirmer que le soldat Aliou Boncana Maïga se trouvait à la maison au début des événements, il serait tué». Dépêché à Kati le lendemain, son cousin, lui aussi militaire de l’Armée de terre, a vu le soldat Aliou B. Maïga. Nous l’avons rencontré jeudi dernier et il nous a confirmé qu’il avait vu Aliou «menotté et très affaibli». «Je l’ai vu et il m’a dit qu’il était entre le marteau et l’enclume. Il m’a dit qu’ils étaient entassés dans une petite pièce à plus de 50. J’y suis retourné quelques jours après et on m’a dit qu’ils avaient été déplacés. Depuis, nous sommes sans nouvelles de lui» a soutenu notre interlocuteur. Et, depuis, toute sa famille est mobilisée pour savoir «si le jeune homme est encore en vie ou pas». Comme son oncle, chez qui il a grandi, et qui a rencontré le Procureur Sombé Théra en milieu de semaine dernière. «Je ne veux pas encore croire qu’Aliou est mort. Je ne veux pas le croire. Mais, même si c’était le cas, il faut qu’on nous le dise. Qu’on nous le fasse savoir, afin que nous fassions son deuil. Cet enfant, je l’ai élevé et je ne peux pas croire qu’on me l’enlève comme cela, à cause des manigances de certaines personnes». Comme de nombreux autres cas, celui d’Aliou Boncana Maïga reste un mystère dans cette vraie fausse guerre que l’ex-junte a décidé de mener contre les Bérets Rouges, puisque, pas plus tard que le mercredi 20 juin dernier, deux autres éléments du Camp Para ont été arrêtés à Djicoroni, dans les locaux de ce que l’on peut maintenant appeler l’ex 33ème RCP. A suivre. Paul Mben

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Commentaires (17)

User
dèbè
dèbè 14 ans
Le cas du jeune MAIGA prouve à suffisance que les parents des soldats au front les ont appelé pour fuir et rentrer à la maison.Sinon si tu opte pour le métier des armes tu acceptes de mourrir à tout moment.Si l'action de Abdine GUINDO avait reçu qu'allait devenir SANOGO et ses compagnons.Sachons raison gardée.On pouvait éviter cette bataille fracticide si le président intérimaire était de bonne fois depuis le jour où il a été investit par la cour suprême en organisant une rencontre avant le 30 avril 2012 entre les élements des forces armées pour leur dire que c'est lui le chef suprême de l'armée.Abdine GUINDO n'allait pas agir ainsi,en envoyant des jeunes comme MAIGA à la boucherie.
MISTERNO
MISTERNO 14 ans
L'attitude des politiciens dans cette histoire de Bérets Rouges et Verts est très ambiguës,car dans les 72 heures qui ont suivi ces évènements,on a entendu aucun d'entre eux faire une déclaration pour ou contre.Sois,l'un des cas: - par lâcheté avec la crainte des représailles d'un des belligérants;, - par complicité avec les Bérets rouges (car c'est d'eux qu'est parti la sanglante représailles). Force est de reconnaître que la classe politique Malienne à échoué depuis 20 ans.La recherche du gain facile à prévalu sur l'intégrité morale de nos politiciens devenus des figurants dans les instances de la république (l'Assemblée Nationale...)Ceux ci même qui devaient défendre les idéaux de la révolution du 26 Mars 1991 sont devenus des griots,des milliardaires.
kolo
kolo 14 ans
Sanogo n'a rien fait, celui qui se deplace pour te tuer s'il echoue que faut-il pour lui? mésurons toujours les conquences de nos décisions avant d'agir. Celui qui dit que lpays était en paix n'a pas eu son parent lachement assassiné au nord sous la complicité de ATT, Dioncounda et autres. Nous prions tous pour la paix mais pas comme celle du régime défunt. Mentir au peuple pour faire passé le jour. Sanogo a été claire pour pévenir les futurs perturbateurs d'où venait le mot tolérance zéro. Malgré tout s'il passe à l'acte que dites vous? Et si c'etaient eux qui avait reussi?
Maru
Maru 14 ans
Tout cela est due a la complicite du premier ministre Cheick Diarra si non il aurait du inviter les forces internationales pou arreter ces exactions.
Jtraore
Jtraore 14 ans
Quelle indignation !!! Quelle désolation !!! Cela se passe dans mon pays. https://fbcdn-video-a.akamaihd.net/cfs-ak-snc7/v/433284/513/10150980743434710_13133.mp4?oh=dcb113091aeec32ed3a58820c0c4ca74&oe=4FE91320&__gda__=1340674848_70a24f12ab235e8fb69d76596e2f9ef6
AMBAFÔPIAN
AMBAFÔPIAN 14 ans
Juste pour savoir. Quelqu'un peut m'éclairer sur la procédure pour saisir la CPI d'une affaire? Car je crois sincèrement qu'on doit saisir la CPI contre Sanogo et sa bande, trop c,est trop. Nous n'avons pas d'armes pour les contrées, mais on peut quand même joindre nos forces pour les traduire en Justice. À travers ces affaires on a compris que la justice malienne a des limites quand il s'agit de punir tout acte posé par le CNRDRE.
beltsville
beltsville 14 ans
tu dois plutot saisir la cpi contre les rebelles du nord.
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