Révélations troublantes contre la France : les balles du fusil Famas extraites des militaires maliens blessés à Kidal

16 Juin 2014 - 18:21
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_307222" align="alignleft" width="300"]Mali : Scènes de guerre à Kidal L'entrée de la ville de Kidal[/caption]

Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que les soldats français de l’opération Serval ont été engagés aux côtés des djihadistes le 21 mai 2014 pour contraindre l’armée malienne à quitter Kidal pour de bon. En effet, après analyses des balles dans un camp militaire de la capitale, la preuve est désormais établie que les balles logées dans le corps des soldats maliens blessés lors du combat sont celles du fusil Famas, de fabrication française, utilisé uniquement par les forces spéciales françaises au Mali.

Un fusil Famas F1 équipé du chargeur PCL

La prétendue victoire, attribuée aux preneurs d’otages de ressortissants français dans le Sahel, regroupés au sein du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla), n’est en fait que celle de l’armée française basée à Kidal dans le cadre de l’opération Serval. Les preuves de la participation des militaires français de l’opération Serval à la « victoire » de leurs associés sont désormais établies. Il ressort des analyses des balles extraites des militaires maliens blessés à Kidal, le 21 mai 2014, que les soldats français, appelés pour débarrasser le Mali de la menace terroriste, ont utilisé leurs armes soit pour tuer ou blesser les combattants maliens. Ces balles sont celles du fusil Famas. Et le cas de ce lieutenant est le plus édifiant. Une balle est restée coincée entre son insigne et son gilet pare-balle. Ce fusil, de fabrication française, n’est utilisé ni par les bandits encore moins par la Mission des Nations Unies (Minusma) qui est restée cloitrée dans son camp au moment où l’armée malienne affrontait les Français et leurs collaborateurs dans la ville de Kidal.

Les forces spéciales françaises, engagées au Mali depuis le 11 janvier 2013, sont les seules qui possèdent cette arme dans notre pays. Malgré leurs rapports cordiaux avec leurs associés narcotrafiquants, ils n’ont pas voulu franchir le Rubicon en leur dotant des armes qu’eux-mêmes utilisent sur les théâtres d’opération. Mais ils ont laissé le soin au Qatar, le bras financier de la nébuleuse, de les armer en Kalachnikov, fusil d’assaut russe. L’implication de la France dans le combat est intervenue, après que deux généraux français eurent demandé au Chef d’état-major des armées, le général Mahamane Touré, un cessez-le feu. Devant le refus du général, les émissaires français sont sortis sur la pointe des pieds, en déclarant que le Mali va payer cher l’humiliation qu’ils viennent de subir. Chose dite, chose faite. Ainsi, les soldats de l’opération Serval, renforcés par des militaires venus d’Abidjan, ont reçu la consigne des autorités françaises de s’engager aux côtés des groupes armés pour déloger l’armée malienne de Kidal pour de bon.

Pour les Français, la victoire militaire malienne allait anéantir tous leurs efforts déployés au Mali. Et pire, elle mettrait ainsi fin aux négociations à partir desquelles les autorités françaises veulent dépecer le Mali. Avec ces preuves, les autorités maliennes doivent demander des comptes au président français, François Hollande, qui a déclaré lors de sa visite en 2013, que son pays est en train de payer une dette envers le Mali.

Les caractéristiques du fusil Famas utilisé contre les militaires à Kidal

Le Famas, officiellement fusil d’assaut de 5,56 mm modèle F1 MAS, est un fusil d’assaut français. Il a été commandé et mis en service par l’armée française qui voulait une arme tactique puissante et d’encombrement réduit qui soit également facile à utiliser et entretenir. Le Famas a remplacé le fusil FSA MAS 1949-56 en calibre 7,5 mm et le pistolet mitrailleur MAT 49 en calibre 9 × 19 mm Parabellum, supprimant ainsi l’ancienne organisation binôme. Une étude, sorte de phase préparatoire au remplacement de cette arme à partir, éventuellement, de 2015, a été lancée fin 20092.

Le Famas est aussi capable de tirer des grenades mixtes anti personnelles/anti véhicules (APAV40 notamment) ou antichars (comme l’AC58) au moyen de cartouches spéciales (cartouches feuillette pour grenades modèle F1) ou de cartouches ordinaires F1 (grenades modèle F2, où la grenade est dotée d’un piège à balle). Les grenades tirées de cette manière peuvent peser un poids maximal de 500 g. On peut aussi adjoindre au Famas un lance-grenade (M203 américain), qui se place sous le canon, ou une baïonnette.

Yoro SOW

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Commentaires (32)

User
Dimitri Gamache
Dimitri Gamache 12 ans
Cet article est bourré d'incohérences s'en est risible ... Premièrement les forces spéciales françaises n'utilisent plus le Famas depuis des années, seules les unités conventionnelles le font et a Kidal il ne sont que trente, je vois mal trente français vaincre 1200 maliens, ensuite, les renforts venus d'Abidjan qui sont cités dans cet article sont arrivés au Mali ... APRES la défaite malienne. Si ce sont vraiment des munitions de Famas qui ont été retirés de vos blessés, les tireurs ne sont pas français, les hommes du MNLA auraient pu les avoir n'importe ou, la France a parachutée des Famas en Libye et en Syrie ... Ces armes viennent probablement de la. Sachant qu'un hélicoptère de combat français a protégé le convoi de votre premier ministre lors de son départ de Kidal je vois mal pourquoi nos unités auraient combattues contre vous. Bref cette histoire n'est qu'une intox.
Tibi
Tibi 12 ans
Suite aux revelations au grand jour de cette information,il faut clore definitivement cette question d'Accord de Defense.Le Mali doit trouver une alternative au Projet d'Accord Francais.Nous avons des officiers capables de faire une proposition rapide en tenant compte du court,moyen et long terme.Notre defense nationale et notre perspective de developpement reel sont d'egale importance.Il est temps d'impliquer les technocrates dans la croissance de notre pays.Les jeunes politiciens devraient s'interesser a l'aspect de la technologie/developpement.Le developpement du genie militaire avait pour but de creer un centre d'ingenieie pour apprehender comme en Egypte les problemes d'ingenierie qui sous-tendent le developpement de chaque secteur.Par exemple,les routes goudronnees.Derriere le goudron,les normes de construction valables des routes.Les bateaux fluviaux,comment construire des bateaux stables qui ne vont pas chavirer.L'ingenierie des barrages,de nos cimenteries,de nos acieries,etc
Malo
Malo 12 ans
La médiocrité et le délire de la presse malienne qui ne faisait jusqu'ici plus l'ombre d'un doute atteint là son paroxysme !
Makan Keita
Makan Keita 12 ans
S'il y a un grain de vérité dans cette situation, il faut laisser le gouvernement utilisé judicieusement ces infos pour faire plier "l'ami du Mali venu payé ses dettes quand 30 000 combattants tirailleurs soudanais du Mali sont morts pour la libération de la France". Oui nous n'avions aucun complexes devant cet "AMI libéré en partie grâce aux Tirailleurs africain. Il faut poser toutes nos conditions à la France et à ses protégés. S'il y a eu un SECOND TIAROYE, laissons la population en dehors de ça et l'histoire jugeras!. Les premiers dénonciateurs des méfaits de la politique française viennent de la Presse française. Wait and See!
nonalinertie
nonalinertie 12 ans
Preuve ou pas, il n’y a aucun doute dans l’esprit de nous autres maliens actuellement impuissants militairement que : i) la France elle-même déclare soutenir le MNLA : les déclarations de RFI, des officiels français et de SERVAL, leur opposition à GAMOU à ANNEFIS quand le MNLA fuyait, la résurrection du MNLA par SERVAL après sa destruction par le MUJAO, toute la liberté offerte au MNLA à Kidal malgré les assassinats de GHISLAINE et de VERLON, le cantonnement des soldats maliens à Kidal, le refus de secourir le Premier Ministre à Kidal puis ces colonnes de véhicules qui viennent secourir le MNLA alors que la MINUSMA et SERVAL refusent tout appui aérien aux militaires maliens, les communications des soldats maliens brouillées, les intimidations de SERVAL et de MINUSMA aux terroristes qui s’arrêtent comme par magie après Kidal, etc. Etc. ii) le MNLA est en connivence avec le HCUA, MAA, AQMI et autres terroristes algériens. iii) donc c’est la France qui dès le départ est à l’origine de cette rébellion depuis sous ATT en se cachant derrière les djihadistes. Simple logique de mafiosi : on envoie casser la boutique et on revient proposer ses services de protection. Ce qui ne dédouane guère l'armée malienne et son gouvernement fantoche de leur incompétence viscérale. Apparemment cela les a fait réfléchir avec la démission de Boubey remplacé par un officier de l’air. Se rappeler qu’en son temps, c’est l’armée de l’air français appuyée par 4 000 soldats tchadiens et quelques militaires maliens au sol qui ont permis de chasser les djihadistes des collines de l’Adrar…. Il est évident que l’achat de cet avion était inopportun ainsi que ces multiples voyages présidentiels inutiles. On aurait dû acheter des avions de combat qui auraient fait d’une bouchée les colonnes de djihadistes soutenus par SERVAL. A moins que la France ose attaquer des avions maliens ! Par contre, il est évident que le groupe France/FMI/MNLA va utiliser la mal gouvernance d’IBK pour le faire encore plier. Mais la société civile malienne veille au grain, étant donné qu’ATT et Alpha ont déjà tout essayé en vain avec les narcotrafiquants, les djihadistes dits rebelles.
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